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Asunción (Paraguay) : affrontements de paysans sans terre avec les keufs
(Le 6 novembre 2008)

Paraguay : violente répression, des dizaines de blessés

jeudi 6 novembre 2008

Des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés aujourd’hui durant un affrontement devant le siège du Ministère public à Asunción, capitale du Paraguay, lors de la deuxième journée de protestations de groupes de paysans et d’organisations civiles.

Les affrontements entre les centaines de gens convoqués par le Front Social et Populaire, proche du chef d’État, Fernando Lugo, et les policiers a commencé après que les manifestants eurent essayé d’entrer dans le Ministère public, et ont lancé des pierres et des oeufs.

Environ cinquante personnes ont été déplacées au Centre d’Urgences Médicales après avoir subi des contusions et des blessures par des balles de gomme tirés par les agents anti-émeutes, ont indiqué des sources de la Police.

Les manifestants ont aussi été délogés du Ministère public avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

Le Front Social et Populaire a initié la veille une protestation de trois journées convoquées simultanément dans sept départements du pays pour exiger, entre autres choses, la réforme du Ministère public et du Pouvoir Judiciaire, ainsi qu’une réforme agraire.

La première journée de cette protestation a réuni environ 1.500 personnes dans les départements de Central, Cordillera (capitale), San Pedro (centre), Alto Parana (est), Itapúa (sud), Amambay et Canindeyú, ces deux derniers à la frontière avec le Brésil, selon les organisateurs, qui espèrent mobiliser environ 40.000 personnes.

Belarmino Balbuena, dirigeant du Mouvement Paysan Paraguayen (MCP), a dit aux journalistes que devant les affrontements, ils se regrouperont et a demandé aux membres du Front Social et Populaire d’augmenter les protestations avec des coupures de routes dans les régions dans lesquelles ils sont mobilisés.

Les manifestants, qui se rassemblent sur une place publique du centre de la capitale, ont aussi prévu de manifester durant cette journée devant le siège du Congrès et du Pouvoir Judiciaire.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Rafael Filizzola, a dénoncé que plusieurs dirigeants aient appelé à la violence durant leurs discours et a assuré que les autorités continueront de travailler pour maintenir la sécurité des institutions publiques.

Filizzola a informé le chef de l’État de ce qu’il s’est passé, Lugo prévoit de donner une conférence de presse après avoir repris ses activités dans le pays après la tournée qu’il a réalisée aux États-Unis, au Salvador et au Mexique.

Cette protestation a lieu au moment où plusieurs groupes de paysans "sans terre" de San Pedro menacent d’occuper les fermes d’entrepreneurs agricoles, principalement des colons brésiliens, qui cultivent du soja (transgénique).

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Miles marchan en Asunción por reforma agraria

ASUNCIÓN / AFP - 19:43 - 06/11/2008

Unos 6,000 campesinos y sin techo marcharon ayer jueves por las calles céntricas de Asunción hasta la sede del Congreso para pedir reforma agraria, vivienda y apoyar un reclamo gubernamental de cambio de las autoridades en la Corte Suprema y la Fiscalía.

“La protesta no se levanta hasta que las autoridades se comprometan a promover el cambio”, dijo a periodistas Luis Aguayo, uno de los líderes de la movilización de los sectores sociales, que no provocó mayores incidentes.

Las manifestaciones paralizaron la circulación en el radio céntrico, donde peatones y oficinistas fueron víctimas de la hostilidad de los ruralistas.

Un millar de ellos intentó ocupar el miércoles la sede de la Fiscalía General del Estado para presionar por la renuncia del jefe del ministerio público, Rubén Candia, pero fueron repelidos por la policía antimotines. El enfrentamiento dejó como saldo unos 60 heridos y contusos.

“No podemos seguir apañando la corrupción y la mafia en el Poder Judicial y la Fiscalía”, dijo en declaraciones a periodistas el gobernador del departamento de San Pedro, José Ledesma (oficialista), que acompañó la movilización.

Los oficialistas se encuentran en minoría tanto en la Corte como en la Fiscalía, y tampoco pueden aspirar el cambio en el Poder Judicial vía juicio político por carecer de mayoría en las dos cámaras del legislativo. “Entonces recurren a este sistema de presión”, dijo en declaraciones a periodistas el diputado opositor Artemio Barrios.

Otras demostraciones de fuerza se registraron en otros cuatro departamentos del país donde los labriegos organizados clausuraron rutas. En el departamento de Concepción, 500 km al norte, el correo y los diarios no llegaron el jueves por el bloqueo de la carretera que conecta con Asunción.

Respecto de la movilización campesina, una asamblea de obispos católicos reunidos el jueves exhortó a los sectores sociales “a dar tiempo a este Gobierno que está iniciándose y no saltar los canales para entrar en agresiones”.

“Necesitamos de paz y concordia”, señaló un comunicado de la Conferencia Episcopal paraguaya.

Los grupos de agricultores se movilizan desde el triunfo de Fernando Lugo en las elecciones presidenciales del 20 de abril.

Las invasiones de propiedades rurales recrudecieron desde su asunción presidencial, el 15 de agosto.

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