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Lorgues (Var) : 5 ans de prison pour tentative d’incendie de la gendarmerie
(Le 27 février 2008)

Incendies de lorgues : les violences se poursuivent au tribunal

Des incidents violents ont marqué hier le procès devant le tribunal correctionnel de Draguignan des quatre jeunes gens impliqués dans la tentative d’incendie de la brigade de gendarmerie de Lorgues, la nuit du 25 au 26 janvier dernier.

Le tribunal venait de prononcer des sanctions allant jusqu’à cinq ans de prison ferme, quand certains proches des quatre condamnés ont voulu s’approcher du box. Les services de police et de gendarmerie ont alors eu le plus grand mal à faire sortir les quatre jeunes gens et des coups ont commencé à être échangés dans le box, finissant presque en bagarre générale entre les condamnés et l’escorte.

Le calme n’est revenu qu’au bout de plusieurs minutes, après que les proches ont quitté la salle d’audience à la demande pressante des avocats de la défense. Ces violences pourraient donner lieu à de nouvelles procédures contre les jeunes Lorguais.

Le malvoyant faisait le guet

Comme il l’avait fait lors de sa première comparution, Luc Edouard, 21 ans et déjà quatorze condamnations au casier judiciaire, a voulu endosser la responsabilité de l’intégralité des faits de cette nuit-là. A savoir le siphonnage d’essence dans le réservoir d’une moto, suivi de l’incendie de ce véhicule, et de la confection de trois cocktails molotov, qui ont ensuite été lancés dans la cour de la brigade de gendarmerie, touchant les voitures de deux gendarmes.

Son frère Sébastien, 18 ans et casier vierge, était poursuivi pour complicité, après avoir reconnu qu’il avait participé à la confection des bouteilles incendiaires et qu’il avait fait le guet.

Complice également, Farouck Blocquel, un cuisinier de 19 ans, a reconnu avoir conduit les deux frères à la gendarmerie dans sa voiture. La complicité visant Miloud Taoualit, 24 ans, semblait plus anecdotique. On lui reprochait en effet d’avoir fait le guet ? alors qu’il est malvoyant, à la suite d’un handicap congénital.

Indemnisés par leurs assurances, les deux gendarmes ont obtenu l’euro symbolique en partie civile, après avoir fait observer que cinq familles résidaient dans la brigade, cible de cette tentative d’incendie. Le propriétaire de la moto détruite a obtenu pour sa part 3 000 e.

« Il décide de mettre la commune à feu »

Le tribunal a suivi d’assez près les demandes du procureur, Jean-Jacques Gauthier, dans un réquisitoire particulièrement musclé contre Luc Edouard, « à qui il a manqué des beignes dans son enfance, et qui décide de mettre la commune de Lorgues à feu ». Soulignant que son état de récidiviste lui faisait encourir vingt ans de prison, il a requis sept ans ferme.

Pour la défense du jeune homme, qui doit encore comparaître le 29 avril prochain pour une autre série de délits à Lorgues, Me William Galliot a voulu relativiser l’importance de ce dossier. « C’est un phénomène d’entraînement au sein d’un petit groupe sous l’influence de l’alcool, a-t-il conclu, en demandant une sanction qui ait du sens et pas qui fasse sensation. »

Prison ferme pour les quatre

Les plaidoiries de Mes Véronique Pigeon-Pereira, Alexandra Granier et Isabelle Bracco allaient dans le même sens, pour engager le tribunal à ne pas « faire d’exemple » en tenant compte du fait que deux de ces jeunes étaient inconnus de la justice.

Luc Edouard a été condamné à cinq ans de prison ferme, son frère Sébastien et Farouck Blocquel à quatre ans dont deux avec sursis, et Miloud Taoualit à quatre ans dont trois avec sursis. Le tribunal a ordonné le maintien en détention des quatre.

Var Matin, mercredi 27 février 2008

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Quatre jeunes écroués pour les incendies de Lorgues

Sur les quatorze jeunes gens interpellés par les gendarmes à Lorgues après la nuit incendiaire de lundi dernier, quatre ont été déférés hier au parquet de Draguignan.

Ils ont comparu en début de soirée devant le tribunal correctionnel, qui leur a accordé un délai pour préparer leur défense.

L’affaire sera donc jugée sur le fond à l’audience du 26 février prochain.

Dans le box, Luc Edouard, 21 ans, a revendiqué sa qualité de meneur, « tout le monde me kiffe », s’attribuant la responsabilité exclusive d’avoir jeté des cocktails molotov dans la cour de la gendarmerie de Lorgues.

« Les trois autres n’ont rien à y voir. »

A ses côtés, son frère Sébastien, 18 ans, est soupçonné d’avoir agi avec son aîné dans l’incendie de deux voitures. La complicité est par ailleurs reprochée à Miloud Taoualit, 24 ans, et Farouk Bloquel, 19 ans, qui a emmené les trois autres dans sa voiture lors de cette équipée.

Tous auraient grosso modo reconnu les faits.

Un meneur et trois complices

S’agissant d’un éventuel placement en détention provisoire, le cas de Luc Edouard ne laissait guère d’illusions à son avocat Me William Galliot. Avec déjà quatorze condamnations au casier judiciaire, le jeune homme était en plus sous le coup d’une peine de quinze mois de prison à purger.

Aux intérêts de Sébastien Edouard et Miloud Taoualit, Mes Véronique Pigeon-Pereira et Isabelle Bracco ont fait valoir qu’ils avaient un casier vierge, le premier ayant un travail de paysagiste et le second un statut d’adulte handicapé. Me Alexandra Granier a enfin souligné que Farouk Bloquel avait également un emploi de cuisinier, un logement et des garanties familiales.

Le tribunal a cependant décidé de les placer tous les quatre en détention, comme l’y a engagé le procureur Pierre Gagnoud, soucieux d’éviter « tout risque de pression sur les témoins, voire de représailles sur les victimes ».

« Il faut que le feu cesse sur Lorgues, a-t-il lancé, en évoquant le choc de la population lorguaise devant ces mini-émeutes urbaines. Il faut aussi envoyer un signe fort à ceux qui, parmi les quatorze interpellés, ne sont pas dans le box parce que les éléments matériels manquaient contre eux. »

Dans cette affaire qui a causé un gros émoi à Lorgues, Luc Edouard encourt dix ans de prison.

Var Matin, samedi 02 février 2008

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Lorgues : quinze jeunes arrêtés après une semaine de violences nocturnes

Après une semaine d’incivilités puis de délits de plus en plus inquiétants, se multipliant sur un rythme inusité dans le centre de Lorgues, la gendarmerie du Var a frappé un grand coup dans la nuit de mardi à hier pour rétablir l’ordre public.

Une quinzaine d’interpellations a été opérée parmi la jeunesse turbulente du village. On saura à l’issue des gardes à vue combien de personnes seront déférées devant le parquet de Draguignan, saisi de faits allant des dégradations volontaires par incendie, au vol et à la détention d’arme.

Ces derniers jours dans le village, le sentiment d’insécurité était monté d’un cran, en raison d’exactions que l’on attribue à une vingtaine de jeunes trublions, stimulés par deux meneurs.

Pour traduire leur lassitude, mais aussi leur volonté de ne pas baisser les bras, les commerçants et habitants qui le souhaitent manifesteront samedi prochain à partir de 9 heures dans le centre du village.

Une arme saisie

Les menaces avec arme exercées vendredi soir sur un commerçant victime d’un vol à l’étalage (lire ci-dessous), puis l’incendie de plusieurs voitures sur une place du village, dans la nuit de lundi à mardi, et le jet de projectiles incendiaires contre deux commerces, ont provoqué une réunion de crise lundi dernier. Réunion à l’initiative du maire, à laquelle participaient le sous-préfet et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Draguignan (lire par ailleurs).

L’opération coup-de-poing de est le fruit de cette réunion d’urgence. La plupart des exactions étant commises de nuit, soixante gendarmes ont été déployés mardi soir à Lorgues, venant des compagnies de Draguignan, Brignoles et Gassin/Saint-Tropez.

Ils ont arrêté une quinzaine de jeunes gens, parmi lesquels des « cibles » désignées, ainsi qu’une personne recherchée dans le cadre d’une information judiciaire pour des faits de viol. Tous ont été placés en garde à vue. Une arme a été saisie, et ce ne serait pas un jouet.

Var Matin, jeudi 31 janvier 2008

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