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Nantes : De la casse à la manif contre toutes les répressions
(Le 26 avril 2009)

Ouest-France, dimanche 26 avril 2009

De la casse à la manif de Nantes hier

La manifestation contre les répressions a laissé des traces hier dans le centre de Nantes.Vitrines de banques et supports de pub éclatés. La police a interpellé deux jeunes en fin de journée.

Tout a commencé par un rassemblement sage sur la place Bretagne. Le temps que se retrouvent les divers groupes nantais et bretons qui avaient lancé cet appel unitaire « contre toutes les répressions ».

Leur point commun : « On a tous ici, de près ou de loin, des connaissances qui ont subi les effets de la politique répressive de l’État, répression policière mais aussi sociale qui touche les précaires, les chômeurs », dit une manifestante qui affiche son appartenance au Nouveau parti anticapitaliste. Présents aussi, des enseignants, une poignée de syndicalistes, des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont certains membres sont poursuivis pour avoir entarté un élu, empêché les analyses du sol en dérobant les carottages. Des militants pour la réunification de la Bretagne.

Sur les 400 manifestants, les jeunes forment le gros de la troupe. Une jeune fille, bientôt majeure, vient « protester contre les répressions policières. Cette nuit, à Nantes, avec un groupe d’amis, on a assisté à l’arrestation violente d’un jeune beur. Choqués, on a essayé de parler avec les policiers. Du coup, ils ont pris un de nos copains et il a passé sa nuit en garde-à-vue. On en a pleuré. C’estécoeurant de voir ça. »

Mauvaise tournure

Dès que le cortège s’élance, quelques-uns se mettent à démonter des pavés. Des militants d’extrême gauche, aguerris, qui ont prévu capuches, masques, pétards et bombes de peinture prennent la tête du défilé. Brandissant leurs drapeaux noirs, ils avancent masqués pour la plupart.

Aux abords de la maison d’arrêt, on frise le show pyrotechnique. De gros pétards sont projetés par-dessus le mur de l’enceinte. Puis, à court de poudre, une fois arrivés au niveau du boulevard Guist’hau, un premier support publicitaire est vandalisé. L’affiche arrachée pour laisser place à ce message : « ils ont brisé nos rêves ».

Ensuite, c’est la vitrine d’un syndic immobilier qui subit les assauts des casseurs. « Vengeance » dit le tag. Puis quatre banques signées de « Mort aux banquiers, crève capital, vive la crise ».

En découvrant les premiers dégâts, les manifestants de la queue de cortège, tout à fait paisibles, blêmissent. Ils n’apprécient pas la tournure que prend la manif et préfèrent prendre la tangente. Effrayés aussi par un brusque mouvement de recul au pas de course du cortège qui vient de se retrouver nez à nez avec des forces de police au bout du boulevard Guisthau.

Finalement, les CRS se placent de manière à obliger les manifestants à retourner vers la place Bretagne. Il est 17 h. Ils ne sont plus qu’une centaine, se tiennent groupés. Le long de la ligne de tram, une dernière vitre tombe. Et comme une volée de moineaux, les casseurs s’éparpillent d’un pas rapide dans les rues animées de la ville, ôtant rapidement leurs foulards, bonnets, cagoules.

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