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Molenbeek (Bruxelles) : Une distribution de tract tourne à la rébellion
(Le 22 décembre 2009)

Une distribution de tract tourne à la rébellion en Belgique

Cemab.be, vendredi 18 décembre 2009

Voici le tract distribué à Molenbeek quelques heures après l’arrestation de six personnes lors d’une distribution de tract sur le marché de Molenbeek (Bruxelles) le 10 décembre 2009. Trois des personnes arrêtées sont passés devant un magistrat le vendredi 11 décembre après avoir passés une nuit dans les cellules du commissariat de Molenbeek. Ils ont été relâchés, mais ils seront poursuivis pour "outrage" et "rébellion".

Malgré quelques éclats...

Il faisait gris ce jeudi matin et chacun tentait de filer entre les gouttes sur le marché de Molenbeek. Imprévu au scénario, un groupe de personnes avait installé une table sur laquelle ils diffusaient des tracts et des affiches invitant à s’opposer à la construction d’une nouvelle prison pour sans-papiers à 15 kilomètres de Bruxelles.

Entre le marchand de chaussettes qui râlait et la balance de service qui avait appelé les flics, les quelques individus ont été sommés de s’identifier. Après une bousculade et l’appel au renfort, six des compagnons ont été arrêtés, trois d’entre eux sont encore au commissariat et passeront devant le juge d’instruction vendredi matin pour « outrage et rébellion » et participation à une soi-disant « manifestation sauvage ».

Ce qui choque ce n’est pas la brutalité des arrestations, mais la banalité des faits. Tous les jours à Molenbeek comme ailleurs la police arrête et enferme des indésirables dans des centres fermés et des prisons pour défendre les intérêts des riches et des puissants.

Leurs contrôles et leurs barreaux ne font que renforcer notre détermination.

Ci-dessous, le tract distribué ce matin :

Non au nouveau centre ferme, ni a steenokkerzeel, ni ailleurs !

La construction d’un nouveau centre fermé a commencé à Steenokkerzeel. Il viendra s’ajouter aux quatre centres fermés déjà existants, à la quarantaine de prisons et aux nombreux centres ouverts gérés par Fedasil et la Croix-Rouge. L’Etat belge complète ainsi son infrastructure, cherchant du même coup à raffiner le fonctionnement de la machine à expulser.

Sous couvert d’humanité, une immigration de plus en plus choisie est en voie de légalisation, laissant au reste des indésirables le circuit du travail au noir, tout aussi nécessaire au bon fonctionnement de l’économie. Avec ou sans papiers on se fera exploiter par un patron ‘belge’ ou ‘immigré’, tandis que les divers nationalismes et religions feront tout pour nous séparer, garantissant ainsi l’avenir radieux de ce monde de merde.

Pourtant, si l’on voit les révoltes qui éclatent depuis des années aussi bien dans les centres fermés que dans les prisons, dans la rue et les aéroports, force est de constater que la machine n’est pas si bien huilée que ça. Face à l’enfermement et à des conditions de vie qui s’apparentent souvent cruellement à celles qu’ils ont fui, de plus en plus d’indésirables prennent le chemin de la révolte.

Ainsi se sont succédées mutineries, évasions, attaques contre la police suite à des contrôles, représailles contre divers collaborateurs : ISS-Cleaning, la STIB ou encore la Banque de la Poste. Qui ne se souvient pas par exemple du beau feu de joie de l’été passé ? Le 127bis était presque entièrement parti en fumée. Et c’est justement là, à Steenokkerzeel, que l’Etat a choisi de construire son nouveau centre fermé spécialement conçu pour les récalcitrants.

L’Etat entretient un silence pesant autour de la construction de ce nouveau camp de concentration. Et pourtant les constructeurs de cette infamie - Besix, Valens, Michiels H. NV., etc. - y mettent les bouchées doubles. Alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

Sabotons la machine a expulser !
Détruisons toutes les frontières !

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