Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Quimper : Le directeur de l’hôpital de Carhaix séquestré
(Le 5 juin 2008)

Le directeur de l’hôpital de Carhaix séquestré

Après un rassemblement bon enfant, la tension est brusquement montée hier, à Carhaix, quand les défenseurs de l’hôpital ont investi le bureau du directeur. Il n’y a pas eu d’incident.

Mercredi vers 16 h 15, alors que s’achevait un rassemblement destiné à préparer les actions que vont mener les défenseurs de l’hôpital de Carhaix ce jeudi et vendredi, une quarantaine de manifestants ont envahi, sans violence ni dégradation, le bureau du directeur, François-Louis Berthou. Il a été libéré par les gendarmes de la compagnie de Châteaulin un peu plus de deux heures après. La sortie du directeur s’est faite sous les huées. Même s’il s’en défend, ce dernier est en effet accusé de ne pas avoir assez soutenu son hôpital. « S’il avait fait ce qu’il fallait, nous n’en serions pas là », commente un retraité.

Auparavant, les « occupants », parmi lesquels de nombreux usagers et des membres du personnel, avaient exigé de François-Louis Berthou qu’il téléphone à Antoine Perrin, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) qui vient de décider la fermeture de la maternité et du service chirurgie de l’établissement carhaisien. « Il est en réunion », leur avait-on indiqué à l’ARH. Qu’à cela ne tienne. Coup de fil à Roselyne Bachelot au ministère de la Santé. Réponse : « Elle n’est pas disponible. » Tentative sur le portable de Christian Ménard, le député UMP de la circonscription. Cette fois, c’est la messagerie qui dit non.

« c’est l’espérance folle... »

L’ambiance est un peu tendue. Les gendarmes de la brigade de Carhaix et de la compagnie de Châteaulin essaient de calmer le jeu. Quand entre dans le bureau une chorale féminine improvisée, entraînée par un accordéon : « Buvons encore une dernière fois, à l’amitié, l’amour, la joie... », chantent les dames. Avant d’entonner « C’est l’espérance folle... », sous les acclamations du public. « Vous voyez, nous ne sommes pas là pour casser. Personne n’est en danger », lance l’accordéoniste au directeur et aux gendarmes.

Cette nouvelle action n’aura pas apporté de réponse aux revendications des défenseurs de l’hôpital de Carhaix. « M. Berthou n’a pas répondu à nos questions. Nous étions face à un mur. Et nous ne voulions pas l’affrontement. D’autant que les gendarmes menaçaient de faire appel aux CRS... », disait hier soir une usagère « de longue date et toujours en vie. »

Ce jeudi, et demain vendredi, le comité de défense et de développement de l’hôpital promet une mobilisation « d’envergure exceptionnelle. » Rendez-vous a été donné ce matin, dès potron-minet, à tous les volontaires. Pour un départ à 7 h du parking de l’hôpital. Demain soir, à 18 h, une manifestation rassemblera usagers et élus du pays du centre-ouest Bretagne (108 communes). La fin de semaine sera agitée à Carhaix.

Ouest-France, 5 juin 2008

Suivant
Imprimer l'article