Nous avons brûlé la cathédrale Castrense

La presse — «Dans la nuit du 6 au 7 septembre 2006, une bombe artisanale a été placée devant la cathédrale Castrense de la commune de Providencia, à l’ouest de Santiago du Chili. L’explosion de l’engin a provoqué un début d’incendie et endom-magé une des portes latérales de l’édifice. C’est dans cette même cathédrale qu’aura lieu aujourd’hui un office religieux en souvenir de l’attentat manqué contre le général Pinochet, perpétré il y a 20 ans par le Front Patriotique Manuel Rodriguez, qui avait causé la mort de 5 de ses gardes-du-corps. Sur place, la police a trouvé des tracts.»

Communiqué n°4

Septembre noir, jeudi 7. 00 : 01 hrs. Santiago

Nous avons répondu aux agressions constantes de l’Eglise et des forces armées, ainsi qu’à celles de l’ordre fasciste par notre violence créatrice. Elle s’est cette fois déchaînée en réduisant en cendres ce temple d’assassins salariés et en soutanes qui font l’erreur de croire que nous sommes toutes et tous soumis à leur terreur sournoise. Il n’en est rien.

Nous sommes à nouveau là, comme ça a été le cas tout au long de l’histoire, élevant nos vies au-dessus de la misère qu’engendre leur domination. Nous sommes là, concrétisant notre rage, réalisant nos rêves de tous vous voir sous terre, bande de scories fascistes. Nous sommes là, bien que les terroristes d’Etat en uniforme (ou policiers) dissimulent nos actions et nos communiqués, comme cela s’est passé lors de la destruction de la Banque du Chili de l’avenue Vitacura au mois de juillet dernier (communiqué n°3). Nous avons réalisé cette action contre l’un des cloaques du capitalisme, en hommage et rappel de la première récupération / expropriation de banque effectuée dans ce pays, qui eut lieu au détriment de la succursale de Mataderos de la Banque du Chili à Santiago, par le révolutionnaire espagnol Buenaventura Durruti et ses compagnons acrates. Nous sommes là.

L’action incendiaire d’aujourd’hui est dirigée contre les militaires et les prêtres, défenseurs de cet ordre bourgeois qui se repaît de la souffrance et de l’humiliation de tout ce qui respire encore la vie sur cette planète. Eux, les curés fascistes, sont responsables de ce que la plupart des gens vivent dans cet enfer terrestre. Ils bénissent lâchement les armes des militaires et policiers qui assassinent celles et ceux qui tentent de se libérer du joug bourgeois. C’est ce qu’ils ont toujours fait, tout au long de l’histoire et dans tous les coins de la planète. Au cours de la dictature militaire, ils donnaient leur bénédiction et justifiaient les viols et les meurtres commis par leurs complices, les forces armées. Et ils continuent aujourd’hui à le faire, en donnant leur approbation à cette dictature policière qui assassine le Peuple Mapuche dans le Sud et tourmente tous les jours les personnes exploitées. Maudits eunuques du capital ; ils haïssent l’humain et justifient les prisons, centres de torture du pouvoir.

Cette fois, nous répondons en brûlant leur église, temple de l’hypocrisie. Bientôt nous ferons de même avec leurs maisons, leurs voitures, leurs entreprises et tout ce qui leur appartient. Notre violence n’aura de cesse tant qu’il restera une once de bourgeois sur la surface de la terre. Votre monde croulera.

Par cette action, nous démontrons une fois encore la vulnérabilité de leurs institutions et des centres qui soutiennent l’actuel système de misère. Nous leur rions au nez et à la face de leurs moyens de contrôle et de surveillance. Ils ne nous font et ne nous feront jamais peur.

Encore un message pour le corps des pompiers de la ville : cette nuit, ils n’ont pas tardé à venir éteindre le feu dans l’un des temples de leurs amis, une rapidité que ne connaissent pas les habitants des quartiers pauvres lorsqu’ils en ont besoin. Nous ferons quelque chose. Tous ceux qui collaborent et protègent les symboles et institutions de cette dictature capitaliste sentiront le souffle de notre destruction créatrice. Quant à tous ceux qui nous soutiennent, ils nous reconnaîtront à travers nos actions.

Ils ne pourront jamais annihiler la révolte sociale.

A 33 ANS DU COUP D’ETAT FASCISTE !!! VENGEANCE !!!

Liberté pour LES PRISONNIERS !!!

A BAS LES MURS DES PRISONS, DES ECOLES ET DES USINES !!!

Fuerzas Autónomas y Destructivas León Czolgosz -Grupo Septiembre Negro-


[Traduit de l’espagnol. Publié sur www.hommodolars.cl]

[Extrait de "Cette Semaine" n°91, décembre 2006, p.36]