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Chronologie des protestations et révoltes dans les centres de rétention italiens (novembre-décembre 2009)
(Le 31 mars 2010)

Chronologie des protestations et révoltes dans les centres italiens (novembre-décembre 2009)

4 novembre 2009, Turin : Alors que se tient une manifestation spontanée sous les murs du CIE, les reclus démolissent plusieurs chambres, et jusqu’à la cloison interne d’une salle commune, puis se barricadent dans l’une d’elles pour affronter la charge d’une centaine de flics accourus sur place. La révolte a duré six heures et le CIE de Turin compte un mur de moins.

6 novembre, Turin : Un retenu rebelle (déjà auteur de tentative d’évasion), Adel, est mis à l’isolement. Ses amis protestent en cassant toutes les vitres et en sortant les matelas dans la cour. Adel et deux autres seront amenés à la prison des Vallette mais reconduits au CIE le lendemain. Pendant la révolte, rassemblement d’une cinquantaine de compagnons dehors, et au tribunal le lendemain, avec banderole en fin d’audience.

7 novembre, Milan : Les retenus refusent de rentrer dans les chambres à une heure plus avancée que d’habitude. La police charge et les sans-papiers répondent. La révolte gagne aussi la section femmes. Les flics utilisent matraques et lacrymogènes, les reclus mettent le feu aux matelas et lancent ce qu’ils peuvent. A la fin des affrontements, quatre sans-papiers sont conduits en prison. Lors des audiences des 8 novembre et 1er décembre, où ils sont jugés pour cette révolte, de nombreux compagnons solidaires sont présents.

8 novembre, Milan : Feux d’artifices, torches et slogans sous les murs du CIE de via Corelli.

8 novembre, Brindisi Restinco : Grande évasion collective précédée d’affrontements. Un groupe de rebelles réussit à forcer les portes intérieures puis à se frayer un chemin à coups de pierres et d’objets contondants, dont un extincteur, engageant un corps à corps avec les gardes. Dix parviennent à s’enfuir, quatre sont portés en prison et beaucoup sont massacrés par les flics.

10 novembre, Milan : Nouveau rassemblement sous les murs du CIE avec pétards et feux d’artifice. Cette fois une pluie de torches finit dans la cour intérieure du centre.

11 novembre, Bologne : Projection vidéo, table de presse et exposition contre les CIE.

14 novembre, Turin : Déambulation dans les quartiers de Borgo Dora et Porta Palazzo derrière une banderole « CIE=lager. Briser les cages », accompagné de scénettes théâtrales.

14 novembre, Turin : De nombreux tags apparaissent dans l’après-midi contre les centres et ceux qui les gèrent, notamment sur les murs de la Misericordia à Collegno, de Kairòs et de la Croix-Rouge, via Bologna.

14 novembre, Milan : Manifestation de 200 personnes sous les murs de la prison San Vittore en solidarité avec les retenus de la révolte du 7 novembre enfermés là et les étudiants incarcérés les jours précédents. Musique, mégaphone, pétards et fumigènes. Le rassemblement bloque ensuite la circulation et... finit en manifestation sauvage avec slogans, tags, chants...

15 novembre, Caltanissetta (Sicile) : Une révolte explose dans le CIE de Pian del Lago après une tentative d’évasion collective manquée (à coups de table en béton contre les portes latérales du CIE), détruisant ensuite tout sur son passage et provoquant plusieurs incendies dans les chambres. Les dégâts sont énormes. Après leur tabassage par les flics et les militaires, les 94 sans-papiers seront transférés dans d’autres CIE, contribuant à libérer d’autres reclus pour leur faire de la place. Le Préfet annoncera le 24 novembre que ce centre de rétention de 40 places restera définitivement fermé.

15 novembre, Parme : Rassemblement de contre-information (tracts, exposition) contre les CIE pendant plusieurs heures.

15 novembre, Rome : Un retenu tunisien du CIE de Ponte Galeria est porté à l’hôpital Forlanini à cause de la grippe A. Là, il réussit à s’évader.

18 novembre, Turin : Une douzaine de personnes se rassemblent en faisant du bruit sous le siège de la coopérative Kairòs, impliquée dans Connecting People, gérant de nombreux centres de rétention et centres d’accueils pour réfugiés.

19 novembre, Lecce : le siège du Parti Démocrate (PD, gauche) est tagué de gigantesques « assassins » et « du fond des mers, on crie vengeance ».

20 novembre, Turin : Des compagnons occupent le hall du consulat du Maroc, situé via Belfiore, 27. Avec banderole, mégaphone, tracts, ils diffusent aussi des témoignages enregistrés en arabe de sans-papiers enfermés en centre de rétention.

21 novembre, Turin : Des compagnons interrompent un débat ennuyeux sur les immigrés de la seconde génération organisé par le Parti Démocrate (gauche) en déployant une banderole en solidarité avec les reclus en lutte dans les CIE.

21 novembre, Modène : Rassemblement sous la prison S. Anna puis sous le CIE adjacent.

25 novembre, Crotone (Calabre) : Plusieurs dizaines de sans-papiers grimpent sur le toit du CIE et lancent pierres et parties arrachées au mobilier sur les flics rassemblés en bas. Au cours de la révolte, deux flics et deux militaires seront blessés.

26 novembre, Milan : « Dans les centres de rétention, la police viole et Sodexo exploite les immigrés. Coups dans la rue, feu partout. 26/11 Sodexo incendiée rue Bernina, Milan ».

26 novembre, Turin : Dans la nuit, des inconnus allument un feu d’artifice sous le centre et saluent les reclus. Un tag sur le mur d’enceinte précise : « A Turin comme à Pian del Lago, feu aux CIE ».

26 novembre, Bologne : Rassemblement en ville (banderole, mégaphone, tracts, exposition) puis sous les murs du CIE de via Mattei.

27 novembre, Turin : Un sans-papiers se cache sur le toit du CIE pour éviter de prendre l’avion qui devait le déporter.

28 novembre, Trapani : Une dizaine de retenus en attente d’expulsion tentent de s’évader du CIE Serraino Vulpitta. Ils scient les barreaux puis descendent au premier étage à l’aide de draps. Ils sont malheureusement interceptés par les flics et les carabiniers.

30 novembre, Bari : Une bagarre éclate entre un retenu et un fonctionnaire de l’Office de l’immigration qui se mange une chaise. Lorsque les flics tentent d’arrêter le lanceur, toute la section s’interpose : vitres brisées et matelas en feu. Les militaires du Bataillon San Marco transféreront deux retenus en prison et deux autres à l’hôpital. Cependant, trois flics et deux militaires auraient aussi été blessés lors des affrontements.

11 décembre, Modène : Tentative d’évasion en défonçant le plafond d’une chambre, malheureusement éventée trop tôt.

15 décembre, Bari : Suite au tabassage d’un reclus dans le module 6 éclate une révolte. Quelques matelas sont brûlés et les vitres de la structure sont brisées. L’intervention des militaires parviendra à les isoler dans leur module avant qu’elle ne parvienne à s’étendre. Le lendemain se déroule une manifestation de solidarité dans la ville, qui retransmettra en direct des coups de téléphone de l’intérieur.

20 décembre, Turin : Rassemblement, comme tous les 3e dimanches du mois, sous les murs du CIE de corso Brunelleschi avec slogans, pétards, feux d’artifice, musique.

21 décembre, Bari : Le siège de l’association OER, qui gère le CIE de la ville, est couvert de peinture rouge et d’un tag : « complices d’un lager ». Des tracts laissés sur place précisent « L’Oer... est complice de la gestion du lager de Bari-Palese. Maintenant, le sang des migrants enfermés dans le centre de rétention coule aussi sur vos murs ».

[Traduit de l’italien. Publié dans Etrangers de partout n°2, janvier 2010, p. 20]

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