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St Gilles (Bruxelles) : Nuit d’émeute, comico attaqué, six voitures de keufs défoncées, etc
(Le 13 avril 2010)

Nuit d’émeute à Bruxelles

L’Express, publié le 13/04/2010 14:57

Des affrontements entre des jeunes de la commune bruxelloise de Saint-Gilles et les forces de l’ordre ont émaillé l’après midi de lundi ainsi qu’une partie de la nuit. A l’origine de ces échauffourées, sans doute la mort d’un truand originaire du quartier, abattu dans la matinée par la police lors d’une course poursuite.

Tout a commencé dans la matinée sur le périphérique de Bruxelles. Recherché depuis longtemps dans un dossier de grand banditisme, un homme originaire de la commune bruxelloise de Saint-Gilles était abattu par un policier alors qu’il tentait de fuir.

Quelques heures plus tard, une trentaine de jeunes, pour la plupart d’origine marocaine selon une source interne à la police de la zone Bruxelles-Midi, a vivement réagi à l’annonce du décès. Selon cette même source, ils se disaient "en deuil", ce qui corrobore la version selon laquelle un lien direct existe entre cette émeute et le décès du truand sur le périphérique. Vers 12 heures 30, ils ont jeté des projectiles sur une patrouille de police motorisée, puis caillassé les vitres du commissariat du parvis de Saint-Gilles. La police locale a été obligée d’appeler des renforts. Un hélicoptère, des policiers d’autres zones et un canon à eau ont été envoyés sur place. La situation est rentrée dans l’ordre vers 16 heures, sans qu’il y ait eu d’affrontements.

Toutefois, les forces de l’ordre sont restées sur le qui-vive. Et bien leur en a pris puisque peu après 20 heures, les troubles ont repris de plus belle. Les émeutiers, qui avaient eux aussi reçu des renforts, et étaient alors une centaine, ont brûlé des voitures, endommagé six véhicules de police, allumé des feux et déversé de l’huile dans les rues. Ils ont également lancé des cocktails Molotov, et un responsable municipal chargé de la prévention a été blessé. Vers minuit, la tension était encore vive dans les rues de la ville, et le dispositif policier toujours en place pour tenter de contenir une situation "extrêmement brutale", selon les mots d’un responsable des forces de l’ordre. Au total, la police a réalisé 70 interpellations. Le calme n’est revenu que vers 1 heure 30. Depuis 1991 et les violentes émeutes qui avaient placé la commune sous les feux des projecteurs, Saint-Gilles ne fait pourtant pas partie des zones les plus sensibles de l’agglomération de Bruxelles.

Ces débordements s’inscrivent dans un contexte de violence dans la capitale belge. Il y a quelques semaines, une mère de famille avait été abattue lors du cambriolage d’une bijouterie, ce qui avait suscité un vif émoi. Et ce lundi, deux attaques de bijouteries faisaient deux morts dans deux autres communes de la capitale.

Les événements de Saint-Gilles risquent donc de raviver le débat sur la sécurité à Bruxelles. Depuis plusieurs semaines, le président PS de la région Charles Picqué exige de nouveaux moyens policiers pour mener des actions de prévention dans les quartiers les plus difficiles. Quant au président du Sénat et maire d’Uccle - une autre commune de Bruxelles -, le libéral Armand De Decker, il réclame l’ouverture de centres avec encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

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30 arrestations à Saint-Gilles, dont 5 mineurs

Belga, 13/04/10 15h01

Une trentaine de personnes, majoritairement majeures, ont été arrêtées lundi au cours des émeutes dans la commune de Saint-Gilles, a précisé mardi Alphonse Peeters, chef de corps de la zone Midi.

Une trentaine de personnes ont été arrêtées administrativement au cours des émeutes qui ont secoué la commune de Saint-Gilles lundi après-midi et plus tard dans la soirée. Cinq d’entre elles sont mineures. Quatorze proviennent de Saint-Gilles, trois des deux autres communes de la zone de police (Forest et Anderlecht), sept de la Région Bruxelloise et une personne de Tubize.

Cinq personnes n’ont pas encore été identifiées. La police a procédé a deux arrestations judiciaires. Une personne a été mise à la disposition du parquet de Bruxelles, et l’autre relâchée.

Lundi vers 13h00, quelques jeunes ont d’abord jeté des détritus sur une voiture de police rue Dethy. Le commissariat de Saint-Gilles a ensuite été caillassé. Le calme est ensuite revenu jusqu’aux alentours de 17h30 où les forces de l’ordre ont été redéployées place de Bethléem et square Jacques Franck.

Par petits groupes, une centaine de personnes ont alors jusqu’aux alentours de 2 heures du matin endommagé une dizaine de voitures, deux d’entre elles ont été incendiées. Six voitures de police ont également été endommagées. Trois policiers ont été légèrement blessés. La police de la zone Midi a reçu les renforts des cinq zones de police de Bruxelles, de la réserve fédérale et de la police fédérale. (belga)

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Deux bijouteries braquées à Bruxelles : deux morts

RTBF, 13.04.10 - 09:46

Deux violents braquages de bijouteries ce lundi après-midi : à Ixelles, à Matongé, chaussée de Wavre, où le bijoutier est décédé et à Schaerbeek dans le quartier turc où le bijoutier a tiré sur deux voleurs qui prenaient la fuite, là le bilan est d’un mort et un blessé.

La police de la zone Bruxelles-Ixelles a interpellé deux suspects, dont un blessé, après le violent braquage commis lundi vers 13h40 à la bijouterie City Tex, à la chaussée de Wavre, sur le territoire de la commune d’Ixelles. Le gérant est décédé lors d’échanges de coups de feu et un membre de sa famille a été blessé et emmené à l’hôpital, a-t-on appris du commissaire Christian De Coninck lundi après-midi.

Un voisin, armé, serait venu prêter main forte aux victimes du braquage et des coups de feu auraient alors été tirés. La police est arrivée sur les lieux une fois la fusillade terminée et a constaté les victimes à terre dans la bijouterie. Les policiers n’ont tiré aucun coup de feu.

Un bijoutier abat deux malfrats à Schaerbeek

Nouveau braquage lundi soir : un bijoutier a fait feu sur les deux braqueurs présumés. La tentative de braquage a eu lieu vers 19h, dans une bijouterie Yelminez chaussée de Haecht, au coin de la rue Philomène.

D’après la police, c’est le joaillier qui a fait feu sur les deux braqueurs qui prenaient la fuite à bord d’un scooter. L’un d’eux est mort, l’autre grièvement blessé, mais ses jours ne sont plus en danger. Ce bijoutier aurait déjà été victime de violences auparavant.

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