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Athènes : Un groupe anarchiste revendique l’attaque contre une grande compagnie d’assurances
(Le 29 décembre 2009)

AFP, 29/12/2009 à 08h27

Un groupe anarchiste revendique l’attentat d’Athènes

La police se déclare prudente sur l’authenticité de cette revendication. L’attaque à la bombe contre un immeuble d’une grande compagnie d’assurance grecque dimanche n’avait pas fait de victimes.

Un groupe anarchiste a revendiqué l’attentat à la bombe contre l’immeuble de la plus grande compagnie d’assurance grecque à Athènes, qui a causé dimanche soir d’importants dégâts, mais la police se montrait prudente lundi quant à l’authenticité de la revendication.

« Nous examinons la revendication, pour le moment nous sommes prudents quant à son authenticité », a déclaré lundi soir une source policière à l’AFP. Le texte, publié sur un blog se réclamant de la mouvance anarchiste, revendique l’attentat au nom de l’organisation « Conspiration des cellules de feu », auteur d’attaques contre des bureaux et domiciles de responsables politiques.

La bombe de « grande puissance » comprenant un mécanisme d’horlogerie de mise à feu a explosé tard dimanche soir, détruisant notamment le rez-de-chaussée de l’immeuble d’Ethiniki asfalistiki, une compagnie appartenant au groupe de la Banque Nationale de Grèce (BNG), la plus importante du secteur en Grèce.

Des façades des banques et de sociétés avoisinantes ont également été endommagées, selon la police. Aucune victime n’est à déplorer. Se déclarant hostiles au mode de vie occidental, les auteurs du texte de revendication indiquent avoir voulu « perturber le calme de la ville ». Plusieurs actions violentes depuis 2008

« Nous voulions causer des dégâts matériels et avons prévenu la police qu’elle devrait évacuer les lieux à temps », indique le texte. L’attentat a été commis quinze minutes après un appel téléphonique à un journal grec.

Avant cette revendication, les services antiterroristes avaient indiqué diriger leurs soupçons vers le groupe extrémiste Lutte révolutionnaire (EA), actif depuis six ans dans le pays et figurant sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

Le groupe EA avait notamment revendiqué en 2007 le tir d’une roquette contre l’ambassade des Etats Unis à Athènes. Plus d’une dizaine d’attentats à Athènes ont été commis par ce groupe, dont le dernier en date avait été perpétré en septembre contre le bâtiment de la Bourse d’Athènes, dans le centre-ville, causant également d’importants dégâts mais pas de victime.

Ce groupe a multiplié les actions violentes depuis décembre 2008, après les affrontements entre manifestants et policiers consécutifs à la mort d’un adolescent tué par un policier.

L’attentat de dimanche n’est pas le premier commis depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir. Fin octobre, le mitraillage par des inconnus d’un commissariat de police dans la banlieue nord d’Athènes, qui a blessé six jeunes policiers, avait sérieusement inquiété le ministère de l’Intérieur, d’autant plus que cet attentat n’a pas été revendiqué.

Ecartant la piste d’EA après que le groupe eut affirmé en novembre ne pas être l’auteur de l’attaque contre ce commissariat, la police soupçonne depuis « la secte des révolutionnaires », second groupe terroriste local important, apparu début 2009 et auteur des mitraillages d’un autre commissariat à Athènes et du siège d’une chaîne de télévision, qui n’ont pas fait de victime.

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