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Lille : Vidéo de la Maison flamande, le point sur l’affaire
(Le 21 août 2009)

[Pour notre part, le plus suspect dans cette histoire est que 7 des 26 "anarchistes" portent plainte aux flics contre des fafs. Sans doute au nom des sempiternelles excuses de l’exception tactique, des individus pensent jouer un ennemi contre l’autre. En se faisant complices et collaborateurs directs de l’Etat et de ses flics (qu’ils aident en les renseignant), ces individus n’ont donc d’ "anarchiste" qu’une étiquette identitaire. Ils n’ont toujours pas compris que l’idée anarchiste et/ou autonome implique qu’on règle soi-même ses affaires, même si elles sont compliquées ou douloureuses, sans la médiation de l’Etat. Dont acte.]

Vidéo de la Maison flamande : le point sur l’affaire

vendredi 21.08.2009, 04:43 - La Voix du Nord

La Maison flamande de Lambersart avait obtenu, puis diffusé dans une vidéo en juin sur Youtube, des infos personnelles d’anarchistes arrêtés le 23 mai. Comment ?

Le 23 mai, une manifestation d’extrême-gauche se termine à Lambersart par des dégradations sur le portail de la Maison flamande (Vlaams Huis), réputée liée à l’extrême-droite. La police arrête 26 manifestants, dont les prénoms, première lettre du nom et ville de résidence apparaissent en juin dans une vidéo diffusée sur Youtube par la Maison flamande.

Plainte de sept militants anarchistes. Saisie, la brigade criminelle de la PJ de Lille crée un groupe d’enquête. Des auditions d’adhérents de la Maison flamande et de membres d’extrême-gauche sont menées. Les plaignants croient à une connivence, démentie par la Maison flamande, entre la structure et des policiers. Pour les militants, il y a eu des fuites : « Les infos sur la vidéo sont celles données à la police. C’est impossible qu’une personne hors des services de l’État ait pu les réunir. » La Maison flamande, qui a porté plainte pour diffamation contre les sites autonomes, reconnaît la diffusion de la vidéo. Des données, elle conteste le « caractère personnel. On n’est pas capable d’identifier les personnes », selon son avocat, M e Moulin.

Comment a-t-elle obtenu ces infos confidentielles ? « Elle a reçu une liste manuscrite dans sa boîte aux lettres. D’où ça a pu venir ? (...) D’après ma cliente, elle a des contacts avec des personnes de la mouvance d’extrême-gauche (...) Tout le monde se connaît dans ces petits milieux », poursuit le conseil. Il dénonce une « histoire cousue de fil blanc » et sous-entend une manipulation : « Je suis plus pour l’option d’une liste donnée par un militant d’extrême-gauche. » Les enquêteurs restent sceptiques sur l’origine du courrier, envoyé pour des analyses graphologiques et d’empreintes.

Une manipulation ? L’un des plaignants bondit : « C’est tordu comme idée. Les interpellés n’ont aucun lien avec la Maison flamande. Et un gaucho n’a pas pu récolter ces infos car on ne se connaissait pas tous, encore moins les noms de famille et villes de résidence. » Exemple avec cette Italienne vivant en Belgique. Elle « a donné » à la police l’adresse de ses parents, un petit village italien « inconnu des autres manifestants ». Il s’est retrouvé sur la vidéo. Le télex policier de la manif avait été largement envoyé en interne, ou à la justice et préfecture. Autant, en cas de fuite, de possibilités théoriques

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