Pour celles et ceux qui ne sont pas au courant
de ce qui s’est passé... à Gamonal (Burgos)


De la lutte contre le parking et la spéculation urbaine... l’étrange et incroyable histoire d’une avenue nommée Eladio Perlado.

Une ville du nom de Burgos...

Burgos est une petite ville au nord de la Castille, où se déroule l’un des plus intenses processus de spéculation urbaine de toute l’Espagne. Antique “capitale de la croisade” franquiste, sa structure urbaine a changé à pas de géant depuis le milieu des années 70. Ce processus a en grande partie été favorisé par l’implacable activité des grandes entreprises de construction qui dominent la ville, s’intéressant plus à leur profit à court terme qu’aux besoins réels des habitants.

Ce processus spéculatif prend des dimensions d’autant plus spectaculaires qu’il s’agit d’une ville relativement petite plongeant ses racines dans des dynamiques et des attitudes mentales caractéristiques de la période de l’après-franquisme, et d’une vision de cacique de la restructuration de la ville. Cette conception est empreinte d’une hiérarchisation territoriale marquée et d’une volonté constante de mettre les habitants sous la coupe des entités immobilières. Les gestionnaires des administrations locales y participent aussi, ce qui a, en plus d’une occasion, donné lieu à des scandales éclatants, comme celui du “cas du bâtiment”, qui s’est soldé par l’éviction du maire de Burgos d’alors, José Maria Pena et par la mise en détention de l’actuel magnat de l’immobilier et des médias, Miguel Mendez Pozo.

Burgos est connue pour son froid sibérien, pour le caractère parfois bourru de ses habitants, pour ses boudins, pour des guerriers plus légendaires qu’historiques comme le Cid et aussi, puisqu’il faut tout dire, pour l’accident du travail qui, le 13 janvier 2005 a coûté la vie à 10 ouvriers qui travaillaient pour l’entreprise de construction Arranz Acinas, sous-traitante de la Mairie de Burgos.

... et un quartier du nom de Gamonal

Gamonal est l’un des quartiers les plus populaires de Burgos et tire son nom d’une sorte de plante que l’on appelle “gamon”, apparemment abondante dans la zone.

L’ancien village Gamonal del Rio Pico a définitivement été absorbé par la ville de Burgos pour devenir l’un des quartiers qui allaient accueillir l’important exode rural du milieu des années 70. Ainsi, les personnes qui arrivèrent successivement commencèrent à travailler dans les usines situées dans le nouveau pôle industriel à côté. Il a donc fallu créer des logements pour tous ces nouveaux arrivants, et ils ont été construits à toute vitesse et avec d’infimes moyens.

Tout ceci n’a fait qu’accroître le problème de surpopulation qui pèse actuellement sur ce quartier et la ville. Les chiffres parlent d’eux mêmes : la ville de Burgos compte environ 175 000 habitants et 80 000 d’entre eux s’entasseraient à Gamonal dans une structure urbaine chaotique, caractéristique de l’après-franquisme, fruit du processus spéculatif dont nous avons parlé et source de conflits comme celui que nous allons raconter. (1)

Le conflit du parking de l’ Avenue Eladio Perlado

Le parking souterrain que la Mairie de Burgos avait projeté de construire dans l’Avenue Eladio Perlado a dès le début provoqué une forte réaction de rejet dans le quartier de Gamonal, puisque les habitants l’ont perçu comme une agression évidente. Sa localisation était incompatible avec ce type d’avenue débordant de hauts bâtiments, et sous laquelle coulerait une rivière souterraine. Ajoutons à cela qu’un autre des parkings souterrains réalisés par la mairie dans une zone voisine avait provoqué des dégâts dans les immeubles à proximité, qui avaient fini par se fissurer.

Une autre des raisons qui, dès le début, a provoqué l’indignation des habitants de Gamonal, est que la réalisation des travaux a été confiée à l’entreprise de construction Arranz-Acinas qui, comme nous l’avons déjà dit, était mêlée à l’accident du travail qui avait fait 10 morts parmi les ouvriers. Il semble que dans le lieu où les travailleurs se changeaient étaient également entreposés des machines et du matériel inflammable et que cette combinaison s’est avérée mortelle. Cependant, l’entreprise continue de désigner les travailleurs eux-mêmes comme responsables de l’accident.

Dans l’obstination des politiciens locaux à répéter la version de l’entreprise “modèle” (sous contrat avec la mairie elle-même), les gens du quartier ont perçu la collusion se manifestant une fois de plus entre politiciens et constructeurs qui visaient à faire avaler au quartier une nouvelle décision imposée par les caciques...

Une voix anonyme a d’ailleurs eu l’audace de résumer cela par l’habituelle litanie “des faveurs que les politiciens doivent aux entreprises du bâtiment” etc.

Le parking a également été perçu comme une simple affaire de spéculation.

Les habitants d’Eladio Perlado se sont lassés de répéter à la mairie que les parkings voisins étaient à moitié vides et qu’il ne valait donc pas la peine d’en construire un autre, ainsi que de demander pourquoi elle s’obstinait à ne pas vouloir faire marche arrière et qui gouvernait réellement la ville de Burgos, les politiciens qui prétendaient les représenter ou leurs amis spéculateurs ?

Longue a été la liste des questions qui sont restées sans réponses...

Mis à part tout cela, ce qui a probablement déclenché le conflit a été l’attitude de cacique qu’a adoptée la Mairie, tentant d’imposer le parking à ses supposés usagers à tout prix et par tous les moyens. Elle n’a cessé de faire savoir de manière arrogante que sa décision était irrévocable et que toutes les protestations étaient le fait d’ “une poignée d’agitateurs politisés”. Les faits allaient démontrer a posteriori que celles et ceux qui protestaient étaient bien plus que cela.

La mobilisation : contre le parking et contre la spéculation

Les mobilisations contre le parking de l’Avenue Eladio Perlado vont commencer à partir de mars 2005. Pratiquement toutes les semaines, chaque lundi, des manifestations commencent à arpenter l’Avenue, rassemblant de nombreux voisins, non seulement les personnes directement affectées par la construction du parking, mais aussi d’autres habitants du quartier venus soutenir la lutte contre la spéculation. Les médias locaux n’ont pratiquement pas rendu compte de ces mobilisations, ou alors de façon très dépréciative, ce qui a donné un avant-goût de la manière dont ces médias allaient par la suite déformer les faits.

Cette manipulation médiatique s’est de nouveau manifestée en juin 2005, lorsque les habitants ont décidé de faire parvenir leurs plaintes aux oreilles mêmes du maire qui inaugurait un parc à Gamonal, et du président du Conseil de quartier qui, ne représentant que lui même, a dû quitter Gamonal sous escorte policière. Les médias n’ont bien sûr parlé que du côté officiel de la barricade, le côté des politiques qui les gèrent et des entrepreneurs qui sont leurs propriétaires.

La lutte a été rythmée par de nombreuses assemblées de quartier. On peut entre autre citer celle de fin juin 2005, au cours de laquelle un couple d’agents de la Brigade d’Information de la police nationale [les RG] ont été reconnus et invités à quitter la salle aux cris de Dehors! dehors!... S’en est suivie une véritable campagne d’intimidation de la part de la Sous-Délégation gouvernementale, signalant et criminalisant les habitants du quartier “politiquement incorrects et de mauvaise compagnie”.

A la venue de l’été, la mairie avait promis de ne pas commencer les travaux pendant la période estivale, mais personne ni à Eladio Perlado, ni à Gamonal ne se fiait à la parole de ces messieurs, d’autant plus qu’un groupe d’habitants avait déjà été expulsé, plutôt mal, du conseil municipal où avait été approuvée la construction du parking. La rudesse avec laquelle la police reçut les habitants du parc de Virgen Manzano (2) le 11 août, annonçait également, mais à moindre échelle, ce qui allait se passer une semaine plus tard à Eladio Perlado.

Le 18 août

Le 18 août, à l’aube et sans préavis, les travaux ont commencé dans l’avenue Eladio Perlado. Un habitant au sommeil léger a alerté le quartier et immédiatement sont arrivés divers effectifs de la police locale pour escorter les ouvriers venus poser les grilles délimitant le chantier du parking. Une soixantaine d’habitants sont descendus dans la rue avec des sifflets, des sirènes, des casseroles et des porte-voix et ont tenté d’empêcher le début des travaux en se mettant devant les camions.

La police a commencé à charger durement des vieux, des enfants, tabassant tout ce qui passait par là. Ce même matin ont eu lieu les premières arrestations et un nombre indéterminé de personnes est passé par l’hôpital.

L’après-midi, une assemblée de quartier s’est réunie dans la cour d’un collège voisin et la tension était perceptible tout autour. Les grilles avaient été posées et la police locale protégeait le périmètre du futur chantier. Après 30 minutes de cette assemblée très nombreuse où furent exposés les faits de la matinée, il a été décidé de partir en manifestation jusqu’à l’avenue et là, sans y réfléchir à deux fois, les gens ont commencé à secouer les grilles qui sont tombées sous le regard atone des policiers locaux. Après trois minutes de confusion, ceux-ci menaceront de charger, mais se verront dépassés par la situation.

Pourtant, à la tombée de la nuit et avec l’arrivée de renforts, ils commenceront à charger de manière indiscriminée, ce à quoi les habitants répondront en lançant ce qui leur tombe sous la main, non seulement dans la rue, mais aussi des fenêtres d’où tombe une pluie de poêles, de bouteilles, de sacs d’ordures, de patates, d’oranges et même une lunette de WC. L’avenue devient un champ de bataille, la baraque de chantier installée par l’entreprise brûle. Les balles en caoutchouc volent, l’une d’elles touche à moins de 5 mètres un jeune en pleine tête, il perd conscience. Les containers servent à faire une barricade enflammée pour freiner l’avancée des flics (3) qui iront jusqu’à briser les vitres du portail de l’avenue pour y pénétrer comme de véritables troupes d’occupation (même si l’un d’entre eux habite le quartier depuis toujours).

Les travaux dont le début était prévu pour la matinée du 18 août 2005 vont prendre fin cette même nuit. L’action collective de centaines d’habitants a pour résultat qu’au cours des mois suivants, l’emplacement du parking sera revu.

Cette nuit historique dans la ville de Burgos, se soldera par l’arrestation arbitraire de huit personnes qui, outre les vexations et les coups, doivent aujourd’hui faire face à un procès dans lequel la Mairie de Burgos réclame des condamnations hallucinantes.

La manipulation médiatique

“Les moyens de communication sont les armes de la démocratie, comme les pistolets sont celles de la dictature”
dicton anonyme et récurrent

Après les matraques, les balles en caoutchouc et les charges indiscriminées, les spéculateurs et politiciens ont employé une de leurs armes favorites : la manipulation médiatique. Tous les médias locaux se sont largement fait écho de la nouvelle, mais leur version des faits est très différente de ce qui s’est réellement passé le 18 août à Gamonal.

Si les journaux ont commencé par lancer l’hypothèse farfelue de l’arrivée de “membres de la Kalle borroka” venus participer aux affrontements, le maire Juan Carlos Aparicio, revenu à toute vitesse de ses vacances en Turquie, a signalé dans une conférence de presse convoquée en dernière minute que tout était l’œuvre d’un petit groupe de “radicaux anti-système” qui s’étaient coordonnés par internet.

Par ailleurs, quand l’hypothèse de la Kalle Borroka commença à perdre du poids, la Sous-délégation gouvernementale désigna des “groupes anarchistes radicaux et/ou d’extrême-gauche”. Ces différentes versions étaient destinées à occulter l’évidence : que des centaines et des centaines d’habitants avaient participé à la révolte contre le parking et la spéculation urbaine et que les personnes détenues arbitrairement cette nuit là –dont certaines ont dû être hospitalisées plusieurs jours– étaient toutes du quartier.

Dès le lendemain après-midi, le vendredi 19, une nouvelle assemblée a été convoquée pour informer de la situation et le point de vue suivant y était exposé de manière collective et réitérée : il était hors de question de laisser les détenus seuls, on serait à leurs cotés “qu’ils soient du quartier ou pas”. C’est sans aucun doute extrêmement important et courageux à l’heure où ces compagnons doivent affronter leur procès.

De la lutte contre le parking à la solidarité
avec tous les détenus mis en cause

A) la lutte et ses fruits

En janvier 2006, la Mairie de Burgos rendra public le fait qu’elle revient sur la réalisation d’un parking souterrain de l’avenue Eladio Perlado. Ne pouvant s’opposer à l’imposante mobilisation des habitants –rappelons à ce propos que l’un des slogans des manifestations suivantes était “s’ils reviennent les poser, nous les casserons à nouveau”–, la mairie décide de reculer et revoit ses prétentions, non sans avoir auparavant élaboré minutieusement la vengeance particulière esquissée depuis des mois.

B) Acharnement et persécutions de la mairie

Peu après le 18 août, quelques habitants ont commencé à recevoir des convocations de justice surprenantes dans la mesure où aucun d’entre eux n’avait été ni arrêté ni identifié cette nuit là. Ces convocations étaient clairement une tentative de criminaliser et de punir ces habitants considérés par les médias municipaux comme les meneurs. Une dénonciation arrivera même 8 mois après, ce qui s’accompagne de nombreuses autres irrégularités. Toutes les convocations mentionnent les mêmes chefs d’accusations : “trouble à l’ordre public et incitation à détruire des grilles”. Inutile de dire que les habitants les considèrent comme fausses et comme le fruit d’une vengeance municipale a posteriori.

Fin mai 2006, la Mairie rendra public au moyen d’une intense campagne de criminalisation dans les médias locaux, l’accusation à l’encontre des huit voisins détenus arbitrairement la nuit du 18 août. La mairie réclame de 7 à 8 ans de prison pour chacun des accusés en plus de 13 200 euros de dommages et intérêts.

La presse locale a volontairement publié des bouts de l’acte d’accusation. En lisant entre les lignes, on comprend que la Mairie persiste dans son hypothèse initiale et qu’en affirmant qu’ “un groupe d’une vingtaine de jeunes ont démoli les grilles et ont envahi l’avenue Vitoria pour bloquer la circulation...”, elle essaie d’isoler les habitants incarcérés en alimentant le fantasme de “personnes étrangères au quartier”, ou la recette magique de la Kalle borroka et/ou de groupes anti-système qui sert toujours à tout. Pourtant, les choses se compliquent beaucoup plus, quand même les images publiées par la presse locale ne correspondent pas à ce que mentionne l’acte d’accusation, puisque l’on peut y voir parfaitement que celles et ceux qui résistent au début des travaux du parking ne sont pas seulement un “groupe de jeunes” et encore moins “une vingtaine”.

Pleins de rancune du fait que tout un quartier ose défier leur volonté sacrée, les politiciens et les spéculateurs mettent en marche leur vengeance judiciaire. Par le lynchage juridique et médiatique de quelques personnes prises au hasard, ils prétendent donner une leçon au quartier tout entier.

C’est pour cela qu’ils réclament de lourdes peines sous forme d’années de prison ou de sommes d’argent astronomiques. Mais comme on dit, le tir a fait long feu, car les gens de Gamonal ont compris que le procès qui va bientôt commencer prétend non seulement juger une série de personnes concrètes, mais aussi la révolte d’un quartier entier contre la spéculation urbaine et contre les caciques locaux. C’est ce que ces derniers ne pourront jamais tolérer.

De quien es la calle ?
(A qui est la rue ?)

C’est le titre d’un documentaire où l’on trouve les moments les plus significatifs de la lutte contre le parking, y compris des interviews des gens qui ont vécu le conflit à la première personne, ainsi que des contributions musicales comme celle d’un groupe de hip-hop qui a fait la bande sonore pour les images fortes du 18 août.

Parmi les multiples avatars qu’a connu ce documentaire, signalons la volonté constante de censure des médias locaux. Alors qu’il devait être diffusé dans la Casa de Cultura de Gamonal (lieu public qui a accueilli les assemblées), Monsieur Eduardo Francès , à la fois conseiller pour la culture et pour la police, a interdit la projection pour de prétendues raisons de rénovation du bâtiment. Cette manœuvre visant à empêcher la diffusion de ce documentaire a été vaine, puisque le 20 décembre, après un rassemblement de protestation devant cet édifice, les gens sont allés le voir sur une place voisine et la température sous 0° n’a pas diminué d’une once notre chaleur combative.

Signalons encore que le documentaire a été projeté dans d’autres endroits qui subissent des processus spéculatifs similaires comme le quartier de Cabañal à Valence, le “Furat de la Vergogna” à Barcelone, le quartier d’Aluche à Madrid, comme à Alicante, Granda, Zaragoza etc...

La lutte continue inexorablement...
... un projet spéculatif du nom de “Master Plan”


Le conflit et la lutte que nous venons de relater ne sont qu’un début, ou plutôt une étape des luttes à venir dans cette ville. Heureusement (ou malheureusement pour certains), la mobilisation contre la spéculation reste active à Burgos, d’autant plus qu’approche à grands pas un nouveau projet spéculatif que l’on appelle “Master Plan”.

Ce projet, comme d’habitude porté par les grandes entreprises de construction et les principales caisses d’épargne de la ville, met à profit l’une des revendications historiques des habitants de Burgos : la mise en souterrain de la ligne de chemin de fer qui sépare la ville en deux. Cependant, projet ne prévoit pas la mise en souterrain mais une déviation et surtout le remplacement de l’ancienne ligne de chemin de fer par une route à quatre voies qui détruira en outre les nombreux espaces verts de la ville.

Pour finir ...

Nous voulions avec cet article rendre compte du déroulement d’un conflit contre la spéculation urbaine, un conflit de quartier qui restera dans l’histoire de Burgos et qui a démontré que la force de l’union et de l’action collective sont capables de faire face au plus grand des concurrents, quel qu’il soit, quel que soit son nom. Cela restera dans la mémoire collective et cela peut être une référence de poids face aux nouvelles luttes qui s’annoncent, que ce soit à Gamonal, dans d’autres quartiers de Burgos ou n’importe où ailleurs.

Gamonal, juin 2006

Observatoire Métropolitain contre la Spéculation Urbaine
http://www.klinamen.org/noalparking/

Notes

1) Le quartier de Gamonal a vécu d’autres conflits. En 1977, après l’annonce de la mairie d’une augmentation de 5 des anciennes pesetas du prix du ticket de bus, les habitants du quartier se sont mis en colère : ils ont renversé un bus puis y ont mis le feu au milieu de la rue Vitoria, l’une des principales artères de la ville qui traverse le quartier... le temps passe, les luttes continuent.
2) Autre partie de la ville où la construction d’un parking souterrain par la mairie qui n’a pu être empêchée.
3) Au cours des charges de la police, plusieurs armes de service ont été perdues. Suite à une réunion du Conseil de Sécurité Locale ( Mairie, Sous-Délégation du Gouvernement et Officiers de Police), il a été convenu de passer cela sous silence.
4) Le documentaire “De quien es la calle ?” peut être commandé en DVD à l’adresse suivante : apoyoencausados@klinamen.org

[Traduit de l’espagnol. Publié le 8 juin 2006 par Palabras de guerra]


[Extrait de "Cette Semaine" n°90, septembre 2006, pp.22-25]