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Lille : Des policiers agressés, une arme de service volée puis utilisée contre leurs collègues
(Le 17 janvier 2009)

Lille : Trois policiers blessés jeudi soir au cours d’une agression

Nord Eclair, samedi 17 janvier 2009 à 06h00

Les faits se sont déroulés vers minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, place Saint-Hubert, à deux pas de la gare Lille Flandres. Deux policiers du SISTC (service intercommunal de sécurisation des transports en commun), qui avaient fini leur service et rentraient chez eux en civil, ont été pris à partie par deux individus à qui ils avaient reproché d’uriner sur un véhicule en stationnement.

Selon la version rapportée par la direction départementale de la police du Nord, corroborée par le parquet de Lille, les policiers, qui ont fait état de leur qualité, ont été insultés et frappés de violents coups de pied et de poing. Malgré l’arrivée en renfort d’un troisième policier qui, lui aussi, terminait son service, les agresseurs ont pris le dessus et l’un des agents a reçu un coup de cric au visage qui l’a mis K.-O. C’est alors qu’un des deux hommes aurait réussi à s’emparer de l’arme de service de ce dernier, tombée à terre au cours de sa chute.

Quatre autres policiers parisiens en civil, en formation à l’école de police de Roubaix et qui passaient là par hasard, se sont à leur tour mêlés au pugilat. L’homme aurait alors pointé l’arme dans leur direction, et appuyé à deux reprises sur la gâchette. Mais le pistolet n’était ni armé ni chargé.

« Les policiers peuvent emmener leur arme chez eux, ce qui peut être pratique pour le cas où ils sont rappelés la nuit, mais le règlement leur impose de séparer l’arme des cartouches, précise Jean-Claude Menault, patron de la police nordiste. C’est ce qui a sauvé nos hommes jeudi soir. »

Filature jusqu’en Belgique

L’un des assaillants, âgé de 26 ans, a été maîtrisé et placé en garde à vue. Son comparse a réussi à s’enfuir en voiture avec l’arme de service du SISTC.

Les signalements du véhicule et de l’individu ont été diffusés à toutes les patrouilles. « Un agresseur en fuite avec une arme de service, c’est très sensible, donc on a mis le paquet pour le retrouver au plus vite », confie un policier lillois. Le fugitif a finalement été repéré hier en début d’après-midi à Halluin. Une filature discrète a permis de le suivre jusqu’en Belgique, où les policiers locaux l’ont cueilli vers 14 h. Ils ont alors retrouvé l’arme perdue.

L’individu est en garde à vue au commissariat de Mouscron. Il pourrait faire l’objet d’un mandat d’arrêt européen dès aujourd’hui. Son complice présumé devait être déféré quant à lui ce matin au parquet de Lille qui devrait ouvrir une information judiciaire. Dominique Moyal, procureure adjointe de Lille, parle d’une « agression sauvage » et évoque la possibilité de poursuites pour « tentative d’homicide volontaire sur agent de la force publique ».

Hier, le syndicat Unsa-Police déplorait « la montée en puissance des violences à l’égard des policiers ». Le fonctionnaire blessé avec le cric a subi un traumatisme crânien avec perte de connaissance, mais ses jours ne sont pas en danger.

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Agression de trois policiers à Lille : un suspect mis en examen et incarcéré

Nord Eclair, samedi 17 janvier 2009 à 18h39

Le suspect arrêté jeudi soir juste après l’agression de trois policiers à Lille a été mis en examen et placé en détention provisoire ce matin.

Le deuxième individu arrêté à Mouscron, en Belgique, fait pour sa part l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Il devrait être rapatrié en France la semaine prochaine pour être entendue par la juge d’instruction Mme Philippe, à Lille.

Ce deuxième individu pourrait être mis en examen pour tentative de meurtre. Jeudi soir, lors de l’agression qui s’est déroulée place Saint-Hubert, tout près de la gare Lille-Flandre, un policier avait été frappé à la tête avec un cric et il avait perdu son arme de service en chutant. L’agresseur présumé aurait alors récupéré le pistolet, l’aurait pointé vers d’autres policiers en civil qui arrivaient à la rescousse et aurait pressé deux fois la détente. Par chance, conformément aux instructions, le pistolet n’était ni armé ni chargé.

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