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Pau : un poste de police attaqué puis incendié
(Le 27 septembre 2003)

Pau : un commissariat incendié, deux jeunes hommes interpellés

L’annexe du commissariat central de Pau, située à la périphérie du quartier sensible de L’Ousse-les-Bois, a été victime, samedi [27 septembre 2003] dernier, d’une attaque en règle de la part d’une quinzaine d’individus. "Vers 15 h 20, un groupe de jeunes a lancé des cocktails Molotov a travers les vitres du commissariat, ce qui a mis le feu instantanément au bureau de police et aux deux logements", explique Alain Zbulon, secrétaire général de la préfecture des Pyrénées Atlantiques" comme le rapporte Elisa Navarro dans LA DEPECHE DU MIDI (29/09).

Trois policiers occupaient les locaux lors de l’assaut et les habitants de l’immeuble ont pu être évacués rapidement. La consternation est grande à Pau, car "c’est en effet la première fois que des personnes en l’espèce des membres de la police de proximité sont clairement et directement ciblées " précise Thomas Longué dans SUD-OUEST (29/09). Il semble que cette attaque ait été motivée par le mécontentement suscité la veille par la décision de la cour d’Assises de Pau, qui venait de condamner un portier de boîte de nuit à 6 ans de réclusion après le meurtre d’un jeune homme de L’Ousse-les-Bois. Jugeant la décision trop clémente, les amis de la victime s’étaient déjà confrontés aux forces de l’ordre après le procès.

Deux jeunes hommes ont été interpellés et ont du justifier les deux bidons d’essence qu’ils avaient transporté peu avant l’incendie du commissariat. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Pau, où il a récompensé les policiers visés et réaffirmé l’état de droit. "Cette visite ne sert à rien. Sarkozy nous laisse avec nos problèmes sur le dos" conteste André Labarrère, le maire de la ville cité par LIBERATION (01/10). "Il y a 140 animateurs, enseignants et assistantes sociales dans ce quartier (...) Nous dépensons des millions pour sa réhabilitation. Et il n’y a pas de résultats " conclue le maire.

Revue de presse n°81 de Ouest-France - Du 29 septembre au 5 octobre 2003


BORDEAUX - Deux jeunes gens, dont un mineur, interpellés dimanche après-midi, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie volontaire d’un poste de police de Pau (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

Les deux jeunes gens ont été interpellés en possession de deux bidons d’essence qu’ils venaient d’acheter dans une station-service. Les enquêteurs ont estimé que leurs explications concernant leur utilisation méritaient d’être approfondies.

Samedi après-midi, une quinzaine de jeunes encagoulés et armés de battes de base-ball se sont présentés devant un poste de police situé à proximité du quartier réputé sensible de l’Ousse-des-Bois et ont jeté au moins deux conteneurs d’essence sur la façade, déclenchant un incendie qui a ravagé le bâtiment.

Les trois fonctionnaires qui se trouvaient à l’intérieur n’ont pas été blessés. Deux appartements situés au-dessus du poste de police ont également été ravagés. Trois personnes qui s’y trouvaient ont pu être évacuées. Un véhicule de police a également été détruit.

Cet acte particulièrement violent a eu lieu au lendemain de la condamnation à six ans de prison par les assises des Pyrénées-Atlantiques de l’ancien portier de la discothèque l’"Ibizia" de Bizanos, dans la banlieue de Pau.

Il avait poignardé mortellement un jeune du quartier de l’Ousse-des-Bois en octobre 2001 lors d’une altercation devant l’établissement.

Des proches de la victime estimant la condamnation trop faible avaient déjà provoqué des incidents dès que le verdict avait été rendu.


Incendie d’un poste de police à Pau : l’enquête se poursuit

par AFP, le 6-10-2003 à 10:42:44

L’enquête pour retrouver les auteurs de l’incendie criminel, qui a ravagé samedi 27 septembre 2003 un bureau de police à Pau, se poursuivait dimanche, avec l’envoi de renforts de la police judiciaire de Bordeaux, a indiqué le procureur de la République, Jean-Pierre Dreno.

"L’enquête en flagrant délit est toujours en cours et le SRPJ de Bordeaux est venu dimanche assister les effectifs du commissariat central de Pau pour découvrir les auteurs de l’incendie", a déclaré le magistrat.

"Aucune interpellation n’a encore eu lieu", a poursuivi M. Dreno, précisant que la destruction du bureau de police par une quinzaine de jeunes, encagoulés et armés de battes de base-ball, n’avait pas encore donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Au moins trois cocktails Molotov, "des cubitainers remplis d’essence", ont été lancés par les assaillants, décrits par les policiers comme "très jeunes" et qui ont réussi à prendre la fuite, selon la même source.

Le procureur a refusé de préciser si une piste était privilégiée, même si selon lui, le lien entre la destruction du local, situé dans un immeuble d’habitations à proximité du quartier difficile de l’Ousse-des-Bois, et le verdict rendu vendredi soir par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques sur le meurtre d’un jeune de ce quartier, jugé trop clément par les proches de la victime, "est évident".

A l’issue de l’audience, des proches de la victime avaient été évacués du Palais de justice et "les forces de l’ordre avaient ensuite essuyé des jets de bouteilles de bière", a rappelé le magistrat, précisant que quatre jeunes âgés de moins de 16 ans, dont le frère de la victime, avaient ensuite été arrêtés pour un vol de voiture.

A propos de l’incendie, le procureur a estimé qu’il y a eu "intention de faire des dégâts matériels mais aussi corporels". "C’est intolérable, insupportable", a-t-il ajouté.

"Il y a une logique de territoire, de zone", a déploré M. Dreno, relevant qu’une journaliste de LCI, qui s’était rendue dimanche dans le quartier de l’Ousse-des-Bois, s’était fait voler sa caméra.

Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a apporté dimanche son soutien "dans le combat qu’a engagé la police contre les réseaux d’économie souterraine et contre la violence urbaine".

La section locale du principal syndicat des gardiens de la paix, Unsa-police, s’est insurgée contre une "violence à l’état sauvage", critiquant l’implantation de bureaux de police de proximité dans des immeubles d’habitations.

Deux autres syndicats, Alliance et le SNPT, ont dénoncé de leur côté "le manque de policiers professionnels" dans un bureau comme celui de Pau où il n’y avait qu’un seul policier titulaire sur trois agents.

AFP


Acquittements dans l’incendie d’un poste de police à Pau

ven. sept. 30, 2005 7:56 CEST12

PAU, Pyrénées-Atlantiques (Reuters) - La cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques a acquitté huit jeunes accusés d’avoir attaqué et incendié un poste de police à Pau en septembre 2003.

Une partie du public, composé en majorité de membres de la famille et d’amis des accusés, a explosé de joie à l’énoncé du verdict.

Jeudi, l’avocat général Eric Maurel avait requis des peines de six à 12 ans de prison à l’encontre les jeunes âgés de 21 à 28 ans. Tous habitent dans le quartier "sensible" de l’Ousse-des-Bois, proche du poste de police incendié.

Dans son réquisitoire, Eric Maurel avait évoqué un "acte prémédité et réfléchi" alors que les avocats de la défense avaient plaidé l’absence de preuves tangibles contre eux.

Le 27 septembre 2003, le poste de police Ronsard situé au pied d’un immeuble d’habitation avait été pris d’assaut en plein après-midi par un groupe de jeunes cagoulés et armés de battes de base-ball.

Ces derniers avaient jeté trois bidons d’essence enflammés dans le local qui s’était embrasé avant que les flammes ne gagnent les étages supérieurs faisant d’important dégâts.

Les trois policiers présents avaient pu s’échapper, ainsi que les habitants des appartements situés au-dessus du poste.

L’incendie avait frappé l’opinion. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, était venu sur place trois jours plus tard. Il avait décoré les trois policiers. Trois mois après, il était revenu inaugurer les nouveaux locaux du poste de police.

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le bureau de police Ronsard du quartier de l’Ousse-des-Bois (Pau) après son incendie le 27 septembre 2003

le bureau de police Ronsard du quartier de l’Ousse-des-Bois (Pau) après son incendie le 27 septembre 2003