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Otan/Strasbourg : six interpellations, trois mises en examen, une condamnation
(Le 11 juin 2009)

Otan : six interpellations, trois mises en examen, une condamnation

Libé Strasbourg, 11/06/2009

OTAN - Les services de police ont procédé à six interpellations dans la cadre des violences commises en marge du sommet de l’Otan, début avril, à Strasbourg. L’information, révélée mercredi soir dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, a été confirmée localement par le parquet jeudi. Deux des six personnes interpellées ont toutefois été remises en liberté pour absence de charges.

Ces interpellations sont survenues dans deux cadres procéduraux distincts. Il y a d’abord l’information judiciaire ouverte suite à l’incendie de l’hôtel Ibis dans le quartier du Port du Rhin, le samedi 4 avril, en marge de la grande manifestation anti-Otan. Un juge d’instruction et des policiers de la division interrégionale de police judiciaire travaillent sur cette affaire. C’est "l’examen des films" (des caméras de vidéosurveillance) qui a permis aux enquêteurs d’interpeller cinq personnes, dont deux ont été relâchées, indique le parquet de Strasbourg. Les trois autres sont des mineurs nés en 1993 et 1994 et domiciliés à Strasbourg. Ils ont été présentés au juge d’instruction, mis en examen, puis remis en liberté sous contrôle judiciaire (mesure de "liberté surveillée préjudicielle" propre aux mineurs) ou avec obligation de suivi éducatif. Ils sont suspectés d’avoir commis des dégradations contre l’hôtel Ibis, mais "ils ne sont pas mis en cause pour l’incendie lui-même", précise le procureur adjoint Claude Palpacuer.

Autre affaire, autre cadre juridique : une enquête préliminaire diligentée par le parquet et confiée aux policiers de la sûreté départementale suite à des dégradations et tentatives de vol contre une station de lavage de voitures, située le long de la route menant au quartier du Port du Rhin. Cette fois c’est un majeur de 21 ans, strasbourgeois également, qui a été interpellé, jugé et condamné pour "tentative de vol avec dégradations". Il a écopé de quatre mois de prison avec sursis et 150 heures de travaux d’intérêt général pour s’en être pris au monnayeur de la station de lavage. "On avait retrouvé ses empreintes à un endroit où elles n’auraient pas dû se trouver", commente le procureur adjoint.

Le sommet de l’Otan a été marqué par plusieurs affrontements entre contre-manifestants et forces de l’ordre. Le 4 avril, jour de la grande manifestation anti-Otan, des blacks blocks auxquels s’étaient mêlés quelques jeunes des quartiers de Strasbourg avaient détruit ou endommagé deux bâtiments des douanes, un hôtel et un ilot commercial dans le quartier du Port du Rhin, livré aux violences pendant près d’une heure et demie (voir les articles du 4 et du 6 avril pour plus de détails).

Au total, quatre informations judiciaires sont ouvertes, indique le parquet de Strasbourg. L’une pour l’incendie de l’hôtel Ibis, l’une pour celui de l’ilot commercial et une troisième pour celui des bâtiments des douanes. deux personnes de nationalités russe et allemande ont déjà été mises en examen dans cette affaire. La quatrième information judiciaire concerne des violences contre des militaires dont le véhicule avait été visé par un pieu de bois au niveau du pare-brise, dans le quartier du Neuhof, le 2 avril.

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Sommet de l’Otan : un Strasbourgeois écope de sursis, 3 mineurs en liberté surveillée

L’Alsace, 11/06/2009 à 12h07

Un Strasbourgeois a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et trois mineurs ont été placés en liberté surveillée hier pour des violences commises en marge du sommet de l’Otan en avril à Strasbourg, a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire.

Un homme de 21 ans a été condamné à quatre mois avec sursis et 150 heures de travail d’intérêt général pour tentative de vol avec dégradation sur une aire de lavage automobile où ses empreintes digitales avaient été relevées.

Il était accusé d’avoir profité du désordre dû aux manifestations en marge du sommet de l’OTAN, les 3 et 4 avril, pour tenter de s’emparer de l’argent de l’installation, a indiqué le procureur adjoint Claude Palpacuer.

Trois mineurs ont été présentés devant un juge pour enfants et placés en liberté surveillée préjudicielle, une mesure éducative similaire au contrôle judiciaire appliqué à des adultes. On leur reproche des dégradations et des vols avant ou après l’incendie de l’hôtel Ibis, le 4 avril, dans la zone proche de la frontière allemande, mais leur responsabilité dans l’incendie n’a pas été retenue, selon la même source.

Deux autres Strasbourgeois interpellés lundi et mardi à Strasbourg dans le cadre de cette affaire ont été relâchés, faute de charges.

Des centaines d’autres personnes ont été interpellées, mais très peu ont été condamnées jusqu’ici. Parmi les condamnés, un Berlinois jugé en comparution immédiate a écopé de six mois ferme pour avoir lancé des pierres sur les forces de l’ordre et un Strasbourgeois de 22 ans d’un an ferme et deux avec sursis, pour complicité dans un tir de pétard.

D’autres sont en attente de leur jugement.

Un groupe de militants avait violemment affronté les forces de sécurité et incendié des bâtiments en marge d’une manifestation contre le sommet de l’Otan qui avait rassemblé environ 10.000 personnes selon la préfecture et 30.000 selon les organisateurs.

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