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Grèce : les salariés manifestent contre l’austérité
(Le 18 décembre 2009)

Grèce : les salariés manifestent contre l’austérité

(AFP) - 18 décembre 2009

ATHENES - Des milliers des salariés grecs ont répondu jeudi à l’appel à la grève des syndicats proches du parti communiste et de la gauche radicale pour protester contre le plan d’austérité du gouvernement, destiné à sortir le pays de la crise qui a ébranlé toute la zone euro.

Au moment où le ministre grec des Finances rencontrait ses partenaires européens et les investisseurs pour tenter de les rassurer sur les engagements du gouvernement, environ quatre mille salariés et fonctionnaires des syndicats indépendants de l’éducation secondaire (OLME) ont défilé dans le calme au centre d’Athènes en début d’après-midi.

Cette grève était considérée comme un premier test pour les socialistes au pouvoir depuis le 4 octobre, au lendemain d’un nouvel abaissement de la note à long terme de la dette de la Grèce par l’agence de notation américaine Standard & Poor’s qui l’a faite passer de mercredi de A- à BBB+. L’agence Fitch avait pris la même décision le 8 décembre.

Le Front de lutte syndical (PAME), émanation de l’ultra-orthodoxe parti communiste (KKE), et le rassemblement de la gauche radicale Syriza, avaient appelé à une grève générale dans l’ensemble du pays.

La puissante Union des journalistes d’Athènes (Esyea) s’est jointe au mouvement, privant le pays de journaux télévisés ou radiophoniques, de journaux nationaux, tandis que les services de l’agence de presse nationale Ana étaient suspendus.

La grève n’a cependant pas entraîné de perturbations dans les transports, terrestres ou aériens, les deux plus importantes confédérations syndicales, la GSEE (600.000 adhérents) et l’Adedy (200.000 membres) pour la fonction publique, toutes deux dirigées par des socialistes, ne s’étant pas associées au mouvement.

Sous la pression des marchés et de ses partenaires européens, le Premier ministre Georges Papandréou avait annoncé lundi un train de mesures imposant une cure d’austérité à la fonction publique, notamment une réduction de 10% des dépenses, un gel pour les salaires de base supérieurs à 2.000 euros et un coup de frein aux embauches en 2010.

Pour expliquer sa décision d’abaisser la note grecque, Standard & Poor’s a indiqué que ces mesures avaient peu de chances de se traduire par une réduction durable du fardeau de la dette publique.

L’agence précise qu’elle envisage de réduire davantage la notation "si le gouvernement ne peut obtenir le soutien politique suffisant pour mettre en oeuvre un programme crédible de consolidation budgétaire à moyen terme".

Après avoir rencontré jeudi des investisseurs à Londres, le ministre des Finances Georgios Papaconstantinou a fait part de sa déception face à cette dégradation. Il estime que cela "ne reflète pas les efforts entrepris par le gouvernement grec pour stabiliser les finances publiques".

Mais "les réponses que nous avons reçues des investisseurs sont beaucoup plus positives", a-t-il ajouté.

L’objectif de redressement budgétaire fixé pour 2010 est désormais d’une réduction de l’ordre de 4% du déficit, actuellement à 12,7% du PIB. "Nous voulons aller un peu plus loin que la réduction de 3,6% prévue par le projet de budget", a indiqué une source du ministère.

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