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Mocoa (Colombie) : les émeutes continuent, 14 blessés, saccages de bureaux, 120 voitures et 200 motos saisies incendiées
(Le 27 novembre 2008)

Colombie : 15 blessés dans des affrontements manisfestants/police

2008-11-27 13:29:26

BOGOTA, 26 novembre -- Au moins 15 personnes ont été blessées à Mocoa, une ville dans le sud de la Colombie, au moment où des manifestants en colère ont affronté la police anti-émeute au sujet d’une fraude financière, a rapporté la presse locale.

Des milliers de manifestants à Mocoa, chef-lieu de la province de Putumayo, ont mis le feu à des véhicules garés dans le parc de stationnement à l’extérieur du bureau du procureur et ont affronté les policiers anti-émeutes qui ont tenté de disperser la foule avec du gaz lacrymogène.

Les manifestants protestaient contre la fermeture des compagnies dans lesquelles ils ont déposé des investissements. Les investisseurs n’ont pas obtenu de dividendes après la fermeture de ces sociétés.

Des affrontements similaires ont également eu lieu la semaine dernière à Honda, Mariquita et Orito, villes dans la province de Putumayo.

La crise a commencé il y a trois semaines après que les gens ayant investi dans les compagnies n’eurent pas pu obtenir leurs dividendes.

Le président colombien Uribe a déclaré la semaine dernière un état d’"urgence sociale" face à l’"agitation sociale" causée par la crise.

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Les institutions de crédit qui fonctionnent sur le principe des "pyramides"

Le directeur de la police nationale, le général Óscar Naranjo Trujillo, a tracé lors d’un débat au Sénat un bilan des enquêtes contre les sociétés illégales de crédit ou "pyramides".

Selon le généralNaranjo, près de 234 agences de "pyramides" ont été fermées ces 5 derniers jours et 34 personnes liées à elles ont été remises à la disposition de la Justice.

"En moins d’une semaine, nous avons saisi 94 mille millions de pesos à DRFE et 25 mille millions de pesos à DMG, qui s’ajoutent aux 12 mille millions saisis ces derniers mois".

El Universal (Cartagena de indias, Colombie)
27 novembre 2008

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Les émeutes ont provoqué 14 blessés et 120 véhicules incendiés

27 novembre 2008, El Pais (Colombie)
(traduction de l’espagnol)
El pais.com.co - Colprensa

Les épargnants de DMG ont affronté les flics, au cours d’une situation tendue qui a duré près de 7 heures sur l’Avenida Colombia à Mocoa

Parmis les faits violents, il y a eu l’incendie de véhicules stationnés devant les bureaux du procureur et le saccage des locaux de trois sociétés financières qui avaient monté le système des pyramides.

Au moins 120 voitures et 200 motos qui avaient été saisies par le fisc ont été incendiés en un gigantesque brasier par les clients de DMG qui ont affronté la police anti-émeute. Ces derniers ont à leur tour tenté de s’emparer de trois barrages installés par les manifestants pour bloquer la route Mocoa - Pitalito.

Les événements, qui se sont déroulés entre Avenidad Colombia et la route qui mène vers Pitalito, sont passés d’un affrontement aigu de pierres contre gaz lacrymogènes entre les habitants et la police à des actions de pillage de dépendances de Drfe (la pyramide financière qui a ruiné les épargnants, dont le siège avait été attaqué à coups de pierre le 11 novembre dernier), des bureaux de Euroacciones et Superservi, tous deux situés dans le quartier el Jardín.

Les bâtiments de Drfe et Euroacciones ont de plus été l’objet d’incendies et de destructions à plusieurs endroits. De même, les manifestants se sont rendus au domicile de l’économiste Iván Meza, le gérant de la défunte société Drfe, et ont commencé à la piller, ont déclaré plusieurs voisins du quartier.

Les événements ont pris fin à trois heures du matin, lorsque les groupes de l’Esmad (anti-émeute) se sont emparés du "kilómetro 2" de la route et ont pénétré à l’intérieur de la ville, où ils sont parvenus à réduire d’abord les manifestants à coups de gaz lacrymogène puis les barricades, construites à partir de blocs de pierre et de murs de ciment.

Au bout de 7 heures de graves incidents, les manifestants sont revenus au calme, mais demeure la crainte que se déroulent d’autres actions pour, selon eux, se défendre de l’agression des autorités.

La situation a été très difficile à couvrir pour les moyens de communication et les journalistes nationaux parce que les manifestants les ont gravement menacés s’ils ne reproduisaient les informations exactes de comment se sont déroulés les faits.

Vers midi, le docteur Alex Noriega a annoncé l’hospitalisation de 14 blessés touchés par les émeutes, dont un mineur de 13 ans, précisant qu’il a été frappé sans justification par un policier alors qu’il se trouvait dans un parc du quartier el Jardín.

Deux autres blessés sont des policiers du groupe anti-émeute : l’un a été hospitalisé avec une sévère blessure à la main droite et le second avec une blessure au dos, fruit des pierres lancées par les manifestants.

Les violentes émeutes ont eu lieu à au moins trois endroits de l’Avenida Colombia

Tandis qu’Armando Guerrero, un des leaders de la grève civique tentait de faire médiateur entre les manifestants et les policiers, le commandant régional de cette unité, le général Roberto Pérez Alvaran lançait des appels au calme pour que la population ne participe pas aux incidents, précisant que la Police n’avait pour objectif que d’empêcher de nouveaux désordres.

Selon la Direction Administrative et Financière de Nariño (province de Putumayo), la compagnie d’assurance du Parquet couvrira les dégâts matériels causés par les manifestants. De plus, selon une source des parquets de Nariño et de Mocoa, les procureurs et inspecteurs de ces zones du pays ont reçus des menaces de mort ces dernières heures. Elles seraient le fruit d’un groupe nommé “Racumin”, qui leur a envoyé ces courriers.

SUITE EN ESPAGNOL, NON TRADUIT :

Abogado de David Murcia llama a la calma

Mario Serrato, el nuevo apoderado de David Murcia Guzmán, hizo un llamado desde Bogotá a la gente del Putumayo, para guardar la calma.

“David Murcia les manda a decir que tengan calma, que no realicen acciones de hecho que puedan perjudicar aún más la situación” , precisó el abogado al indicar que es así como la comunidad puede colaborar con ayudar a aclarar la situación de la empresa.

Serrato precisó que se siguen adelantando las gestiones dentro del acuerdo que lograron las autoridades del departamento del Putumayo que se reunieron con el presidente Álvaro Uribe, en la tarde del pasado lunes.

Exaltó la importancia que tiene en este momento para los miles de ahorradores de la comercializadora DMG, el principio de oportunidad con que se cobijaría a Murcia, para que en compañía de funcionarios del gobierno proceda a devolver los dineros que fueron invertidos.

Serrato dijo además que el presidente de la compañía afronta duros cargos, pero el más preocupante es el de Lavado de Activos, proceso del cual, Murcia se defiende con un pool de abogados.

Precisó que también se prepara una medida en derecho para demandar la manera como David Murcia fue presentado a los medios “como si fuera el peor de los delincuentes del mundo, encadenado de manos y pies, hecho que indignó a los miles de seguidores de su Holding”, dijo el abogado.

Quieren negociar con Uribe

Los coordinadores de la manifestación pacifica de Mocoa, al no estar satisfechos con los resultados de la reunión con el presidente Uribe, con el gobernador, Felipe Guzmán, y los alcaldes, exigieron del gobierno su presencia en la capital del Putumayo para negociar una salida al grave caos social que tiene el Departamento a causa del cierre de DMG.

Así lo dio a conocer Franco Armando Guerrero Alban, uno de los voceros de los manifestantes, quien aseguró que los clientes de DMG quedaron insatisfechos por las soluciones que en esa reunión en Bogotá se trazaron.

“La gente no quiere que le devuelvan el dinero ; quieren es que el gobierno le devuelva la empresa comercializadora DMG, de la cual, miles de putumayenses tenían su sustento y podían dar estudio a sus hijos en buenas universidades, sin acudir a la mendicidad, sino que lo hacían con las ganancias que les producía su trabajo en la empresa”, dijo Guerrero.

Según Guerrero, con la medida considerada por los clientes de DMG como arbitraria, “se atrasan las actuales generaciones en 30 años, porque no quedaron con recursos para continuar en sus proyectos de vida” y cifró las pérdidas que le causó el decreto de intervención de la compañía en por lo menos 900 mil millones de pesos, en solo el Putumayo.

Por eso la comunidad se declaró a la espera de que el gobierno tome la determinación de viajar a Mocoa y sentarse con sus dirigentes para buscarle una salida negociada a la situación del territorio que se ve enfrascado en una grave situación de orden económico y social.

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