Grèce :

La solidarité avec les compagnons du 6 mai


2 novembre, Athènes. Manif de solidarité en motos vers la prison de Korydallos. Sur place des slogans sont gueulés, peu après la manif quitte de nouveau les lieux, toujours en gueulant.

15 décembre, Athènes. Nouvelle manif de solidarité motorisée vers la prison de Korydallos.

16 décembre, Nafplio. Rassemblement de solidarité avec tous les “combattants emprisonnés”.

23 décembre, Athènes. Manif de solidarité de quelques 500 personnes. Présence policière massive.

27 décembre, Athènes. Occupation de la radio Flash par une cinquantaine de compagnons/es. Lecture de textes. Deux arrestations à la sortie, mais les gens sont vite relâchés.

28 décembre, Thessalonique. Un groupe de femmes prend en otage le petit Jésus qui se trouvait dans la crèche sur la place Aristotelous. La rançon exigée n’est rien de moins que la libération des trois prisonniers du 6 mai. Dans le cas contraire, le divin enfant subira une punition exemplaire pour laquelle seront pris en compte les 2000 ans d’illusions et de soumission dont nous a gratifié le christianisme.

29 décembre, Volos. Occupation de la radio communale pendant quarante minutes. Lecture de textes de solidarité et de lettres des deux grévistes de la faim, ainsi qu’appel à la manifestation du 31.

31 décembre, Volos. Manifestation de solidarité d’une 60aine de personnes.

31 décembre, Athènes. Nouvelle manif de solidarité motorisée vers la prison de Korydallos. Des fusées et pétards sont tirés contre le bureau de la police à l’extérieur. À son retour, elle est attaquée par les flics, il y a quelques interpellations.

31 décembre/1er janvier, Athènes. Lors de la célébration officielle du nouvel an de la ville d’Athènes, au moment où tous les regards sont tournés vers le ciel pour voir les feux d’artifices, une banderole flottante portant les inscriptions “ Liberté pour les prisonniers du 6 mai ” et “ Liberté pour les grévistes de la faim ” est lâchée sous les yeux quelque peu irrités des invités officiels.

9 janvier, Athènes. Occupation de la radio Rythmos, lecture de textes de solidarité et de lettres des prisonniers. Parallèlement, petite manif-diffusion de tracts dans un quartier pas loin. Les compagnons/es à la radio se font encercler par les flics. Plus tard les flics ouvrent le passage aux gens, qui partent groupés en scandant des slogans.

12 janvier, Thessalonique. Pendant environ 20 minutes une cinquantaine de personnes occupent la station radio ERT3. Des textes des deux grévistes de la faim, Tarassio Zadorozni et Giorgos Kyriakopoulos sont lus à l’antenne.

12 janvier, Patras. Rassemblement de solidarité avec les trois du 6 mai.

12 janvier, Athènes. Manifestation de solidarité avec les prisonniers du 6 mai par quelques 800 à 1000 personnes. Les flics tentent d’interdire la manif, mais les gens prennent quand même la rue. L’ambiance est tendue, mais il n’y a pas d’arrestations.

13 janvier, Thessalonique. Manif de solidarité de quelques centaines de personnes. Sur le trajet, cinq banques subissent de gros dégâts matériels et quelques caméras de surveillance sont détruites. La presse parle de 12 flics blessés qui ont été transportés à l’hôpital miliaire. Les incidents se terminent un peu après minuit.

13 janvier, Athènes. Manifestation de solidarité motorisée vers l’hôpital de Nikea, où se trouvent les deux grévistes. De nouveau le cortège est attaqué par une brigade spéciale motorisée des flics et par des flics anti-émeute (MAT) sur le chemin de retour. Il y a 42 interpellations. Le soir même, l’École Polytechnique est occupée pour créer un lieu permanent de contre-information, de solidarité et de convergence de la lutte pour les trois du 6 mai.

15 janvier, Volos. Occupation des bâtiments du journal Thessalia en solidarité avec les détenus.

16 janvier, Crète. Des anarchistes occupent deux bâtiments de la police à Heraklion pendant quelques heures, en solidarité avec les prisonniers.

17 janvier, Thessalonique. Des banques et des commerces sont incendiés pendant une manifestation des étudiants. Occupation de la faculté de Théologie.

17 janvier, Athènes. Pendant une manifestation des étudiants, des groupes anarchistes et autonomes attaquent des banques, incendient des voitures diplomatiques et policières et cassent plusieurs caméras CCTV. Des affrontements ont lieu dans les environs de l’École Polytechnique occupée.

18 janvier, Patras. Occupation d’une radio à Patras, lecture de textes de solidarité.

18 janvier. Christodoulos, Savvas, et Vassilis Xiros (trois frères en taule pour appartenance présumée à l’organisation armée Novembre 17), Giannis Dimitrakis (anarchiste arrêté en janvier 2006 pour des braquages de banques) et Nikos Koundardas (inculpé pour avoir participé au tabassage du secrétaire général du principal syndicat grec GSEE) entament une grève de plateaux en solidarité avec les trois anarchistes grévistes.

18 janvier, Athènes. Des groupes anarchistes attaquent des banques et des bâtiments du gouvernement dans les environs de l’École Polytechnique occupée. Il y a des affrontements avec les MAT. Selon les estimations de la police, au moins 100 cocktails molotov ont été jetés.

19 janvier, Athènes. Des anarchistes occupent le bâtiment de l’Union des Avocats en solidarité avec les compagnons incarcérés.

19 janvier, Thessalonique. Par intervalles de dix minutes des compagnons qui occupent la faculté de théologie coupent la circulation du boulevard devant le bâtiment, une des artères principales de la ville. Lors de ces interventions, des tracts sont distribués et des slogans peints sur les bus arrêtés.

20 janvier, Athènes. Quelques 200 personnes se rassemblent devant l’hôpital de Nikaia pour soutenir les grévistes. Par ailleurs, des étudiants et étudiantes de différentes facultés universitaires et hautes écoles (TEI) occupent la radio Flash 96 FM. Après 10 minutes on leur coupe l’accès aux ondes. Les occupants sont évacués, mais il n’y a pas d’arrestations.

20 janvier, Chania. Des banderoles de solidarité avec les deux grévistes sont hissées sur deux bâtiments universitaires occupés ainsi que au-dessus du port de ville.

21 janvier, Patras. Lors de la cérémonie d’ouverture du carnaval de Patras sur une place de la ville, une banderole est accrochée à un immeuble juste à côté de la scène officielle.

22 janvier, Chalkida. Lecture de textes en solidarité avec les grévistes sur la radio rock locale.

22 janvier, Thessalonique. De la faculté de théologie occupée, une soixantaine de personnes part en manifestation cernée par environ soixante-dix flics anti-émeute.

23 janvier, Patras. Manifestation de solidarité avec les trois. Elle rassemble une petite centaine de personnes.

23 janvier, Naxos. Action de contre-information sur la plage du principale village de l’île.

23 janvier, Athènes. Sabotages massifs de distributeurs de billets.

24 janvier, Larissa. Rassemblement de solidarité avec les trois prisonniers du 6 mai. Des textes sont lus par une sono et des slogans sont scandés.

25 janvier, Kavala. Deux bureaux de la Nea Demokratia (parti de centre droite au gouvernement) sont attaqués avec des cocktails molotov. L’action est revendiquée : « À l’aube du jeudi 25 /01 des attaques incendiaires symboliques sont réalisées à Kavala contre deux bureaux de la N.D. Nous voulons ainsi montrer notre solidarité avec les trois prisonniers des événements du 6 mai 2006, dont deux se trouvent en grève de la faim (Zantorozni depuis le 29 novembre et Kyriakopoulos depuis le 15 /12). Tant que l’État conduira des jeunes êtres humains à la mort, notre vengeance se matérialisera. LIBERTÉ POUR TOUS CEUX QUI SONT EN CELLULE. RAGE ET CONSCIENCE »

26 janvier, Patras. Manifestation de solidarité avec les trois à laquelle participe une bonne centaine de personnes. Sur le trajet des murs sont tagués, des pétards jetés.

27 janvier, Ionnina. Un rassemblement suivi d’une manifestation regroupant une centaine de personnes a lieu. Sur le trajet, des slogans sont peints sur les murs de la ville et un des bureaux de la Nea Demokratia est attaqué avec des dizaines de bombes de peinture rouge et des jets d’œufs. Quand la manif arrive au point de se dissoudre, des MAT apparaissent et exigent qu’on leur livre les personnes que ont tagué sur le trajet. Les compagnons forment des chaînes et continuent la manifestation en restant groupés jusqu’à ce que les flics abandonnent.

27 janvier, Agrino. Rassemblement de solidarité avec les trois. Distribution de tracts et lecture de textes.

27 janvier, Irakleio. Occupation d’une radio locale. Pendant une demi-heure des lettres des prisonniers, des textes de solidarité et des textes contre la répression et les médias de masse sont lus à l’antenne.

27 janvier, Thessalonique. Manifestation de solidarité avec les trois inculpés, regroupant deux centaines de personnes. En plus des compagnons anarchistes, des étudiants de différentes facultés occupées étaient présents avec des banderoles.

23 janvier, Kefalonia. Rassemblement de solidarité avec les trois inculpés du 6 mai dans la rue commerçante de la capitale de l’île. Lectures et diffusion de textes.

29 janvier, Athènes. Un rassemblement de solidarité avec les 3 inculpés a lieu dans la principale rue commerçante de la ville. Des tracts sont distribués aux passants et des slogans sont scandés.

5 février, Athènes. Manifestation qui sort de l’Ecole Polytechnique occupée depuis 24 jours, et bloque les rues.

Les actions citées ici sont loin d’être les seules qui ont lieu. Il y a des rassemblements de solidarité dans de nombreuses villes, des milliers d’affiches sont collées, des tags apparaissent un peu partout… Des dizaines de banques, bâtiments officiels, magasins,... ont été attaqués, cassés, incendiés,... D’ailleurs cette chronologie ne prend en compte que les actions qui ont eu lieu à partir de début novembre, il y avait déjà eu des mobilisations les mois qui suivirent les arrestations. Parallèlement, toute une série d’assemblées d’occupations de facultés, en plus des associations et organisations gauchistes et autres, publient des déclarations de solidarité exigeant la libération immédiate des 3 compagnons.

[Extrait de "Cette Semaine" n°92, mai 2007, pp.22-24]