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Tours : Il vole une voiture dans la cour de la préfecture !
(Le 25 juin 2008)

Tours

Il vole une voiture dans la cour de la préfecture !

Un homme venu passer la visite médicale pour récupérer son permis est reparti ivre et au volant du véhicule d’une fonctionnaire.

Philippe Paturot, 42 ans, n’est pas un inconnu du palais de justice de Tours. Pas seulement en raison de sa vingtaine de condamnations. A l’automne dernier, il avait saccagé le bureau d’une juge pour enfants qui avait pris une décision ne lui plaisant pas. Hier, il a été jugé une nouvelle fois par le tribunal correctionnel selon la procédure de comparution immédiate pour un vol de voiture. Mais pas n’importe lequel.

Mercredi matin, Philippe Paturot se rend à la préfecture afin de passer une visite médicale qui doit lui permettre de récupérer son permis de conduire. Sorti de cette visite à l’issue de laquelle le médecin donne un avis favorable, il boit une flasque de whisky jusqu’alors cachée dans ses poches. Traversant la cour du bâtiment, il avise une voiture dont les clefs sont posées sur le tableau de bord comme le veut le règlement intérieur de la préfecture. Paturot monte à bord et se rend à la gare où il a donné rendez-vous à sa femme dont il est en train de divorcer.

Boulevard Heurteloup, il grille un feu sous les yeux de policiers municipaux qui l’interpellent. Sans se démonter, le conducteur leur tend les papiers du véhicule placé derrière le pare-soleil et, après avoir jeté un œil sur la carte grise, emprunte l’identité du propriétaire. Manque de chance, vérification faite, ce propriétaire n’étant plus titulaire du permis de conduire, sa femme, employée à la préfecture, utilise le véhicule pour se rendre au travail.

Le propriétaire n’avait plus de permis !

Il est donc remis entre les mains de la police nationale qui, le connaissant bien, élucide rapidement l’affaire et constate un taux d’alcoolémie de 1,12 gramme.

Hier, dans le box, il a expliqué se trouver « dans une situation familiale inextricable et ne pas réussir à se sortir d’un alcoolisme chronique. La nuit précédente, j’avais bu avec des copains et fumé un joint. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça ».

Le procureur a donc requis une peine plancher de 15 mois de prison et la révocation de deux peines avec sursis contre « un individu en récidive, ancré dans la délinquance et l’alcoolisme ».

Avec beaucoup de conviction, Me Rousseau-Dumarcet a évoqué « la dérive de cet homme, technicien en télécommunications, victime, certes, de son intempérance mais aussi d’une situation conjugale douloureuse. Depuis sa dernière sortie de prison, il essayait vraiment de remonter la pente en voyant régulièrement ses enfants et en suivant un stage à l’Afpa ».

Le tribunal a entendu les arguments de l’avocat, condamnant Philippe Paturot à un an de prison ferme et à 200 € d’amende avec mandat de dépôt. Ses précédents sursis n’ont pas été révoqués.

La Nouvelle République du Centre Ouest - 25 juin 2008

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