Liberté pour Giorgos Kalaitzidis,

Petros Karasarinis, Panagiotis Aspiotis !

«Je suis fier d’être anarchiste. Tous ces derniers jours de notre aventure, j’ai senti de mille manières la grandeur de la solidarité des compagnons. [...] Cette solidarité, les porcs du pouvoir (flics, juges, journalistes) ne la sentiront jamais [...] !»
Giorgos Kalaitzidis

Cellule 62, Bâtiment A,
prison de Koridallos

Six mois sont désormais passés depuis que les prétoriens de l’Etat grec ont arrêté et incarcéré trois compagnons anarchistes (Giorgos Kalaitzidis, Petros Karasarinis, Panagiotis Aspiotis). Tous trois sont accusés —sur la base de la loi “anti” terroriste 187— d’appartenance à une «association subversive» et, entre autres, sont tenus responsables par l’accusation de plus de 200 attaques au cocktail molotov lancées ces dix dernières années à Athènes !

Le 7 juillet 2005, alors que Giorgos, accompagné par Petros, allait jeter dans les poubelles des sachets contenant des morceaux de boucliers de CRS, ils ont été tous deux arrêtés. Le matériel des porcs en uniforme (boucliers, masques à gaz, casque) avaient été expropriés lors d’attaques dans le centre d’Athènes. A leur domicile, les flics ont retrouvé du «matériel intéressant» et les chacals des médias ont hurlé leur joie pour «l’arrestation de terroristes». Quelques jours après, Panagiotis (anarchiste ami des deux premiers) est arrêté à son tour parce propriétaire d’un compte bancaire qui serait utilisé pour l’«association subversive».

Tous trois ont été emprisonnés et dispersés dans trois lagers différents de la mère patrie de la démocratie occidentale (Giorgos à Athènes dans la prison de Koridallos, Petros à Nafplio et Panagiotis dans la ville d’Amfissa).
Petros et Panagiotis nient toutes les accusations, tandis que Giorgos a déclaré que son acte a été accompli comme solidarité avec les compagnons qui ont accompli les attaques contre les escadrons de CRS. L’acharnement des flics et du procureur contre lui est dû à son ferme refus de collaborer et de devenir une balance.

La solidarité avec eux s’est manifestée en différents endroits et de manières diverses par des manifestations, des rassemblements, des distributions de tracts et collages d’affiches, ainsi que des actions directes contre les structures et symboles de l’Etat et du capital.

Le 27 décembre 2005, la commission des serviteurs de la démocratie “anti” terroriste a refusé leur libération, prolongeant pour six autres mois leur incarcération préventive. Depuis le 28 décembre, Panagiotis refuse de manger et de boire, dénonçant les horribles conditions qui règnent dans la prison d’Amfissa et demandant par cet acte extrême son transfert dans la prison de Koridallos afin de pouvoir communiquer avec ses proches et ses avocats. Le lendemain, il a été transféré d’urgence, d’abord à l’hôpital pénitentiaire de Koridallos puis à l’hôpital (civil) de Nicaia à Athènes. Depuis quelques jours, il continue uniquement la grève de la faim tandis que sa santé est en danger.

La solidarité est notre arme !
Liberté pour Giorgos, Petros et Panagiotis !
Liberté pour tous !
Feu aux prisons !

Individualités anarchistes
Athènes centre, Grèce
janvier 2006

• Depuis hier, 10 janvier 2006, Panagiotis Aspiotis a interrompu sa grève de la faim. La commission du ministère de la Justice a en fait entendu ses demandes en autorisant son transfert dans la prison athénienne de Koridallos.
Liberté pour les trois compagnons anarchistes !
Liberté pour tous !

Individualités anarchistes
Athènes centre, Grèce
11 janvier 2006


[Extrait de "Cette Semaine" n°88, mars 2006, p.38]