Grèce :

Occupation de la faculté de Théologie à Thessalonique

Aujourd’hui 17 janvier, nous, anarchistes, anti-autoritaires et camarades solidaires, avons occupé la faculté de Théologie de l’université de Thessalonique en signe de solidarité avec les prisonniers en grève de la faim T. Santorozni (depuis le 29 novembre) et G. Kyriakopoulos (depuis le 15 décembre). L’occupation sera un centre de contre-information et d’action, ayant pour but la libération immédiate des trois compagnons en détention préventive suite aux affrontements lors de la manifestation du Forum Social Européen le 6 mai à Athènes.

Ce jour-là, des centaines d’anarchistes, anti-autoritaires et jeunes insoumis se sont affrontés pendant des heures avec la police et ont attaqué banques, ambassades et magasins de luxe. Le 6 mai fut une affirmation du droit à la contre-violence sociale et de la rupture en actes avec les logiques de conciliation avec l’Etat et les patrons promues par la gauche du système. Il y eut 17 arrestations, trois des arrêtés sont toujours en détention préventive (T. Santorozni, G. Kyriakopoulos et K. Katsadouros), avec comme seules preuves contre eux des dépositions mensongères de flics.

En ce moment, la grève de la faim en est à un niveau critique. T. Santorozni entame sa cinquantième journée de grève de la faim, son état de santé est problématique, il risque des séquelles irréversibles, si ce n’est pas déjà le cas. G. Kyriakopouos se trouve dans une situation identique, vu qu’il a commencé la grève en ayant déjà une rupture des reins et de la rate.

La lutte pour la libération des trois du 6 mai se déroule à un moment où les Etats, à un niveau mondial, modernisent continuellement leur arsenal juridique et répressif, décrètent des lois de terreur, sèment la peur et élargissent le contrôle social. Ainsi, l’Etat grec procède à son tour à des mouvements similaires concernant la répression ou la dissuasion des résistances sociales. C’est exactement pour cette raison que la lutte des grévistes de la faim concerne toutes les personnes qui s’inscrivent dans la libération sociale et individuelle.

Nous ne comptons pas négocier la santé et la vie des grévistes de la faim !

Nous exigeons leur libération immédiate !

Assemblée ouverte tous les jours à 17h

Occupation de solidarité de la Faculté de Théologie

[Extrait de "Cette Semaine" n°92, mai 2007, p.25]