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Mortagne-du-Nord : Incendie et tentative d’incendie à la brigade de gendarmerie
(Le 25 août 2009)

Incendie et tentative d’incendie à la brigade de gendarmerie de Mortagne ce week-end

mardi 25.08.2009, 04:47 - La Voix du Nord

Quatre hommes étaient encore en garde à vue, hier soir, soupçonnés pour les uns d’avoir confectionné un engin incendiaire et de l’avoir lancé sur la façade de la brigade de gendarmerie de Mortagne-du-Nord. Pour les autres, il leur est reproché d’avoir mis le feu à la haie plantée devant le bâtiment militaire, et d’avoir incendié un transformateur électrique.

La nuit de vendredi à samedi, les gendarmes de la brigade de Mortagne-du Nord avaient interpellé un garçon en état d’ivresse manifeste sur la voie publique. Mais l’arrestation du jeune qui réside dans la commune n’avait pas plu à ses camarades de boisson. Les gendarmes étaient prévenus que des provocations pouvaient apparaître dans la nuit de samedi à dimanche. Les militaires se sont donc montrés vigilants.

Un cocktail Molotov jeté sur la brigade

Malgré cela, deux individus mécontents du sort qui avait été réservé à leur compagnon d’ivresse ont décidé d’agir et de s’en prendre à l’autorité que représente les gendarmes. Après avoir confectionné un cocktail Molotov, les deux énergumènes ont jeté l’engin incendiaire sur la façade de la brigade de gendarmerie, du côté des logements où résident les familles de militaires. Une chance que le dispositif n’a pas fonctionné la mèche s’est défaite de la bouteille au moment de lancer. La bouteille en verre s’est alors éclatée contre le bâtiment militaire, répandant le liquide inflammable sans qu’il ne puisse s’allumer. Les dégâts se sont limités à une ardoise cassée.

La haie incendiée

L’enquête des militaires a permis d’identifier rapidement les deux auteurs du jet de cocktail Molotov, à qui l’on reproche également la destruction par le feu d’un transformateur électrique. Suite au placement en garde à vue des deux jeunes, tout au plus âgé d’une vingtaine d’années, les militaires ont dû une nouvelle fois essuyer la colère d’une quatrième personne - le frère aîné d’un des deux incendiaires.

Mécontent de la privation de liberté de son cadet, il s’était présenté dimanche à la brigade pour signifier son mécontentement. Des menaces auraient été proférées. Alors quand hier, au petit matin, les gendarmes ont constaté que la haie qui borde la brigade avait été incendiée, leurs soupçons se sont immédiatement portés sur le frère aîné. Il a aussitôt été placé en garde à vue.

Les quatre individus, qui résident tous à Mortagne, à quelques dizaines de mètres seulement de la brigade, étaient toujours en garde à vue hier soir. Ils doivent être déférés aujourd’hui devant le procureur de la République de Valenciennes qui décidera des poursuites.

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Les quatre Mortagnais en prison

mercredi 26.08.2009, 04:44 - La Voix du Nord

Les quatre personnes interpellées ce week-end - dans le cadre d’incendies et de tentatives d’incendie qui visaient la brigade de gendarmerie de Mortagne-du-Nord - ont été placées hier en détention provisoire.

Trois frères et un de leurs amis ont été écroués, hier, sur la décision du juge des libertés et de la détention en attendant leur comparution immédiate demain devant le tribunal correctionnel de Valenciennes.

Les quatre garçons qui résident à Mortagne-du-Nord sont soupçonnés d’avoir semé le trouble dans la commune, les nuits de samedi à lundi (notre édition d’hier). Outre la destruction de poubelles et d’un transformateur électrique, les incendiaires présumés s’en sont pris aux locaux de la brigade de gendarmerie de Mortagne-du-Nord. Un cocktail Molotov a été jeté sur la façade du bâtiment, et la haie de conifères incendiée.

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Mortagne : quatre mois de détention pour le meneur par qui tout a commencé

vendredi 28.08.2009, 04:44 - La Voix du Nord

Au cours du week-end, quatre garçons âgés tout juste d’une vingtaine d’années avaient semé le trouble dans la commune de Mortagne-du-Nord (nos éditions de mardi et mercredi). Ils étaient les auteurs présumés de plusieurs incendies, dont un visait la brigade de gendarmerie. Tous les quatre ont été condamnés hier : trois à des peines de sursis et de travail d’intérêt général. Le quatrième, considéré comme le meneur de l’équipée, est parti quant à lui pour quatre mois en prison.

Elles sont là, les quatre terreurs qui ont donné du fil à retordre aux gendarmes ce week-end. Mais hier, après 48 heures de détention provisoire, et devant les magistrats du tribunal correctionnel, les « quatre apprentis émeutiers ont perdu de leur superbe », constatait le substitut Jean-Baptiste Miot à l’audience. Alcoolisation massive

Pourtant, ce sont bien leurs péripéties qui sont mentionnées dans le procès-verbal relatant l’enquête « très complète » dont a pris connaissance le président Delegove. Ce samedi soir, comme souvent à Mortagne-du-Nord, des jeunes se réunissent. « Et c’est leur droit », tenait à rappeler le président Delegove qui n’y voit rien d’interdit. Si ce n’est les habitudes « d’alcoolisation massive » qu’ont pris ces Mortagnais, et à laquelle s’ajoute « la prise de cannabis ». Deux addictions qui ne sont pas sans conséquences pour les habitants du village : dégradations régulières, jets de canettes de bière, jets de pierres... La nuit de samedi à dimanche, dans ce contexte d’ivresse, les militaires sont obligés d’intervenir auprès d’un de ces groupes réunis près de la poste de Mortagne. L’un de ses membres en état d’ivresse manifeste s’engageait dans un violent différend avec un second individu. Pour calmer le jeu, les gendarmes l’ont placé en cellule de dégrisement.

Mais l’initiative n’était pas du goût de tout le monde, surtout de l’un des prévenus : Philippe Dans, âgé de 20 ans. « Vous n’avez pas admis qu’on emmène votre ami ? », l’interroge le président. C’est pourquoi l’auteur a utilisé la bouteille de vodka rouge qu’il a bue pour la transformer en cocktail Molotov, celui qui sera lancé sur la brigade de gendarmerie. Heureusement qu’il n’a pas fonctionné. Le refus de l’autorité

Mais Philippe Dans ne s’arrête pas à cet échec. Il entraîne avec lui un de ses frères et un ami. Sur leur chemin, ils dégradent un transformateur électrique en y mettant le feu, ainsi qu’une porte de garage et une poubelle. « Vous faites régner un climat de terreur inadmissible », s’insurge publiquement le magistrat du siège à la lecture du dossier. « Les patrouilles de gendarmerie ont dû être augmentées pour assurer la tranquillité du village. » Les trois compères sont interpellés. Mais une nouvelle fois, l’action des gendarmes déplaît à l’un des membres de la famille Dans. Et ce dernier se venge en aspergeant la haie de conifères de la brigade de gendarmerie d’un dissolvant trouvé dans l’armoire de toilette de la famille, avant d’y mettre le feu.

Les faits mettent véritablement le ministère public en colère. D’abord, parce que le trouble à l’ordre public « a particulièrement été important au cours du week-end ». Le maire, Michel Quiévy, est venu lui-même exprimer à la barre du tribunal la gêne causée à la population et aux riverains.

Et puis, il y a la symbolique du geste commis à l’encontre de la gendarmerie : « On s’en prend à l’autorité de l’État. » Le parquet ne peut le tolérer. D’autant que les vies des familles de gendarmes ont été mises en danger. « Les sanctions doivent être importantes », s’apprêtait à requérir le substitut Miot : entre trois et six mois de prison ferme immédiate pour les quatre auteurs.

Du côté de la défense, on s’est appliqué à mettre en avant la misère sociale dans laquelle ont grandi les frères Dans. Un père alcoolique, divorcé, chez qui les enfants vivent. À 20 ans, Philippe Dans reconnaît deux à trois alcoolisations massives « par jour ». L’un de ses frères, prévenu à la barre, a grandi dans vingt familles d’accueil et quinze foyers avant sa majorité. « Cela n’a pas dû être facile d’être un enfant dans ces conditions », soulignait son avocate, Me Vilette.

Le tribunal a tranché : Philippe Dans, le meneur, a été condamné à douze mois de prison, dont huit assortis du sursis et mise à l’épreuve. Il a été maintenu en détention. Les trois autres Mortagnais ont été condamnés à des peines comprises entre dix et douze mois de prison avec sursis, avec l’obligation d’exécuter 210 heures d’un travail d’intérêt général.

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