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Paris : Quatre vigiles (GPIS) des HLM attaqués avec des pétards
(Le 17 juillet 2009)

Quatre vigiles des HLM blessés par des pétards

Rue Bernard-Dimey (XVIII e ), au lendemain du 14 Juillet, quatre agents du GPIS chargés de la surveillance des immeubles sociaux ont été blessés par des pétards.

Le Parisien | 17.07.2009, 07h00

Etait-ce un guet-apens ? L’enquête de police ne le dit pas encore. Mais, une chose est certaine : trois hommes et une femme, tous membres du GPIS (groupement parisien interbailleurs de surveillance), ont été blessés par des pétards, jetés à l’intérieur de leur voiture, mercredi vers 22 h 30. L’agression est survenue alors que les vigiles patrouillaient rue Bernard-Dimey (XVIII e ), près de la porte de Saint-Ouen, aux abords d’un groupe d’immeubles HLM de Paris Habitat.

Passant à travers les fenêtres ouvertes de leur voiture, les pétards ont explosé à quelques centimètres des occupants. Tous ont été transportés à l’hôpital Lariboisière, où une perte d’audition provisoire a été constatée sur chacun d’eux. Mais c’est la jeune femme du groupe qui a été le plus grièvement touchée : brûlée au deuxième degré à la nuque, elle s’est vue délivrer une interruption totale de travail (ITT) de quarante-cinq jours, qui prend également en compte ses lésions auditives.

114 victimes en 2008

Les pétards auraient été lancés depuis une fenêtre d’un immeuble, mais les enquêteurs ne sont pas encore parvenus à déterminer de quel endroit précisément. Mises en place en 2004, d’un commun accord entre les bailleurs sociaux et la Ville, les missions des agents du GPIS visent à améliorer la tranquillité des ensembles HLM de la capitale. Une mission de service publique pas toujours de tout repos, puisque, en 2008, 114 d’entre eux ont été victimes de violences dans l’exercice de leur profession : 72 verbalement, et 42 physiquement. Faisant état de ce bilan pour le moins inquiétant, Georges Sarre, l’adjoint de Bertrand Delanoë en charge de la sécurité, demandait récemment à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, que les agents du GPIS soient équipés de tonfas des bâtons de défense afin de faire face aux agressions.

Les quatre agents victimes des jets de pétard ont porté plainte et bénéficieront de l’assistance juridique complète du GPIS. Georges Sarre, quant à lui, a annoncé qu’il s’inquiéterait dès aujourd’hui auprès du procureur de la République de Paris des suites judiciaires qui seront données à l’affaire.

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