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Folembray (Aisne) : Il gaze un gendarme à la lacrymo
(Le 30 novembre 2009)

Folembray (Aisne) : Il gaze un gendarme à la lacrymo

L’Aisne Nouvelle, 30 novembre 2009

Un habitant de Folembray, âgé de 24 ans, comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel de Laon. Il lui était reproché d’avoir insulté des gendarmes et gazé l’un d’entre eux.

Cet été, le 26 juillet, la fête communale de Folembray s’est terminée en échauffourées. À leur arrivée sur les lieux, les gendarmes sont accueillis par : « Tiens v’là le poulailler, v’là la volaille. » Ces propos émanent d’un Folembraysien de 24 ans, assez éméché. Les militaires calment les esprits et demandent à ce jeune homme de partir. Mais il reste et réitère ses propos.
Un gendarme du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie nationale) interpelle alors le Folembraysien. Lequel se saisit, d’un mouvement prompt, de la bombe lacrymogène du militaire. Il semblerait que, d’un geste malheureux, il ait cassé le mécanisme de l’arme. Une chose est sûre : le gendarme a reçu du gaz lacrymogène dans la figure, et en particulier dans l’œil. Résultat : une ITT d’un jour, 5 jours de soins et un arrêt de travail de 12 jours.

« C’était gentil et amical »

À la barre, le prévenu a reconnu les faits de rébellion. Il a, en revanche, assuré le parquet que les termes « volaille » et « poulailler » étaient « gentils et amicaux. »
Une explication qui n’a absolument pas convaincu le substitut du procureur Sicot : « L’infraction est constituée. Il est assez surprenant de vouloir dire que les mots n’ont pas de signification. » « Il y a aussi la blessure, qui pourrait avoir des conséquences graves sur ce gendarme », a-t-il poursuivi avant de requérir 4 mois de prison ferme.

Des réquisitions qui ont fait sortir de ses gonds maître Herman, avocat du prévenu. Citant Sade au passage (« Tout est bon quand il est excessif », La Nouvelle Justine N.D.L.R.), il a demandé la relaxe pour son client : « Il faut avoir conscience, quand on fait une injure, d’être en train d’injurier. En l’occurrence, « la volaille » n’est pas une injure. Reste la rébellion, et là, il y a une sanction à prendre, je suis d’accord. Mais il faut faire en sorte que cette sanction permette à mon client de travailler. » Le tribunal a reconnu coupable le Folembraysien et l’a condamné à un mois d’emprisonnement.

Il devra également verser 800 euros de dommages et intérêts à la victime, ainsi que 500 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

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