Extrait d’un texte de solidarité avec les compagnons qui a circulé le 16 octobre 2006 à Santiago du Chili


L’Etat dispose maintenant d’un maudit expert en répression qui a de l’expérience en la matière. Nous faisons référence à Belisario Velasco, qui porte la marque du terroriste d’Etat. Ce misérable a été l’un des cerveaux de la Oficina sous le gouvernement du démocrate putschiste Patricio Alwin, avec ses amis Krauss et Schilling qui, au cours de ces mêmes années, ont mené la répression contre les organisations révolutionnaires à grands coups d’arrestations, de tortures, de prisons de haute sécurité et de lâches exécutions sommaires, comme celle du militant Marco Ariel Antonioletti, délivré de prison par un commando Lautaro, mais assassiné d’une balle dans la tête par la police. Dans le même ordre d’idées, il y aussi le massacre brutal de Apoquindo.

Aujourd’hui, fort de son curriculum et au poste-clef de ministre de l’intérieur de la présidente Bachelet (keuf social-démocrate), il peaufine ses armes contre celles et ceux qui luttent. Sa doctrine constiste à “prévenir les délits avant qu’ils n’aient lieu” (!) et il peut compter sur la bénédiction du parti “communiste” qui a appelé les bons citoyens à défendre les manifestations pacifiques contre le lumpen des incontrôlés. Et en bon bourgeois qu’il est, le gouvernement doit le faire, doit réprimer, puisqu’il a vu cette année se développer les grèves et les mobilisations des exploitéEs, des sans-logement, des travailleurs précarisés, des mapuche et de l’ensemble du prolétariat qui, divisé dans ses luttes par les directions syndicales et pro-patronales, doit en outre endurer les attaques de l’Etat.

Nous devons ainsi affronter les montages policiers et la persécution, de même que la campagne calomnieuse de la presse, auxiliaire zélée des plans d’oppression de nos ennemis de classe. Ils nous condamnent pour violence subversive, comme si les armes employées systématiquement par l’Etat contre les opprimés n’étaient pas violentes (prisons, assassinats, balances, exploitation salariée, misère et maladie) !

Quelques incontrôlés

[Extrait d’un texte de solidarité avec les compagnons qui a circulé le 16 octobre 2006 à Santiago du Chili]

[Extrait de "Cette Semaine" n°91, décembre 2006, p.35]