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Roubaix-Hem : Des services sociaux vandalisés
(Le 16 décembre 2008)

Des services sociaux vandalisés

Nord Eclair, mardi 16 décembre 2008 à 06h00

Hier matin, les agents de l’Unité territoriale de prévention et d’action sociale (UTPAS) de Roubaix-Hem ont eu la désagréable surprise de découvrir leurs locaux sans dessus-dessous.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase ?

La situation n’était certes pas idéale mais depuis le lancement de la réhabilitation du quartier, apparemment, elle se dégrade. Et pourtant cette réhabilitation habitants, agents de l’Unité territoriale de prévention et d’action sociale... tous l’attendent avec impatience. Mais, pour l’heure, il faut continuer à vivre dans le quartier. Et les choses ne semblent guère s’arranger.

Hier matin, l’UTPAS de Roubaix/Hem en a fait les frais. Les agents ont découvert leurs locaux vandalisés, une quarantaine d’ordinateurs ont été dérobés, des meubles retournés, des armoires vidées, des papiers balancés sur le sol... un triste spectacle ! « Ça n’est pas la première fois qu’il y a de tels incidents dans le quartier. Il y a une intensification depuis septembre 2007 », assure le responsable de l’unité territoriale de Roubaix/Hem, Philippe Sauty.

L’UTPAS fermée deux jours

Squatt dans la barre (qui se dépeuple : il ne reste plus que quelques habitants) où est située l’UTPAS - qui doit être démolie dans 15 mois - vol de cuivre, vitres cassées, admonestation des agents... En juillet, un fumigène atterrit dans le bureau du responsable de l’unité. Il y a quelques semaines, un impact de balle - un 22 long rifle selon l’identité judiciaire - est retrouvé dans un des bureaux. Un autre jour, un évier est balancé du haut d’une fenêtre, en plein après-midi, « heureusement, il n’y a pas eu de blessé. Une voiture de service a été endommagée », raconte la directrice adjointe territoriale, Catherine Fertein qui rencontrait hier matin le personnel de l’Unité territoriale de Roubaix-Hem. À l’issue de la réunion, il est décidé de fermer les portes de l’UTPAS deux jours, jusque ce soir. Du côté de la direction territoriale on assure que beaucoup a été fait pour assurer au mieux cette période transitoire. « On a reconfiguré l’accueil en 2005 ; les prestations PMI se font désormais à la maison de la petite enfance. On travaille avec la Ville et les associations locales. Nos agents sont très pros et veulent rester sur le terrain, auprès des usagers », assure Catherine Fertein.

Encore 15 mois...

Tout incident fait l’objet d’un dépôt de plainte. En outre, la direction a mis en place un gardien qui assure les entrées et sorties du personnel.

« D’ici 48 heures une alarme dans les étages va être installée. C’était déjà prévu avant les dégâts de ce week-end », précise la directrice territoriale. La solution du relogement a été ré-abordée lors de la réunion hier matin. Une solution que la direction territoriale juge quasi-impossible : « Il faudrait trouver un local à proximité pour 65 personnes et puis le personnel devrait vivre deux déménagements en 15 mois. Quant à la solution des Portakabine ®, il faut aussi un permis de construire de 3 mois. » Seule solution possible : rester avenue Dunant. « On est un service au coeur d’un quartier difficile il serait aberrant que l’on se retrouve ailleurs », assure Fadma Elbaz, chef du service social départemental.

Une solution que dénonce Olivier Treneul, syndicaliste SUD, qui assure qu’un vent de grève souffle sur l’UTPAS : « Récemment, Bernard Derosier a assuré que tout était envisageable. Le déménagement doit se faire maintenant. Pour les agents et les usagers, il faut prendre des solutions radicales. On est censé être un service social accueillant, on est devenu un bunker. »

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