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Paris : Une manifestation de Tamouls s’enflamme près de la gare du Nord
(Le 21 avril 2009)

Une manifestation de Tamouls dégénère près de la gare du Nord

20 minutes, 21.04.09 à 11h21

VIOLENCES - Cent cinquante-trois personnes toujours en garde à vue... Cent quarante-trois personnes soupçonnées d’avoir pris part à une manifestation non-déclarée de Tamouls lundi soir près de la gare du Nord à Paris étaient toujours en garde à vue mardi matin.

Ces personnes, originaires du sous-continent indien, sont soupçonnées de participation à un attroupement interdit et pour certains de dégradations de véhicules, notamment des bus de la RATP, ou encore de violences à agent de la force publique.

Quelque 210 personnes avaient été interpellées lors de la manifestation dont l’objet était de dénoncer l’intervention de l’armée sri lankaise contre les rebelles tamouls. Selon les constatations de deux journalistes de l’AFP, les vitres de trois autobus de la RATP, de deux voitures et d’un camion ont été brisées et un scooter incendié.

« Les manifestations pacifiques ne marchent pas »

« Depuis le 8 avril, des Tamouls sont en grève de la faim au Trocadéro. Mais comme on est minoritaires, personne ne nous écoute, les médias n’ont pas réagi, affirme Thurai Ranjith, un ingénieur de 38 ans originaire de Drancy, venu manifester. La veille, le gouvernement sri-lankais a encore massacré des centaines de civils. Les manifestations pacifiques ne marchent pas. »

Un agent de la RATP a indiqué à « 20 Minutes » que les manifestants se sont attaqués à un camion et à deux bus, tentant de mettre le feu à l’un d’entre eux. Les vitres de trois autobus de la RATP, de deux voitures et d’un camion ont été brisées.

« Nous manifestions de manière pacifique quand des personnes se sont attaquées à des bus. Elles ont perdu de la famille au Sri-Lanka, elles sont désespérées », confiait Jana Francis, 39 ans, originaire de Drancy également.

Des manifestants ont renversé des poubelles au milieu de la rue et certains d’entre-eux ont jeté des bouteilles sur les forces de police, ont constaté les journalistes. Selon la préfecture de police, quatre personnes, dont un policier, ont été légèrement blessées lors de ces incidents.

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leJDD.fr, Mardi 21 Avril 2009

Les Tamouls embrasent Paris

Cent-quatre-vingt personnes ont été interpellées lundi soir à l’issue de violents affrontements entre forces de l’ordre et Tamouls, près du métro La Chapelle, dans le nord de Paris. Les manifestants tentaient d’alerter sur le sort de leur communauté au Sri-Lanka. Des milliers de civils y fuient actuellement la zone occupée par la rébellion et encerclée par l’armée.

Le conflit sri-lankais retentit jusque dans les rues de Paris. Lundi soir, un climat d’émeute régnait dans le nord de la capitale, près du métro La Chapelle, où des affrontements ont éclaté entre Tamouls et forces de l’ordre. Cent-quatre-vingt personnes ont été interpellées et quatre, dont un policier, ont été légèrement blessées, a rapporté la préfecture de police. Dans l’immédiat, on ne sait si les autres blessés sont des passants ou des manifestants. Après les interrogatoires, des poursuites seront engagées contre certains d’entre eux pour "participation à un attroupement armé, violences sur agents de la force publique, dégradations", a annoncé le parquet.

Ces heurts ont eu lieu à l’issue d’une manifestation spontanée des Tamouls de Paris. Cinq cent-personnes environ s’étaient rassemblées vers 17 heures dans un quartier à forte population sri-lankaise. Leur mouvement avait commencé dans le calme jusqu’à ce que des participants entament un sit-in au milieu de la place la Chapelle, bloquant la circulation. Les fonctionnaires ont usé de gaz lacrymogènes pour les déloger. Les bousculades ont ensuite dégénéré en affrontements : des Tamouls ont lancé des projectiles sur trois bus de la RATP, sur des policiers, et brisé des vitrines. La police évoque un "attroupement armé", expression qui peut faire référence à des armes blanches, des armes à feu ou des armes improvisées, comme des bâtons. Pour des Tamouls, interrogés par le Parisien, les manifestants ont seulement répliqué à des provocations de CRS.

Exode de civils

Lundi vers minuit, le calme semblait enfin revenu dans le quartier, mais une nouvelle manifestation est prévue mardi, sur les Champs-Elysées. Ces rassemblements se multiplient en Europe depuis deux semaines, notamment à Paris et Londres où la diaspora tamoule est très représentée. Lundi, un cortège comptait plusieurs milliers de personnes devant le Parlement de Westminster. Elles réclamaient, comme à Paris, la fin des hostilités au Sri Lanka.

Après 25 années d’un combat qui a fait 70 000 morts, l’armée régulière est en effet parvenue à encercler les rebelles tamouls repliés dans une zone de quelques kilomètres carrés du nord-est de l’île. Lundi, un ultimatum de 24 heures a été donné par l’armée aux Tigres de libération de l’Eelam Tamoul (LTTE) pour se rendre. Un ultimatum rejeté. "Les LTTE ne se rendront jamais. Nous combattrons et nous savons que nous gagnerons avec l’aide du peuple tamoul", a déclaré Seevaratnam Puleevedan, secrétaire général du secrétariat de la paix des LTTE. C’est désormais la population civile qui se trouve désormais menacée. Près de 40 000 personnes ont fui la zone de guerre au cours des dernières 24 heures, mais l’évacuation n’est pas terminée. L’ONU et les pays occidentaux ont demandé un cessez-le-feu, refusé par le gouvernement de Colombo, qui accuse les Tamouls de retenir de force la population civile. Il est toutefois difficile de vérifier les déclarations des deux parties, l’accès à la zone de combats étant interdit à la plupart des observateurs indépendants.

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