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Rennes. Un tiers des vélos en libre-service volés ou vandalisés
(Le 12 octobre 2009)

Rennes. Un tiers des vélos en libre-service volés ou vandalisés

Télégramme, 12 octobre 2009 à 19h13

Depuis le mois de juin dernier, la société Keolis a mis 900 vélos en libre service à Rennes. Ce système qui ressemble au "V-lib" parisien se nomme "Vélo star". En moins de 6 mois, 300 deux-roues ont été volés ou dégradés. Un chiffre difficile à encaisser pour la société.

Problèmes techniques et vandalisme
Ces vélos ont été détériorés par "le vandalisme primaire, pur et dur", explique Armelle Billard, responsable de la communication de Keolis. mais pas seulement. Le système d’accroche aux bornes fixes a également causé quelques dégradations. Il doit être modifié. Cependant, la société a été surprise "par l’ampleur du phénomène. On a fait appel au civisme de la population pour nous signaler les engins abandonnés dont le nombre peut atteindre une trentaine par jour".

Interpellations
Une quarantaine d’interpellations ont eu lieu récemment pour vol ou dégradation de vélos. Des peines d’amende comprises entre 600 et 700 euros ont été prononcées par la justice.

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Le vol de Vélos Star, "nouveau sport rennais"

Mensuel de Rennes, 30 septembre 2009 à 18h56.

Depuis la rentrée, les vols, dégradations et disparitions de Vélos Star sont en forte hausse. Kéolis, l’exploitant, rassure « un pic d’utilisation non conformes était prévu ». Il ne faudrait pourtant pas que ce nouveau sport fasse trop d’adeptes, sinon le dispositif risque d’en pâtir sérieusement.

Depuis la rentrée, le vol de Vélo Star est devenu un véritable sport à Rennes. Sur le parc de 900 bicyclettes en libre service, 160 sont actuellement hors service, indique l’exploitant Kéolis. Vols, dégradations voire disparitions, le phénomène s’est beaucoup accentué durant le mois de septembre. Mis en route le 22 juin, le dispositif est victime de son succès. « La courbe des vols suit celle des utilisations, rappelle Armelle Billard, chargée de communication du groupe Kéolis Rennes. Nous tournons actuellement à 2 000 utilisations par jour, du lundi au vendredi. Depuis juin, nous en sommes à 80 000 utilisations. En conséquence, les vols ont, eux aussi, augmenté. Le beau temps du mois de septembre a permis aux Vélos Star de connaître un franc succès. Nous avions prévu un pique d’utilisations non conformes. Il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps. Car nous allons arriver à un stade critique. Avec l’habitude, nous espérons, que le phénomène se tasse. » Pendant que les vélos vandalisés s’entassent dans la cour du commissariat de Rennes ou dans les garages de Kéolis, de nombreuses bornes du centre ville crient famine.

Nombreuses procédures
Au commissariat de la Tour d’Auvergne, devant ce nouveau parc de vélos, les policiers rient jaune et soulignent avec lassitude. « Pour chaque affaire, plusieurs policiers sont mobilisés durant plusieurs heures », soufflent des fonctionnaires en tenue. « Il faut interpeller les auteurs des vols ou les receleurs. Il faut ramener les vélos, prendre les dépositions, les plaintes. Pendant qu’on fait cela, on ne fait pas autre chose. » Une procédure certes banale mais de plus en plus fréquente. En moyenne, chaque jour, cinq à six Vélos Star sont ramenés au commissariat et deux à trois personnes sont interpellées. Au total, une trentaine de personnes ont déjà été arrêtées. La plupart du temps, les voleurs sont âgés d’une petite vingtaine d’années. Souvent, ils agissent sous l’emprise de l’alcool. « Ils n’ont pas forcément conscience de commettre en vol, commente Bernard Gicquel, directeur adjoint de la sécurité publique. Pour eux, c’est un jeu. »

Facture à la charge de Kéolis
La chaîne judiciaire doit elle aussi apporter une réponse à ces petits délits. « Les peines varient en fonction des profils des voleurs, de leurs antécédents judiciaires », souligne Bernard Gicquel. La plupart du temps, les auteurs de ces vols sont convoqués devant un délégué du procureur ou à une médiation pénale. De plus, ils doivent s’acquitter d’une « amende de 600 euros », prévient Kéolis. Quant à la facture de ce nouveau jeux ? Elle est entièrement prise en charge par l’exploitant. « Le contrat est ainsi fait », assure Kéolis.

Renforcer les attaches
Pour contrer ce phénomène, l’exploitant et les fabricants (Tracetel pour les bornes et Cycleurope, pour les vélos) réfléchissent à solidifier les attaches des bicyclettes. Le système d’accroche semble souffrir de quelques imperfections. « En secouant le vélo avec insistance, le dispositif cède », livrent des utilisateurs avertis. « De même, certaines personnes ne remettent pas correctement les vélos, c’est alors très facile de les décrocher. » Quant au montant de la petite note, Kéolis explique ne pas avoir de chiffres précis. « Chaque réparation est différente. Certaines fois la borne est abîmée. D’autres, pas. » Pourtant au commissariat, on évoque le chiffre de 400 € pour une réparation. 1 000 € pour une disparition.

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