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Ambérieu-en-Bugey (Ain) : La gendarmerie attaquée au cocktail Molotov
(Le 28 juin 2009)

La gendarmerie d’Ambérieu attaquée au cocktail Molotov

Progrès de Lyon, le 20.06.2009 04h00

Dans la nuit de mercredi à jeudi, cinq cocktails Molotov ont été lancés sur la brigade de gendarmerie d’Ambérieu-en-Bugey. Trois voitures et un mur ont été dégradés par les flammes

Ce n’est pas en Corse ou aux abords d’une cité de banlieue sensible, mais bien dans l’Ain que l’attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi. Et il suffisait hier de « surfer » sur les forums internet des gendarmes pour comprendre que l’émotion est grande au sein de la gendarmerie.

Parce qu’en s’en prenant à une brigade de gendarmerie, c’est à un symbole que se sont attaqués les incendiaires, celui de la sécurité des biens et des personnes et de l’ordre public. Et surtout la brigade d’Ambérieu, comme toutes les brigades de gendarmerie, héberge des familles. Des femmes et des enfants qui auraient pu être victimes d’une violence aveugle.

Il était 1 h 50 du matin quand un gendarme a été réveillé en sursaut par le bris d’un objet en verre. Le temps de réaliser et de jeter un coup d’œil à la fenêtre, ce sont cinq cocktails Molotov au total qui s’étaient brisés dans l’enceinte de la brigade.

Le militaire a donné l’alerte et s’est emparé d’un extincteur, avant d’être rejoint par ses collègues. Une intervention suffisamment rapide pour éviter le pire, puisque les flammes léchaient déjà le mur d’un bureau de la brigade, dans le bâtiment d’accueil du public.

Les gendarmes auront vidé trois extincteurs pour venir à bout des flammes qui ont noirci le mur (notre photo). D’autres cocktails Molotov ont abîmé le capot d’une Peugeot 206 de service, et touché les deux voitures personnelles d’un gendarme et de sa famille, au niveau d’un pare-chocs et des pneus.

L’alerte a évidemment été suivie d’intenses recherches sur le secteur, où toutes les patrouilles disponibles ont convergé. Le colonel Frédéric Aubanel, commandant du groupement, s’est également rendu sur place pour soutenir ses hommes et superviser les recherches. Sans succès.

Vengeance, provocation, geste gratuit, toutes les hypothèses restent ouvertes, et la brigade des recherches de Belley a engagé de gros moyens, notamment de police scientifique, pour retrouver les incendiaires.

Au groupement de gendarmerie de l’Ain, le chef d’escadron Dominique Falzon, commandant en second, « condamne fermement ces faits inadmissibles, qui visent des gendarmes au service du public, vivant là avec leurs familles ».

Acte de désœuvrement ou ciblé contre un gendarme ? Cette attaque rappelle en tout cas celle qui a visé la gendarmerie de Chalamont l’an passé ou celle de Belleville (Rhône) fin 2007. En janvier 2006 des cocktails Molotov avaient également visé les locaux de la police municipale d’Ambérieu-en-Bugey.

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