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Grigny : climat pesant après l’attaque du commissariat
(Le 25 juin 2005)

Du sable ocre recouvre un goudron noirci. Hier encore, le commissariat de Grigny conservait les traces des violents incidents qui se sont déroulés dans la nuit de vendredi à samedi [du 24 au 25 juin 2005]. Il était aux alentours de 23 heures lorsqu’une soixantaine de jeunes encagoulés ont convergé vers l’hôtel de police. Rapidement, la tension monte. Alors qu’un rodéo s’engage avec une voiture volée sur le parking qui jouxte le commissariat, la situation évolue en un véritable siège. Jusqu’à ce que les jeunes mettent le feu à la voiture en question, puis jettent un cocktail molotov par dessus les solides grillages de l’édifice public. Un fourgon de police est légèrement touché, sans toutefois prendre feu.

Un important dispositif policier est alors mis en place. Les forces de l’ordre ripostent à coups de grenades lacrymogènes pour disperser les assaillants. Les jeunes se scindent en petits groupes mobiles et s’enfuient à travers le quartier de Grigny 2. Au fil de leurs pérégrinations, ils incendient un autre véhicule volé. Les hommes du feu, eux-aussi présents en nombre, interviennent également pour un début d’incendie sur un balcon, vraisemblablement causé par l’envoi d’une fusée de type "feu d’artifice".

(...)

Ce trentenaire croisé hier ne dit pas autre chose. Sauf que, pour lui, les incidents sont liés à tout... sauf au hasard. "Lors d’une interpellation mercredi dernier, policiers et jeunes se sont déjà affrontés, raconte-t-il. Mais cette fois, des mamans ont également été molestées et ont subi les gaz lacrymogènes. Et ça, les jeunes ne l’ont pas accepté. Pour eux, prendre des coups fait partie du jeu, mais ils ont vécu comme une injustice que des parents soient également touchés. Ajoutez à cela les déclarations provocatrices de Sarkozy, et tout indiquait dès le milieu de la semaine que la situation déraperait...".

N.J.

Sources : Le Parisien, Ile de France, 27 juin 2005, p. X

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