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Marseille : le commissariat de Félix-Pyat attaqué à la grenade
(Le 5 juillet 2009)

Marseille : le commissariat de Félix-Pyat attaqué à la grenade

La Provence samedi 4 juillet 2009 à 10H15

Six véhicules ont été endommagés par l’explosion. Pas de blessés

Le geste a été suffisamment grave pour faire réagir vivement le ministre de l’Intérieur. "Je condamne fermement cet acte inacceptable qui aurait pu tuer ou blesser", a déclaré hier matin Brice Hortefeux. La veille, vers 23h15, une grenade défensive de type militaire était jetée sur le parking du commissariat du 3e arrondissement, à Félix-Pyat.

Six véhicules de police ont été endommagés et de nombreux impacts ont été retrouvés sur la baie vitrée de l’école maternelle qui jouxte le commissariat. Cette "attaque" intervient dans un contexte déjà tendu entre les policiers et certains habitants de la cité à la "réactivité très vive" à chaque interpellation. Jets de pierres, de boulons, de boules de pétanque...

Les forces de l’ordre sont dans ce secteur régulièrement la cible d’individus à la provocation facile. Au début du mois de mai dernier, les policiers découvraient au 22 e étage d’une tour de la cité des blocs de béton, en fait des marches de trottoir décelées "censées" servir d’arme. Deux personnes étaient interpellées.

Quelques jours plus tard, le commissariat était visé par des cocktails molotov. L’un des "assaillants" avait fait exploser l’engin sur lui... Un accident qui avait eu pour effet de calmer les esprits. "S’il n’y a pas eu de mort vendredi soir, c’est un miracle, affirme David Olivier Reverdi du syndicat de police Alliance. Alors que le planton, chargé de surveiller l’entrée, discutait avec un équipage de police secours, un délégué syndical est arrivé. Ils sont tous entrés à l’intérieur poursuivre la conversation. La grenade a explosé juste après. Les fonctionnaires en ont marre d’être caillassés. Et malgré la situation, ils n’arrêtent pas de travailler pour autant."

Le taux d’élucidation a augmenté de 65% en un an dans ce secteur en matière de délinquance de proximité. "L’activité est soutenue. Il y a des interpellations tous les jours", note un policier. "Notre efficacité doit déranger, analyse Pascal Lalle, directeur départemental de la sécurité publique. D’où ces réactions hostiles." Au-delà du travail réalisé par la police, qui doit, certes, bousculer "certaines habitudes", c’est aussi la présence d’armes de guerre dans les cités qui pose question.

D’après les premiers éléments, cet engin venait de l’ex-Yougoslavie. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la DIPJ de Marseille et la présence policière a été renforcée aux abords du commissariat.

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