Tirer sur une ambulance ?


On se souvient que les libertoïdes de Reflex (groupe parisien du réseau No Pasaran) avaient soutenu l’entreprise négriste de dissociation et de balance après Gênes en 2001, par la publication d’un bouquin de Samizdat dénommé Multitudes en marche contre l’Empire. Après leur passage à l’EHESS occupée, ils se sont fendus publiquement d’une “Réponse à France Inter et M. Pierre-Michel Menger” [directeur de recherches dans cette école], ayant été cités la veille par ce crétin sur cette antenne comme responsables des quelques “vols et dégradation”. Cette fois, leur prose suinte non pas la dissociation formelle mais celle, plus insidueuse, de la démarquation publique, c’est-à-dire adressée au Pouvoir, afin d’isoler une partie de celles et ceux avec qui ils ont pourtant partagé une occupation ouverte. A les lire, comment être en quelque chose lié à ces antifascistes responsables qui montrent patte blanche quand on ne le leur demande même pas. Qu’en sera-t-il alors lorsque l’ennemi l’exigera d’eux ?

Extrait (25 mars 2006) :

«Nous ne sommes en rien liés aux vols et aux dégradations commises à l’EHESS. Ces actes peuvent avoir été commis par n’importe qui tant le va-et-vient des ces gens était régulier. Il est trop facile de donner ainsi en pâture à l’opinion publique des noms d’organisations politiques soufflés par une quelconque officine policière. Depuis le début du mouvement étudiant, les médias relayent régulièrement l’idée selon laquelle tous les individus ou organisations radicales sont synonymes de violence, de pillage, permettant ainsi d’occulter le travail et les initiatives de ces même personnes. »


[Extrait de "Cette Semaine" n°90, septembre 2006, p.6]