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Revendication anonyme du sabotage de voies ferrées en France, en Allemagne
(Le 15 décembre 2008)

Revendication anonyme du sabotage de voies ferrées en France, en Allemagne

BERLIN (AFP, 15 décembre 2008) - Des anonymes ont revendiqué dans une lettre en allemand au quotidien de gauche berlinois Tageszeitung des actes de sabotage contre des lignes de chemin de fer en France et en Allemagne en novembre.

"Parce que nous en avons ras le bol, nous avons dirigé aujourd’hui aux aurores notre colère contre les lignes de transport de (déchets) nucléaires", écrivent les auteurs de cette missive reçue mi-novembre par la TAZ, dont l’AFP a eu copie.

Le week-end du 11 novembre, retardé par d’énormes manifestations, un convoi de déchets nucléaires retraités en France avait mis plus de trois jours pour arriver à un centre de stockage du nord de l’Allemagne.

"Avec des incendies criminels et des crochets métalliques, nous avons donné le signal de notre résistance sur les lignes Paris-Strasbourg, Paris-Lille, Paris-Rhône-Alpes, Paris Bourgogne, Ludwigshafen-Mayence (ouest), Kassel-région de la Ruhr (centre et ouest), région de la Ruhr-Hanovre (idem), Brême-Hambourg (nord) et plusieurs lignes des environs de Berlin", poursuit cette lettre.

Le Tageszeitung a décidé de ne pas publier le document car "nous ne l’avons pas trouvé assez intéressant d’un point de vue journalistique", a expliqué la rédactrice en chef Bascha Mika à l’AFP.

La correspondante à Paris du quotidien a simplement évoqué la lettre dans un article samedi sur l’enquête française.

"Nous ne l’avons transmis à personne et aucune autorité ne nous a jusqu’à présent interrogés à ce sujet", a ajouté Mme Mika.

Ses auteurs signent "En souvenir de Sebastian" (sic), probablement en référence à Sébastien Briat, un jeune militant antinucléaire mort écrasé le 7 novembre 2004 en Lorraine par un train "Castor" chargé de déchets nucléaires allemands à destination de La Hague (ouest de la France).

"Au vu de la dimension politique des continuels foutage de gueule, abrutissement, contamination et paupérisation, nous appelons à la compréhension bienveillante des passagers des trains", écrivent-ils.

La police française enquête sur des actes de sabotage commis en novembre contre les chemins de fer français, qui ont entraîné de fortes perturbations. Le mode opératoire est d’accrocher un fer à béton dans la caténaire.

Le parquet soupçonne un groupe français anarcho-autonome auto baptisé "cellule invisible" autour de leur chef présumé Julien Coupat, d’être à l’origine de ces dégradations.

Neuf personnes ont été mises en examen, dont deux sont encore en détention, et les sept autres sous contrôle judiciaire.

Au début de l’enquête, la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie avait estimé que "ce mouvement ultra-gauche a des liens avec cinq pays européens (Belgique, Allemagne, Italie, Grèce et Grande-Bretagne) et avec d’autres pays non européens".

Toutefois, ce sont des liens "plus idéologiques qu’organisationnels" avec des groupes dans ces pays, avaient précisé des sources françaises.

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