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Bruxelles - Deux nuits d’émeutes à Molenbeek suite à une arréstation
(Le 20 septembre 2009)

MOLENBEEK - Les échauffourées qui ont mis aux prises jeudi soir plusieurs jeunes de Molenbeek avec la police se sont soldées vers deux heures du matin sur un bilan de neuf blessés parmi les forces de l’ordre et cinq arrestations. Ces violences ont fait suite à l’interpellation, vers 19 heures, d’un jeune homme de 14 ans à son domicile de la rue Vanderstichelen.La famille du jeune en question s’est rebellée et une vingtaine de riverains se sont joints à elle. Des cailloux ont été jetés sur les agents.Ceux-ci ont emmené le jeune homme au commissariat de la rue du Facteur, devant lequel une soixantaine de personnes ont continué de semer le trouble en jetant des projectiles. La police locale a alors appelé des renforts des zones environnantes et fait venir deux autopompes ainsi qu’un hélicoptère de la police fédérale.Les échauffourées se sont ensuite déplacées vers la rue Ribeaucourt et le boulevard Léopold II, où les groupes de jeunes ont joué au chat et à la souris avec les policiers.Des pavés ont été lancés ainsi que des bonbonnes de gaz, dont une a été lâchée sur le dos d’un policier depuis le deuxième étage d’un immeuble. Au total, neuf agents ont été blessés et dix véhicules de police endommagés.Le calme est revenu vers 2 heures du matin.Cinq jeunes interpellés pour avoir lancé des projectiles ont été mis à la disposition du parquet.

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Molenbeek sous couvre-feu Les festivités prévues pour la journée sans voiture ont été annulées

MOLENBEEK Tension plus que palpable, hier, dans le centre de Molenbeek. Au lendemain des émeutes ayant blessé neuf policiers - l’un d’entre eux a reçu une bonbonne de gaz sur la tête, lancée du 2e étage d’un immeuble... -, les plus jeunes toisaient, de loin tout de même, les forces de l’ordre présentes à l’extérieur du commissariat central. Des forces qui avaient procédé vers 22 h à une dizaine d’interpellations. Pas plus lourd qu’un sac de sport, le jeune Hakim justifie pleinement la réaction des jeunes. "Les policiers ont gazé la maman du jeune qu’ils ont arrêté. C’est pas normal. Une mère doit défendre son fils" , lance-t-il. La version policière diffère. Les gaz lacrymogènes ont fusé suite aux réactions très nerveuses du gamin - 14 ans - à l’origine des incidents. "On n’a pas visé la mère. Il fallait bien se défendre" , lance un jeune policier, pris dans la fournaise molenbeekoise jusqu’à 4 h du matin. À l’entrée de la station de métro Comte de Flandre, Youssef ne comprend plus grand-chose. "Avant, il y avait du respect envers les policiers. On savait discuter. Aujourd’hui, avec les agents de quartier ça va. Mais les autres, c’est un dialogue de sourds" , explique ce Molenbeekois depuis 50 ans pendant que, juste derrière, un ami du sac de sport pointe l’arrivée d’une voiture banalisée de la police. "On les connaît toutes. Regardez, celui qui sort, là, il faut se méfier, c’est un dangereux." Dangereuse, la police ? Avant-hier soir, elle a filé se planquer dans le commissariat, impuissante face au championnat molenbeekois de lancer de cailloux, pavés et bricaillons. Las, les jeunes se sont attaqués à d’autres façades - non halal - du quartier. La banque Dexia sur la place des Étangs Noirs en a pris plein la poire pour pas un balle. "En quoi est-elle concernée ?", se demande Driss Chrij. "C’est du n’importe quoi. Si elle s’en va, comment on va payer nos factures après ?" Question judicieuse, d’autant que celle consécutive aux émeutes risque d’être plus que salée. Et que Molenbeek s’échine à dénicher le moindre subside pour retaper, redynamiser, animer son territoire. Hier après-midi, le bourgmestre molenbeekois Philippe Moureaux (PS) annonçait l’annulation des festivités prévues dans le cadre de la journée sans voiture lors d’un point presse en compagnie de la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom, du chef de corps de la zone et du boss de la police fédérale Fernand Koekelberg. Au même moment, au pied de l’hôtel communal, un jeune se faisait alpaguer par deux policiers pour détention de caillasse tandis qu’un autre se faisait verbalement agresser pour avoir fait remarquer à un automobiliste qu’il avait failli écraser deux gamins...

19.09.2009 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/281922/commissaire-deveaux-bruxelles-n-est-pas-en-guerre.html

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