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Paris : Incidents à l’occasion d’une manifestation en soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza
(Le 3 janvier 2009)

Manifestation à Paris : retour au calme après les heurts

Leparisien.fr avec AFP, 03.01.2009, 20h16

« Gaza, Gaza, on est tous avec toi » : 21.000 manifestants, selon la police, 25.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi pour protester contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. En fin de manifestation, des heurts ont éclaté. Le cortège est parti de la place de la République peu après 15 heures, avant de gagner la place Saint-Augustin (VIIIe arrondissement), derrière une banderole proclamant « Halte au massacre.

Des sanctions contre Israël ». Beaucoup portaient un keffieh et scandaient des slogans comme « Nous sommes tous des Palestiniens, Israël assassin ».

Au départ, les leaders de la LCR, Olivier Besancenot, et du PCF, Marie-George Buffet, avaient pris place en tête du cortège. « Il faut faire en sorte que s’arrête l’agression contre Gaza et il faut un retour à des négociations sur la base des frontières (israélo-palestiniennes) de 1967 », a déclaré la dirgeante communiste. « La communauté internationale est hypocrite. La politique de Sarkozy est largement complice », a jugé de son côté le porte-parole de la LCR. « La manifestation, très importante, montre la solidarité d’une partie de la population française avec le peuple palestinien. L’avis de la population française ne peut pas se résumer à l’opinion de Nicolas Sarkozy qui a déroulé le tapis rouge aux autorités israéliennes » , a-t-il ajouté, en référence à la visite de la chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, jeudi à Paris.

La manifestation était organisée à l’appel du « Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens », qui regroupe des associations, dont le Mrap, des partis de gauche comme le PCF et la LCR, et des syndicats.

Voitures brûlées ou retournées

Alors que le cortège se dispersait vers 18 heures, quelque 200 à 300 manifestants ont tenté de rejoindre l’ambassade d’Israël mais en ont été empêchés par plusieurs barrages de police autour de la place Saint-Augustin et du boulevard Haussmann.

Certains casseurs jetaient des chaises prises dans des cafés sur les CRS, qui répondaient en chargeant et en lançant des gaz lacrymogènes. Quelques personnes sont montées sur des voitures, du mobilier urbain a été arraché, deux drapeaux israéliens ont été brûlés et la situation était très tendue vers 18 h 30 entre les forces de l’ordre et ces casseurs. Boulevard Haussmann, trois voitures ont brûlé, une quinzaine d’autres ont été retournées puis pillées, des vitrines ont éte brisées. Trois personnes au moins ont été interpellées. Peu après 19 heures, le calme revenait progressivement autour des Grands magasins et de la place de l’Opéra, les casseurs ayant quitté les lieux.

A Lyon, entre 8.000 et 15.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté samedi après-midi pour demander l’arrêt du « génocide du peuple palestinien ». Un collectif veut déposer une requête auprès du président de la République, via le préfet, pour que la France porte plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes de guerre commis contre la population palestinienne de Gaza par les dirigeants d’Israël », a précisé l’un de ses membres, Abdelaziz Chambi.

A Marseille, ils étaient 15.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police 3.000 à manifester, depuis la porte d’Aix jusqu’au Vieux-Port où le défilé s’est dispersé vers 17 h 30. Vers 16 heures, une minute de silence a été observée alors que résonnait l’hymne palestinien.

A Bordeaux ils étaient entre 2.000 et 3.000 à manifester , à Lille 3.000, à Toulouse entre 600 et 800 suivant les évaluations, à Annecy (Haute-Savoie) un millier tout comme à Perpignan, à Nice entre 3.000 et 5.000, à Mulhouse entre 3.800 et 5.000, à Nantes entre 1.700 et 4.000.

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Incidents à l’occasion d’une manifestation à Paris en soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza : 20 interpellations

AP | 03.01.2009 | 21:11

Vingt personnes ont été interpellées samedi soir à Paris lors d’incidents qui ont éclaté à l’occasion d’une manifestation en soutien aux habitants de la Bande de Gaza, bombardée depuis une semaine par l’armée israélienne, selon la préfecture de police qui a aussi fait état de dix policiers blessés et de plusieurs actes de dégradation.

D’après la préfecture de police, entre 400 et 500 jeunes présents en tête du cortège qui rassemblait quelque 21.000 manifestants ont "commencé à être très véhéments" à partir de 18h. Ils "ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre et ont commis plusieurs exactions sur des commerces et des véhicules du quartier", au niveau du boulevard Haussmann jusqu’à la place Saint-Augustin.

Selon un bilan communiqué vers 20h30 par la préfecture de police, cinq commerces ont été "dégradés ou vandalisés" et deux autres "pillés". Au nombre des magasins visés, un commerce de téléphonie, un bijoutier, et un magasin vendant de la vaisselle. En outre, "13 véhicules ont été dégradés, dont un appartenant aux forces de l’ordre, et trois véhicules ont incendiés dont un appartenant à la police", a-t-on précisé de même source.

Les forces de l’ordre ont procédé à vingt interpellations lors de ces incidents au cours desquels dix policiers ont été blessés, a-t-on ajouté sans fournir de précisions sur d’éventuels blessés dans les rangs des manifestants. D’après la préfecture, le calme a été rétabli vers 20h.

Plusieurs centaines de policiers de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), huit unités mobiles et des effectifs de la Direction de la police urbaine de proximité (DPUP) avaient été mobilisés à l’occasion de la manifestation, a-t-on appris de même source.

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