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Nice est le théâtre d’affrontements entre jeunes et policiers, plusieurs mis en examen
(Le 19 janvier 2009)

Nice est le théâtre d’affrontements entre jeunes et policiers

LE MONDE | 19.01.09 | 15h37

Des groupes de casseurs ont affronté les forces de l’ordre, samedi 17 janvier, dans le centre de Nice. Le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, avait interdit le rassemblement prévu par le collectif propalestinien Pour une paix juste et durable au Proche-Orient, qui réunit des organisations de gauche. Une semaine auparavant, lors d’une première manifestation organisée par ce collectif, de petits groupes avaient déjà affronté les policiers et dégradé plusieurs commerces. Le préfet a estimé que le risque était accru samedi par la volonté d’un groupe d’extrême droite radicale, les Identitaires, d’organiser un défilé sur le thème "n’abandonnons pas notre ville à la racaille". Cette manifestation a aussi été interdite.

Cependant, vers 15 h 30, une cinquantaine d’Identitaires a remonté l’avenue Jean-Médecin, la principale artère de la ville. Séparés par les CRS, ils ont échangé des insultes avec des jeunes issus de l’immigration. Les forces de l’ordre ont empêché ces derniers d’accéder à l’avenue. Plusieurs centaines de manifestants, dont certains criaient "Israël, assassins", se sont dispersés place Masséna.

Issus de leur rang, des petits groupes ont alors investi les abords de la mairie. Plusieurs véhicules ont été endommagés, une dizaine de vitrines brisées. Quatorze personnes ont été placées en garde vue ; six devraient être mises en examen pour "dégradations en réunion" et "vol". Cinq de ces six suspects sont des mineurs âgés de 14 à 17 ans.

Un vaste dispositif avait pourtant été déployé par les forces de l’ordre, avec 560 policiers, CRS et gendarmes, et 120 policiers municipaux. "Certains de ces jeunes délinquants, issus des cités, veulent transformer le centre de Nice en terrain de jeux violents, assure un enquêteur. Ils ont franchi les mailles du filet. De quoi les inciter à revenir, comme cela se produit à Paris."

Les autorités s’inquiètent de récents appels à la violence. Les services de renseignement cherchent à identifier les auteurs d’un SMS, largement diffusé au cours des jours précédents : "La relève du 06 monte sur scène le 17 janvier (...). Ramène piere, galet, baton ; brise vitre : pren le dan le bus outil, fumigène et coktail Molotov. Tou..pour faire la guerre à ces juifs et c schmidt ki se mettent au milieu."

Pour le maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi, "désormais, nous sommes engagés dans une guerre contre les voyous que nous gagnerons". M. Estrosi met en cause l’attitude du recteur de la mosquée de Cannes, Mustapha Dali : "Il avait appelé, devant la presse, à ne pas manifester samedi. Or dans ses prêches à la mosquée, il a appelé à venir défiler à Nice." M. Dali dément avoir incité les jeunes à manifester. Selon lui, le maire "instrumentalise la situation".

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Nice Matin, 23:30 - lundi 19 janvier 2009

Des casseurs de Nice mis en examen

A l’issue de leurs auditions par la police, ce sont finalement six « casseurs » qui ont été présentés hier à la justice après les violences gratuites perpétrées samedi après-midi dans les rues du centre-ville de Nice. Un majeur a été condamné à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate, pour avoir été trouvé en possession d’un marteau brise vitres qu’il a reconnu avoir dérobé dans un bus pour s’en prendre « à du matériel ». Cet étudiant, qui prépare à Nice un DUT d’informatique, admet aussi avoir contribué à diffuser un SMS appelant des amis à porter une veste à capuche pour empêcher toute identification au sein de l’attroupement. Un mineur, âgé de 17 ans, soupçonné d’avoir lancé un cocktail molotov sur les forces de l’ordre a d’autre part été mis en examen par un juge des enfants. Il sera jugé prochainement par le tribunal des enfants.

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