Brèves du désordre uruguayennes


14 mai, Montevideo : après l’attaque au molotov du 16 avril contre le Círculo Policial [Cercle policier], ce sont cette fois des pierres qui ont fait éclater cinq de ses vitres de tous côtés.

8-9 juin, Santiago Vázquez & Melo : des mutineries éclatent dans ces deux prisons. Dans la première, seule l’intervention des forces de police a pu réduire les mutins, dont ceux du módulo 3, montés sur les toits, qui les ont accueillies en balançant de nombreux objets. La police a répliqué par des coups de feu. Il n’y a officiellement pas de blessés (!). Comme mesure de rétorsion, les parloirs ont été suspendus. Dans la prison de Melo, situé à Cerro Largo, les mutins ont réussi à faire plusieurs blessés, dont le directeur, Mario Silveira. Les révoltes ont continué les jours suivants dans d’autres prisons : au COMAR (mineurs), elles ont aussi donné lieu à des tentatives d’évasion, tandis qu’à Salto, un prisonnier réussissait à se faire la belle.

14 juin, Montevideo : la résidence de l’ambassadeur du Mexique en Uruguay se prend de la peinture rouge en solidarité avec les insurgés de Oaxaca.

17 juin, Montevideo : la porte de l’ambassade de France se mange un molotov. Plus loin, un tag précisait «Vive les révoltes en France !». «Cette action a été réalisée en solidarité avec les rebelles incarcérés pour avoir protesté contre le cirque électoral, avec tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre aux révoltes. Nous ne demandons pas de permission, nous nous réapproprions avec orgueil leur lutte, notre lutte, parce que nous ne pouvons que nous reconnaître dans chaque geste, chaque action contre ce système de mort. Le désir de liberté nous unit, Nous sommes une force vitale en mouvement. La révolte est contagieuse !».

20 juin, Montevideo : deux molotovs sont lancés contre le Lycée Militaire du quartier du Prado, et explosent près d’une conduite de gaz, produisant de nombreux dégâts.

[Extrait de "Cette Semaine" n°93, août 2007, p. 32]