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Nice : saccages de trains en série
(Le 5 mars 2010)

Vandalisme/Nice : une mise en examen

AFP, 05/03/2010 | 19:43

Un jeune homme de vingt ans, suspecté d’avoir participé à des actions de vandalisme dans plusieurs trains en gare de Nice en janvier, a été mis en examen aujourd’hui pour "dégradations en réunion", a-t-on appris de source judiciaire. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier, un groupe de jeunes gens avait saccagé des dizaines de voitures de TER, de TGV, ou de grandes lignes à l’arrêt en gare de Nice ainsi que plusieurs véhicules stationnés à proximité de la gare.

Le préjudice sur les trains a été évalué par la SNCF à plus 500.000 euros. Les enquêteurs avaient identifié le jeune homme peu après les faits grâce à une enquête de terrain et à une bande-vidéo prise par les caméras de surveillance. Sa photo avait été diffusée aux services de police.

Originaire de la région parisienne, il vivait depuis six mois à Nice, où il a été interpellé mercredi dernier.

Au total, 15 voitures de TER et 20 voitures de TGV ou de trains grandes lignes avaient été vandalisées. 152 baies vitrées avaient été brisées, en plus de dégradations diverses à l’intérieur des trains, comme des extincteurs vidés.

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SNCF-Nice : un nouveau TER vandalisé

06 mars 2010 - presse locale

Un nouveau TER de la ligne St Raphaël-Nice a été vandalisé hier soir. Bilan des dégats matériels : 27 vitres brisées. Le vandale se serait dissimulé dans le TER en gare de St Raphaël.

Quelques heures plus tôt au tribunal, un jeune homme de 20 ans était mis en examen pour "dégradations volontaires en réunion" de sept trains dans la nuit du 23 au 24 janvier dernier. Le suspect a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Le fait qu’il ne soit pas incarcéré a provoqué l’indignation du député UMP Eric Ciotti qui réclamait des sanctions exemplaires. Le président du Conseil général soulève l’importance des dégâts. Plus de 500 000 euros selon la SNCF.

A la différence de la dernière fois, les constatations de la police scientifique et technique mettent en évidence que les dégâts ont été commis à l’intérieur du TER. Le train express régional en provenance de St Raphaël devait circuler sans passager vers le centre de maintenance de Nice. Les dégâts ont été constatés à son arrivée en gare. Le vandale serait donc monté à bord à St Raphaël et aurait commis son forfait durant le trajet.

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A Nice, le train des polémiques sécuritaires ne s’arrête pas

LE MONDE | 08.03.10 | 18h52

Les délinquants qui ont saccagé sept trains en gare de Nice, le 24 janvier, n’imaginaient pas que cet acte de vandalisme s’inscrirait dans la campagne des régionales. Si la polémique sécuritaire est un rituel de campagne, pour la première fois Eric de Montgolfier s’est invité dans le débat. Le procureur de Nice a vivement réagi à la mise en cause de la justice par Eric Ciotti, le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes.

La "non-incarcération" d’un des auteurs présumés du saccage de dizaines de voitures de TER, de TGV, ou de trains grandes lignes à l’arrêt en gare de Nice, dans la nuit du 23 au 24 janvier, pour un préjudice évalué à plus de 500 000 euros par la SNCF, a suscité la "stupéfaction" et la "colère" de M. Ciotti, dans Nice-Matin, samedi 6 mars. Un homme de 20 ans, suspecté d’avoir participé à ces actions, a été mis en examen, vendredi, pour "dégradations en réunion" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Surnommé par un militant "le plus sécuritaire d’entre nous", M. Ciotti, député, secrétaire national de l’UMP chargé des problèmes de sécurité, a saisi l’occasion. "Je peux mesurer la lassitude qui gagne les policiers qui mettent régulièrement leur vie en danger pour arrêter des malfaiteurs, face à une telle attitude. Notre pays ne pourra s’épargner un grand débat sur la réforme de la procédure pénale."

Contacté par Le Monde, M. de Montgolfier rétorque que l’on ne doit pas se servir de la justice à des fins électorales : "Nous sommes tributaires des lois votées par le Parlement, dont M. Ciotti est membre. Il sait qu’on ne peut à la fois voter la loi et lui demander de la violer. En matière de détention provisoire, quel que soit le besoin exprimé au nom de l’opinion publique, on ne peut pas s’asseoir sur la loi."

L’affaire n’en est pas restée là puisqu’un deuxième saccage ferroviaire a eu lieu. Vendredi 5, un train parti de Saint-Raphaël est arrivé en gare de Nice avec 27 vitres brisées. Le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, a demandé à la SNCF d’installer des caméras de surveillance dans les gares de son département et les trains qui y circulent, cibles du vandalisme.

Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a estimé de son côté qu’"il est du devoir de la direction de la SNCF que davantage de moyens humains et techniques soient enfin mobilisés pour éviter que de tels actes se reproduisent sur le réseau TER".

Avant d’être installées dans les gares, les caméras scrutent les rues niçoises. Ce n’est pas le fruit du hasard si Christian Estrosi, maire UMP de Nice, devait inaugurer, lundi matin, un centre ultramoderne de vidéosurveillance. Le centre de supervision urbain de nouvelle génération, qui pilote 250 caméras, en contrôlera plus de 600 d’ici à la fin 2010. Avec ces moyens, alliés à la géolocalisation des patrouilles, "Nice devient la ville la mieux équipée de France", selon le ministre de l’industrie, qui entend faire de sa cité "une ville plus sûre". M. Estrosi s’appuie sur une baisse de la délinquance de plus de 7 % de janvier 2009 à janvier 2010.

M. de Montgolfier ne critique pas cet équipement, "à condition de prendre quelques précautions afin qu’il n’y ait pas d’abus et d’erreurs". Le procureur estime cependant que seule une "présence policière dans les rues de Nice, plus que des caméras, peut décourager la délinquance".

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