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Italie : adoption de nouvelles mesures contre les immigrés
(Le 27 février 2009)

Courrier International 6 févr. 2009

ITALIE • Immigration : tour de vis sécuritaire

Le Sénat italien a approuvé, le 5 février, le "paquet sécurité", un ensemble de mesures visant, selon le gouvernement de Silvio Berlusconi, à lutter contre l’immigration clandestine. Porté à bout de bras par la Ligue du Nord, le projet de loi lève l’interdiction pour les médecins qui ont eu à soigner des immigrés clandestins dans des hôpitaux publics de les dénoncer à la police. Une mesure, explique le Corriere della Sera, qui a suscité les protestations de l’Ordre des médecins et de la Conférence épiscopale italienne.

Parmi les autres mesures du "paquet sécurité" approuvées, il y a entre autres l’introduction d’une peine pécuniaire pour les personnes séjournant illégalement en Italie, d’une taxe de 80 à 200 euros pour le renouvellement du permis de séjour, l’autorisation des "rondes citoyennes" (des associations de particuliers peuvent signaler aux forces de l’ordre des troubles graves à l’ordre public) déjà mises en place par la Ligue et la création d’un registre national des personnes sans domicile fixe.

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Les médecins italiens invités à la délation

Figaro, 09/02/2009 | Mise à jour : 19:48

Les médecins italiens peuvent désormais dénoncer à la police un patient clandestin. Cette norme vient d’être votée par le Sénat, dans le cadre d’un paquet de mesures destinées à renforcer la sécurité sur le territoire.

Le corps médical et l’Église se sont insurgés contre cette nouvelle discrimination qui risque, selon eux, d’entraîner un développement des circuits parallèles de santé. Jusqu’à présent, la loi interdisait de signaler toute personne en situation irrégulière se présentant dans un hôpital ou un dispensaire, et imposait de le faire soigner.

Pour le sénateur hépatologue Riccardo Villani, un catholique de gauche, la nouvelle loi constitue « une violation du serment d’Hippocrate ». La Conférence épiscopale estime qu’elle « ne fera qu’empirer les choses ». Les instituts catholiques ne l’appliqueront pas tandis que la Confédération ouvrière CGIL appelle à la « désobéissance civile ».

La petite-fille du Duce, la députée d’extrême droite Alessandra Mussolini, appelle à la révolte : « de nombreux fils d’immigrés ne seront plus soignés parce que leurs mères auront peur d’être dénoncées ».

Rondes citoyennes

En revanche, pour la Ligue du Nord, qui l’a imposée, c’est « le seul moyen de combattre les épidémies que transmettent les immigrés » (sic !). Pour les sénateurs de ce parti xénophobe, il faut « en finir avec les bons sentiments » et faire vraiment comprendre aux clandestins que l’Italie n’est pas un paradis pour eux.

Au total 51 mesures ont été approuvées. Il en coûtera jusqu’à 200 euros à un immigré pour obtenir un permis de séjour. Un étranger se mariant à une Italienne devra séjourner deux ans en Italie pour en acquérir la nationalité. Les mairies qui le souhaitent pourront instaurer des « rondes citoyennes » mais sans port d’armes pour les volontaires.

Le délit de clandestinité est constitué : il est passible d’une amende de 5 000 à 10 000 euros. En revanche, le projet d’instaurer une peine de six mois à quatre ans de prison n’a pas été retenu. De même, l’allongement de la période de détention de deux à dix-huit mois ne fait pas partie des nouvelles mesures.

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Italie : renforcement des lois sur les viols et l’immigration clandestine

La Presse Canadienne - ‎20 févr. 2009‎

ROME - Le gouvernement italien a dévoilé vendredi de nouvelles mesures pour lutter contre les violences sexuelles et l’immigration clandestine, suite à l’émotion récemment suscitée dans l’opinion par une série de viols imputés pour la plupart à des étrangers.

Le gouvernement conservateur de Silvio Berlusconi a présenté ces mesures sous la forme d’un décret d’urgence lors d’une réunion du conseil des ministres, ont indiqué les ministères de la Justice et de l’Intérieur. Le texte doit encore être approuvé par le Parlement, où les conservateurs disposent d’une majorité confortable.

La nouvelle loi durcit les peines de prison pour les viols, garantit la gratuité des frais d’avocats aux victimes de violences sexuelles, et fait du harcèlement un crime.

Elle autorise également les maires à organiser des patrouilles de citoyens non-armés pour renforcer la sécurité dans les rues. Cette disposition a déclenché les critiques de l’opposition de centre-gauche, pour qui le gouvernement encourage l’auto-défense.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni a défendu vendredi cette mesure, affirmant que la création de groupes de volontaires permettrait au contraire d’éviter que des patrouilles non-organisées ne s’emparent des rues.

Ce renforcement de la législation a été décidé suite à l’émoi de la population après une série de viols au cours des dernières semaines, et dont beaucoup ont été imputés aux étrangers. Deux Roumains ont ainsi été arrêtés pour le viol d’une adolescente de 14 ans le jour de la Saint-Valentin. Plusieurs agressions sur des immigrés ont depuis été signalées.

Le décret pris vendredi par le gouvernement permet le maintien en détention des immigrants pendant six mois, contre deux précédemment, le temps de vérifier leur identité, de traiter les demandes de séjour, et d’expulser ceux qui ne sont pas en règle.

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Cristian Diaconescu, a de son côté indiqué que Bucarest ne souhaitait pas que les Roumains soupçonnés de crimes en Italie soient renvoyés dans leur pays. M. Diaconescu se rendra en Italie lundi pour s’entretenir de cette question avec son homologue italien Franco Frattini. Il a estimé à un million le nombre de Roumains vivant et travaillant sur le territoire italien.

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