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Ondres (Landes) : nouveaux sabotages contre la SNCF ?
(Le 15 janvier 2009)

Sud Ouest, Jeudi 15 Janvier 2009

SUD-LANDES. Mardi soir, deux trains ont percuté à hauteur d’Ondres des blocs de béton volontairement placés en travers de la voie ferrée. Acte politique ou bêtise gratuite ?

Sabotages en trois actes

Pour l’heure, les termes de « malveillance » et de « vandalisme » l’emportent sur l’accusation de « terrorisme ». Même si les actes de sabotages survenus, mardi soir, dans le sud des Landes, sur la ligne SNCF Paris-Hendaye ne peuvent que rappeler inévitablement l’affaire Julien Coupat, ce jeune homme de 34 ans, soupçonné de faits similaires, et arrêté, dans les conditions que l’on sait, à Tarnac en novembre dernier.

Reste qu’en attendant de savoir si celui que certains présentent, malgré ses dénégations, comme le cerveau d’un groupuscule d’extrême gauche a fait des émules dans la région, mardi soir donc deux trains ont percuté, à hauteur de la commune d’Ondres, à la limite entre les Landes et le Pays basque, des blocs de béton d’une vingtaine de kilos.

Des obstacles dont il ne fait aucun doute qu’ils ont été volontairement installés en travers de la voie. Et selon un véritable scénario en trois actes.

Un choc à 130 km/h

Le premier choc intervient aux alentours de 20 h 30 avec le TGV 8543 qui circule dans le sens nord-sud en direction d’Hendaye. Malgré un freinage d’urgence, le train percute l’obstacle à près de 130 km/h. Aucun passager n’est blessé, mais la motrice est endommagée. Malgré tout, au bout de quinze minutes, le temps de dégager la voie et d’inspecter le train, le TGV peut repartir, mais à vitesse réduite. Le second choc se produit, lui, une heure plus tard, pratiquement au même niveau, mais sur la voie réservée au transport de marchandises. Vers 21 h 30, en effet, un train de fret percute, à son tour, un bloc de béton. Ce qui n’empêche toutefois pas cet ensemble de poursuivre son chemin en direction de Paris.

Mais le plus troublant, et c’est ce qui accrédite définitivement l’intention de nuire des auteurs de ces actes, c’est qu’une demi-heure après le second incident, vers 22 heures donc, les gendarmes découvrent en amont du premier choc, un troisième bloc de béton. Ce qui signifie clairement que celui-ci a été installé au milieu de la voie quelques instants après que le TGV eut percuté le premier bloc. Mais aussi que les auteurs ont pu assister de près ou de loin au déroulement des deux premiers incidents.

Prise au sérieux

« Pour l’heure, nous n’avons pas d’hypothèses privilégiées », commentait hier Jean-David Cavaillé, le procureur de Dax. Lequel a ouvert une enquête pour « dégradations volontaires et entrave à la circulation », tout en précisant que si « l’affaire est prise très au sérieux, elle reste dans le cadre du délit ».

Selon les premières constatations, les blocs de béton installés en travers des voies n’étaient pas en mesure de provoquer le déraillement des trains.

Seule certitude, les auteurs de ces actes n’ont pas eu à chercher bien loin pour trouver ces obstacles. Ces derniers auraient été pris sur les voies elles-mêmes. Ces blocs, qui ressemblent à des gouttières, servent en effet à protéger les installations électriques courant le long des voies ferrées.

Reste désormais à retrouver les auteurs de ces actes. Et surtout à déterminer leur motivation. En clair, s’agit-il d’un acte politique ? Ou d’une bêtise purement gratuite ?

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