Permanence de la révolte


30 avril, Guéret : la permanence de l’UMP de Guéret, située en face de la Préfecture de la Creuse, est incendiée. L’entrée est calcinée et les vitrines ont explosé.

23 avril, Montréal : le local de l’UMP situé 1587 rue de Horne dans le quartier d’Outremont fait l’objet d’une tentative d’incendie et de sabotage de l’arrivée de gaz.

21 avril, Rennes : la vitrine d’une permanence UMP est brisée et des vols constatés.

20 avril, Paris : la vitrine de la permanence de la conseillère UMP de Paris Roxane Decorte, rue Letort (18e) est brisée.

17 avril, Limoges : les vitrines des permanences de deux candidats UMP aux législatives à Limoges (Sarah Gentil et Alain Marsaud) ont été brisées par des jets de pavés. Dans ce département de Haute-Vienne, ce genre d’actes se sont multipliés depuis quelques semaines.

12 avril, Rouen : au cours d’une manifestation “contre les violences policières”, des dizaines de jeunes, masqués pour la plupart, se sont attaqués à la vitrine d’une permanence UMP qui a volé en éclat. Des poubelles incendiées ont été lancées à l’intérieur sans que les flammes ne parviennent à se propager.

11 avril, Castres : tentative de défoncer de la vitrine du local des élus UMP de la 3e circonscription du Tarn.

8 avril, Quimper : la vitre et la porte d’une permanence de campagne de l’UMP ont été détruites par des jets de pierres (dont une de cinq kilos).

7 avril, Paris : une vitre de la permanence de Patrick Trémège, candidat UMP aux législatives dans le 13e arrondissement, est endommagée. Cette permanence a déjà été dégradée à trois reprises.

1er avril, Reims : la permanence électorale du ministre des PME et candidat déclaré à la mairie de Reims en 2008, Renaud Dutreil, subit des dégradations.

31 mars, Avignon : le local de campagne de la candidate PS aux législatives, Michèle Fournier-Armand, est détruit par les flammes. Les policiers ont presque immédiatement procédé à deux arrestations : G. (20 ans) et D. (29 ans). D’après la presse locale, lors de la garde à vue ils ont reconnu les faits (avoir brisé avec des barres de fer les vitrines puis avoir jeté trois cocktails molotov à l’intérieur) et auraient indiqué ne faire partie d’aucun parti politique mais que «c’est au nom de leurs convictions» et «contre la représentation politique en général» qu’ils ont agi. Tous deux sont incarcérés au Pontet.

28 mars, Villeurbanne : tentative d’incendie de la permanence de l’UMP, rue Racine. Sur place, la police a découvert la boîte aux lettres des locaux partiellement brûlée. Sur le goudron, également brûlé, une bouteille en plastique. Les policiers de l’identité judiciaire ont retrouvé, dans cette bouteille, un mélange d’acide et d’alumine, qui provoque une très grosse chaleur et une détonation. Ce n’est pas la première fois que cette permanence fait l’objet d’attaques. Il y a quelques semaines, un parpaing avait fait voler sa vitrine en éclat et récemment des graffitis avaient été retrouvés sur les murs. La permanence du parti socialiste de Villeurbanne, située non loin, avait également connu quelques dégradations.

27 mars, Nogent-sur-Marne : un incendie criminel ravage la permanence de l’UMP de Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Le sinistre s’est déclaré peu après 03H00 et a été maîtrisé une heure plus tard par les pompiers. L’ensemble du matériel de campagne, ainsi que les ordinateurs, les fichiers, ont été détruits.

26 mars, Plessis-Robinson : le siège départemental du PS des Hauts-de-Seine, situé au Plessis-Robinson est ravagé par un incendie criminel, vers 04H00. Le laboratoire de la police a trouvé des traces d’hydrocarbures dans la boîte aux lettres qui aurait mis le feu à l’ensemble du local. La permanence du PS est située dans un pavillon de 150 à 200 m2 sur deux étages. “Le rez-de-chaussée, où se trouvaient les tracts, les papiers de la fédération, a été entièrement ravagé. Le plafond s’est en partie effondré. Nous n’avons pas pu accéder à l’étage, très fragilisé, où se trouvaient les ordinateurs et la machine de reprographie, nous ne connaissons pas les dommages mais il y a de gros dégâts” selon un militant.

5 mars, Lyon-Villeurbanne : les locaux d’Anne-Marie Comparini, députée UDF du Rhône, sont caillassés. Deux gros pavés ont été descellés de la rue des Anges, toute proche, avant d’être projetés dans la vitrine de la permanence située montée de Choulans (5e). Même modus operandi, à Villeurbanne, la semaine dernière, à l’encontre des locaux des sections locales de l’UMP et du PS. Des pierres, lancées dans chacune des vitrines des deux permanences situées à quelques mètres l’une de l’autre, ont occasionné les mêmes dégâts.

24 février, Chartres : la permanence électorale de Laure de la Raudière, candidate de l’UMP aux élections législatives dans la 3e circonscription d’Eure-et-Loir, située dans la rue principale de la commune de Lucé, a été la cible de cinq jets de pierres.

23 février, Lyon : deux grosses pierres sont précipitées dans la vitrine du local du sénateur-maire PS, Gérard Collomb, rue Duguesclin (3e).

20 février, Paris : trois nouvelles permanences de l’UMP situées dans les 12e et 16e ont été vandalisées ces derniers jours, ce qui porte à 15 le nombre de locaux de partis détériorés depuis le 23 janvier dans la capitale (huit UMP, deux PS, une Verts et une PCF).

12 février, Paris : au moins trois permanences de l’UMP et une du PCF ont été vandalisées. Les permanences UMP sont celles de Claude-Annick Tissot dans le 11e, Brigitte Kuster dans le 17e et Lynda Asmani dans le 10e. Celle du PCF dans le 9e a aussi été touchée.

7 février, Paris : la porte d’entrée et les vitres du siège des Verts à Paris, rue du faubourg-Saint-Martin (10e), sont endommagées par trois pavés. Une inscription à la peinture noire «A voté» est trouvée sur place.

5 février, Paris : deux permanences du PS sont visées : rue Charlot (3e) où deux vitres et la porte vitrée sont détériorées, un tag à la peinture noire proclamant «Un pavé dans l’urne», et rue Saint-Jacques (5e), permanence de Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris, où quatre vitres sont étoilées par des coups avec l’inscription «A voté» à la peinture noire.

4 février, Paris : une permanence de l’UMP attaquée dans le 13e, rue Château-des-Rentiers. Un inconnu trace au stylo sur le mur du local «ADN, alerte aux perdreaux, z’ont volé le vélo du fils de Sarko».

1er février, Paris : la vitrine de la permanence de Lynda Asmani, candidate UMP aux législatives, située rue Saint-Maur (10e), vole en éclats après le jet d’une grille en fonte.

30 janvier, Paris : , la permanence de Jean-Pierre Bechter, conseiller UMP de Paris, située boulevard de Reuilly (12e) voit sa porte brisée par des inconnus qui laissent une inscription sur la devanture «Sarko facho, justice pour tous».

29 janvier, Paris : la permanence de Jean Tiberi, député UMP du 5e et ancien maire de Paris, est visée par un ou des individus qui inscrivent à la bombe de peinture «Ici dictature».

23 janvier, Paris : quatre personnes déposent trois sacs poubelle devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, 18 rue d’Enghien (Xe), l’un d’eux urinant sur la façade du bâtiment avant de quitter les lieux.


[Extrait de "Cette Semaine" n°92, mai 2007, p.7]