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Nantes : la Fête de la musique finit mal
(Le 21 juin 2005)

Nantes : la Fête de la musique finit mal

Bagarre, caillassages, violences et 34 personnes arrêtées

Au pied de la station principale Commerce, une voiture de la société de transports en communs nantais a été incendiée après avoir été vandalisée. Au total, trois voitures ont été brûlées lors de cette longue nuit. Ouest-France

« À Nantes pendant la Fête de la musique, il y a moins d’irresponsables qu’ailleurs et jamais d’incidents majeurs », déclarait, vendredi, un élu de la ville, en présentant la manifestation. Mardi, la fête a mal tourné. Forces de l’ordre agressées, destructions, violences... Bilan : 34 interpellations et onze policiers légèrement blessés.

NANTES. - Mardi, 23 h 30. La Fête de la musique bat vraiment son plein, bon enfant et familiale. Il fait chaud. Très chaud. Certains ont bu, beaucoup, depuis l’après-midi. Soudain, c’est le chaos dans le quartier historique de l’Île Feydeau.

Tout commence par une bagarre entre deux bandes à un coin de rue, près de la gare centrale du tramway et du commissariat de quartier. Les policiers s’interposent. La donne change : les protagonistes abandonnent la bagarre et harcèlent les forces de l’ordre. L’uniforme est clairement la cible.

Minuit et demi : l’apogée. D’une poignée d’agités, on passe à plusieurs centaines d’agitateurs. Du tout-venant : les 34 interpellés sont de tous milieux et de toute la région. « Fuck la police », « Ça c’est Sarkozy » sont les mots d’ordre d’un attroupement hétéroclite. Guère nombreux au début de cette longue nuit, les policiers rejoints par les CRS se font canarder de canettes, tessons ou bouteilles de vin. Parfois pleines.

Tirs de lacrymos

Aux projectiles, les forces de l’ordre répondent par des charges intimidantes et des tirs de lacrymos que le vent porte vers la foule. C’est la panique. La course. Il y a encore des enfants et des bébés. Les CRS tentent de disperser les badauds. Dans le même mouvement, ils reculent pour s’écarter du centre-ville. Jusqu’à se replier.

Il est 1 h 30. Sous le regard vitreux des « voyeurs-suivistes », le noyau dur les poursuit. « On les a fait fuir ! », se vantent-ils. Et à défaut d’adversaires, ils s’en prennent aux voitures stationnées. Les caillassent. Même un car Eurolines qui quitte la gare routière pour la Roumanie y passe.

Toute la nuit se déroule ainsi. Jusqu’à 4 h. Un jeu de chat et de souris, de va-et-vient, de charges en replis, de vitrines ou matériel urbains saccagés, d’insultes en arrestations. C’est une artère de violence au milieu de la ville en fête. Car, de part et d’autre du cours Olivier-de-Clisson, à quelques centaines de mètres, les groupes de musique continuent à jouer, sans prendre la mesure de ce qui se passe. Et les passants continuent à passer, inconscients.

Trente-quatre personnes ont été arrêtées durant la nuit. Hier, le procureur adjoint de Nantes, Yves Gambert, annonçait la prolongation de la garde à vue de dix-huit d’entre eux. « Un certain nombre sont connus des services de police », a précisé le magistrat, soulignant l’absence de préméditation. « Il n’y avait pas de meneurs. Juste des petits groupes qui ont vu l’occasion de faire le coup de poing. »

Véronique ESCOLANO et Simon MAZURELLE.

Sources : Ouest-France du jeudi 23 juin 2005

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