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Gonesse (95) : Incendie criminel au gymnase
(Le 15 juillet 2008)

Gonesse (95) : Incendie criminel au gymnase

mardi 15 juillet 2008 | Le Parisien

Le gymnase des Marronniers a été partiellement détruit par un incendie, dans la nuit de dimanche à lundi. La mairie a préféré annuler les festivités du 14 Juillet.

LES ALLÉES ET VENUES des riverains effarés sont incessantes. Depuis que le quartier a été alerté dimanche, vers 23 heures, par le ballet des nombreux véhicules de pompiers, tous viennent voir l’ampleur des dégâts. Certains passent des coups de téléphone pour décrire ce qu’ils voient.

L’aile droite du gymnase Colette-Besson, à Gonesse, qui abritait la salle de gym, n’est plus qu’un enchevêtrement de poutres métalliques calcinées et de tôles qui menacent de s’effondrer d’un moment à l’autre.

D’emblée, personne ne pense à l’accident. « L’intime conviction » de Jean-Pierre Blazy est « confirmée avec certitude par les enquêteurs : c’est un acte criminel », rapporte l’intéressé. « Une vitre a probablement été brisée et un mortier ou un cocktail Molotov jeté à l’intérieur », ajoute le maire socialiste de la ville, « catastrophé de voir cet argent public partir en fumée ». Le terrain de basket porte encore les nombreux déchets de pétards tirés par « plusieurs dizaines de jeunes ». Plusieurs témoins ont vu une poignée de jeunes quitter les lieux en courant, juste avant que le gymnase ne s’embrase. La police scientifique et les enquêteurs de la sûreté départementale ont passé une bonne partie de la journée à ratisser le complexe sportif à la recherche d’indices et à frapper aux portes. « Tout le monde doit contribuer à la réussite de l’enquête, insiste Jean-Pierre Blazy. Il faut que les citoyens parlent et aident la police. »

Dans la rue, les passants s’inquiètent pour les maisons et les jardins les plus proches. Ils ont été épargnés grâce aux efforts d’une cinquantaine de pompiers qui ont combattu les flammes jusqu’au petit matin. Les riverains, évacués par précaution, ont pu réintégrer leur domicile vers 2 heures du matin, une fois écartés les risques de propagation. « C’est triste d’en arriver là », soupire une dame qui promène son chien. « C’est un équipement qui sert à tout le monde », s’emporte une autre. Un peu plus loin, les agents de la police municipale expliquent aux enfants que la fête prévue hier soir est annulée, « à cause de jeunes de votre âge ou un peu plus vieux, qui punissent tout le monde alors que vous n’avez rien fait ». « J’ai décidé d’annuler le feu d’artifice et le bal républicain pour ne pas prendre de risques », explique Jean-Pierre Blazy.

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