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Toulouse : Vandalisme record des vélos libre service, 7 stations fermées
(Le 24 décembre 2008)

Vandalisme : sept stations VélÔtoulouse fermées

Dépêche du Midi, 26/12/2008 09:27

La municipalité réagit face à la destruction des cyclos et des bornes à Borderouge et aux Isards.

Quinze mille personnes environ, empruntent tous les jours les cyclos de VélôToulouse et les jours de pointe, la Ville rose enregistre vingt-quatre mille locations de bicyclettes. Mais depuis leur mise en service en novembre 2007, les actes de vandalisme n’ont cessé de se multiplier, et aujourd’hui Toulouse détient un drôle de record.

À coups de voiture

« Les dégradations et les destructions sont quatre fois plus élevées à Toulouse qu’à Marseille selon les chiffres communiqués par la société JC Decaux qui gère le parc », déplore Bernard Marquié.

L’adjoint toulousain, en charge de la mobilité et des déplacements précise même : « Sur 2 400 vélos, nous en sommes maintenant à 2000 modèles réparés, et la plupart ont été volontairement endommagés ». Il semblerait d’ailleurs que les auteurs des méfaits aillent crescendo dans la violence.

Décision En janvier

« Maintenant ils utilisent des voitures pour démolir les bornes. Il faut arrêter ça. ça suffit ! », s’indigne l’élu. Pour la première fois, la municipalité a décidé de réagir en fermant cette semaine sept stations dans les quartiers de Borderouge et des Isards. Ici, la ville venait d’installer ces derniers mois, les toutes dernières stations. Mais il y a quelques jours une vingtaine de vélos ont été « brutalement » détruits au cours de la nuit. D’où la fermeture des stations sujettes au vandalisme (lire ci-contre).

La municipalité constate à propos des différents endroits : « Ce qui nous surprend dans cette affaire, c’est qu’ habituellement les actes de vandalisme se produisent en centre ville et sur les boulevards ». Et de s’interroger : « S’agit-il d’une forme de protestation ? » Quoi qu’il en soit, la municipalité devrait examiner en janvier la réouverture ou la fermeture définitive de certaines stations VélôToulouse. Ira-t-elle plus loin si le concessionnaire déficitaire jette l’éponge ? « Les actes de vandalisme menacent la pérennité d’un service apprécié par les Toulousains », conclut Bernard Marquié, pour l’instant.

Les usagers sont inquiets

À la station VélôToulouse de la place Esquirol, de nombreuses personnes prennent et déposent des vélos, sûrement encouragés par le beau temps. La plupart ne sont pas au courant de la fermeture de sept stations suite à l’explosion du nombre de dégradations. Pas au courant non plus de l’exaspération des élus municipaux, mettant en question la pérennité du service. Pourtant, les usagers de Vélô Toulouse semblent attachés à ce service. « Je me suis abonné, c’est vraiment pas cher, et je le prends tous les jours pour aller à la fac qui n’est pas desservie par le métro » explique Colombe, un étudiant de 18 ans. Il poursuit : « Les actes de vandalisme, nous en sommes les premières victimes quand on prend un vélo avec une roue crevée ou le guidon de travers... ». Malgré cela, il espère que la mairie ne décidera pas d’arrêter VélôToulouse : « Je serais vraiment très embêté pour mes déplacements quotidiens. »

Le vandalisme, les usagers en sont parfois témoins, comme Anne, cadre à Airbus, qui ne comprend pas ces actes gratuits : « J’ai vu des vélos vandalisés, je ne comprends pas, les gens devraient respecter les installations parce que les vélos sont quand même un peu à tout le monde ». Face aux fermetures de stations, Anne se montre très inquiète : « J’espère qu’ils ne vont pas continuer à en fermer, ça me compliquerait vraiment la vie ! » Toulouse est beaucoup plus touchée par les dégradations de vélos en libre-service que les autres villes qui mettent en place un service similaire.

Dominique, un touriste parisien, s’en rend compte lorsqu’il utilise VélôToulouse pour se promener dans l’hypercentre : « J’utilise les vélos parce qu’à Toulouse, c’est impossible de se garer, mais c’est vrai qu’ils sont plus souvent en mauvais état qu’à Paris. » Certains utilisateurs s’agacent de l’éventuel arrêt de VélôToulouse. « Plutôt que de gaspiller ses personnels en les envoyant mettre des PV aux voitures mal garées, la mairie ferait mieux de faire surveiller certaines stations » s’énerve Fabien, un ingénieur de 37 ans. La Ville rose bat tous les records de casse

2 000 vélos abîmés et 190 bornes dégradées en un an, c’est le triste record de VélôToulouse. « Le vandalisme est hélas beaucoup plus important à Toulouse qu’à Marseille, Paris ou Lyon », regrette Patrick Trégou, directeur régional de JC Decaux. Un vrai problème qui n’a pas vraiment d’explication rationnelle et qui dégrade le service : « Quand un client arrive à une station où tous les vélos ont eu les pneus crevés au poinçon dans la nuit, cela donne une mauvaise image. Si nous avions moins de problèmes de vandalisme, nous pourrions assurer des rotations plus importantes, il est vraiment dommage que ces incivilités s’attaquent à un service pourtant peu coûteux : l’abonnement annuel est à 25 € ! » déplore le directeur, qui précise que sept personnes travaillent à temps complet à l’atelier de réparation et d’entretien de Toulouse.

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