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Courcouronnes (Essonne) : Une bombe artisanale lancée vers des policiers
(Le 26 février 2009)

Courcouronnes (Essonne) : Une bombe artisanale lancée vers des policiers

Le Parisien, 26.02.2009, 07h00

Deux jeunes âgés de 18 ans ont été arrêtés. Ils sont suspectés d’avoir concocté un engin explosif en mélangeant de l’acide et de l’aluminium dans une bouteille.

Il est 19 h 40, mardi, rue François-Truffaut à Courcouronnes. Une importante explosion retentit. Deux individus âgés de 18 ans viennent de jeter une bombe artisanale en direction de deux policiers. Interpellés et placés en garde à vue, les deux artificiers présumés seront déférés devant le parquet d’Evry ce matin. Originaires de la commune et défavorablement connus des services de police, ils n’ont pour l’instant pas expliqué les raisons de leur geste. L’affaire démarre quelques instants avant la déflagration. Des appels arrivent à police secours. Des riverains constatent que des individus lancent des cocktails Molotov dans un parc voisin de la rue François-Truffaut. Une patrouille se rend immédiatement sur place. En arrivant sur les lieux, les fonctionnaires ne voient que quelques débris de verre jonchant le sol mais aucune trace des lanceurs. Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC), en civil, décident alors de partir à pied en patrouille.

« Heureusement que le projectile a rebondi sur une voiture, sinon il leur serait tombé dessus ! »

Dans la rue François-Truffaut, ils avisent un passant et le contrôlent. Celui-ci n’a rien à se reprocher. A ce moment-là, une voiture roule doucement derrière eux. Ils entendent un objet tomber. C’est une bouteille en plastique qui a atterri à quelques mètres. Quelques secondes plus tard, elle explose violemment. La déflagration résonne à plusieurs centaines de mètres à la ronde. « Ils ont été visés, s’emporte un officier. Heureusement que le projectile a rebondi sur une voiture, sinon il leur serait tombé dessus ! »

Les quatre passants déambulant dans la rue à ce moment-là et les deux fonctionnaires ne sont pas blessés. Seule la carrosserie de quelques voitures garées est légèrement abîmée. A ce moment-là, les policiers aperçoivent au bout de la rue la voiture qui les a dépassés. Le duo s’est arrêté pour voir tranquillement son forfait. Ils prennent la fuite. Trop tard. Les policiers ont relevé la plaque d’immatriculation.

Ce renseignement les conduit à un appartement de Courcouronnes. Ce sont des adultes qui ouvrent la porte. Après quelques incompréhensions, les policiers s’aperçoivent que c’est le fils de la famille qui a emprunté la voiture paternelle pour commettre son méfait. Les parents appellent leur enfant pour qu’il se rende. Il est placé en garde à vue. Son complice se rend à son tour. Aucun lien n’a été établi entre les deux jeunes et les lanceurs de cocktails Molotov.

Après analyse, la bombe artisanale s’est révélée être un mélange d’aluminium et d’acide. Combinés dans un endroit confiné, comme une bouteille, ces deux ingrédients entraînent une explosion. « Cela aurait pu être dramatique, déplore Michel Carillo, responsable départemental du syndicat de police Alliance. Heureusement que nos collègues étaient expérimentés. De plus jeunes auraient pu avoir le réflexe de s’approcher de la bouteille. »

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