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Villefranche : Trois salles de sports vandalisées
(Le 28 novembre 2008)

Dépêche du Midi, 28/11/2008 10:09

Villefranche. Trois salles de sports vandalisées

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un ou plusieurs individus ont vandalisé le gymnase du Tricot.

Sol troué à l’aide d’un pic, extincteurs vidés, tapis lacérés de coups de cutter, faux tags à la peinture jaune fluo sur les portes et le sol, vitres démontées, cuvettes de WC saccagées, fuite d’eau, nettoyeuse renversée... C’est un spectacle de désolation qui, hier, vers 7 h 30, à l’heure de l’ouverture du gymnase, attendait les deux agents à leur arrivée. « Un choc », dira l’un d’eux, visiblement très inquiet par la montée de violence gratuite dont il se sent victime, lui et se trois autres collègues. Car en cette nuit de mercredi à jeudi, jamais, comme le concède Jean-Pierre Olivier, directeur des services techniques municipaux villefranchois, « nous n’avions eu de tels dégâts. » Des dégâts tels que, dans un premier temps, ils imposent une fermeture du gymnase du Tricot jusqu’à ce lundi 1er décembre. « Mais cela risque de ne pas suffire », estime-t-on, tant au niveau des services techniques que du service des sports. Car les premiers éléments laissent apparaître des trous tels dans le sol de la salle de basket qu’il pourrait être nécessaire de le refaire entièrement. « Je n’ai jamais vu ça », opine l’adjoint aux sports Serge Cérantola. Car le ou les vandales n’ont pas fait dans la dentelle dans les trois salles et les sanitaires qu’ils ont saccagés en règle.

Inquiétudes

Comment ont-ils pénétré ? Apparemment, le plus facilement du monde tant il semble aisé de forcer les issues de secours donnant côté chemin de Sainte-Adèle. L’hypothèse d’une ouverture par la salle de judo à l’aide d’un pied-de-biche pourrait tenir la corde. Selon nos sources, les gendarmes auraient déjà effectué plusieurs perquisitions. Mais à ce stade de l’enquête rien n’a filtré.

Depuis des mois, des faits similaires sont signalés dans ou autour du gymnase : voitures brûlées, vitres brisées, insultes... De quoi exaspérer et inquiéter les quatre agents assurant la rotation. « Nous avons 5 500 m² à surveiller, insiste celui-ci. Mercredi, quand j’ai fermé à 22 h 30, tout était normal ; mais quelqu’un a pu se laisser enfermer... » La colère monte aussi d’un cran dès lorsqu’ils évoquent les insultes dont ils sont victimes au quotidien. « L’agressivité va en s’accentuant », déplore cet autre. Eux préviennent les élus : « Nous ne reprendrons pas le travail mardi s’il n’y a pas des vigiles. » Un ultimatum sur fond de peur et d’un certain ras-le-bol. « Lorsque nous sommes seuls, comme le samedi où nous travaillons 12 heures, quand on termine, on craint de se faire agresser. Et même si on prend beaucoup sur nous, ça ne va plus... »

Autant de questions auxquelles le maire Serge Roques devrait répondre ce vendredi, lors d’un point de presse sur cette affaire.

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