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Bordeaux : triple attaque contre les traditionnalistes fachos
(Le 3 mai 2010)

Traditionalistes : la maison du président de l’école bordelaise taguée

Sud Ouest, 3 mai 2010 12h15

Des sigles nazis ont été inscrits sur la façade de la maison de Thomas Rivière. La vitrine de la librairie, rue Saint-James, a été vandalisée et un bar associatif a été tagué.

Des croix gammées et des sigles SS sur les murs inscrits à la peinture noire. C’est ce qu’a découvert samedi, sur la façade de sa maison, l’avocat Thomas Rivière, président de l’école bordelaise Saint-Projet, établissement d’enseignement catholique entièrement privé.

Il est mis en cause dans le reportage « À la droite du Père », diffusé sur France 2 mardi dernier dans l’émission « Les Infiltrés » (lire nos précédentes éditions).

Thomas Rivière, à l’origine de la création de cette école, s’estime piégé par le journaliste de l’agence de presse Capa et condamne les propos racistes et antisémites tenus par les militants du groupuscule extrémiste Dies Irae.

Trois endroits visés

Ce week-end, la tension est malgré tout montée d’un cran. La maison de Thomas Rivière donc a été taguée de sigles nazis et deux autres événements se sont produits, visant la mouvance traditionaliste.

La vitrine de la librairie de la rue Saint-James, située face à l’entrée de l’église Saint-Éloi, a également été prise pour cible et brisée par deux individus qui ont lancé des pavés, dimanche, à 3 heures du matin. Plusieurs impacts sont d’ailleurs visibles.

Les auteurs présumés ont été arrêtés par une patrouille de la brigade anti-criminalité de Bordeaux alors qu’ils s’enfuyaient, cours Victor-Hugo. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat central où ils ont été auditionnés. Il s’agit de deux Bordelais âgés de 25 et 27 ans.

Un peu plus tôt dans la nuit, le bar associatif de Dies Irae, rue de Guienne, a été lui aussi tagué. Des autocollants d’un groupe anarchiste ont aussi été apposés sur la devanture.

Pour tous ces faits, la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) a été saisie par le parquet.

Des gens connus

Les enquêteurs du Service régional de l’identité judiciaire ont effectué des opérations de police technique et scientifique. De minutieux prélèvements ont été réalisés sur les lieux pour tenter d’identifier les tagueurs qui ont semble-t-il pris beaucoup de précautions avant de se lancer, pinceau à la main.

L’enquête pourrait s’orienter vers la mouvance de gauche même si toute autre piste n’est pas exclue.

Dans le cadre de cette affaire, la PJ va travailler en étroite relation avec le service départemental d’informations générales (SDIG) et celui du Renseignement intérieur (RI).

Les investigations pourraient être menées sur différents sites du département. À Bordeaux et dans le Libournais notamment. « L’émission ’’Les Infiltrés’’ a révélé certaines choses mais ces gens-là sont connus. Il va falloir traduire dans la réalité quelque chose que les services de renseignements connaissent bien », confie un policier.

L’enquête qui ne fait que débuter devrait mettre en lumière plusieurs infractions ainsi que des délits. « Les faits au plan moral et sociétal sont graves, reconnaît une source proche de l’enquête, mais la procédure est plus complexe que cela. D’autant qu’entre la saisine des services de police judiciaire et la diffusion de l’émission, des éléments ont sûrement disparu. »

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Jet de pavés contre une librairie intégriste : deux arrestations

Le Parisien, 03.05.2010, 15h35

Deux jeunes hommes âgés de 24 et 27 ans ont reconnu être les auteurs de dégradations à la librairie des catholiques traditionalistes bordelais, une semaine après la diffusion d’un reportage sur ce milieu intégriste, dans l’émission « les Infiltrés », diffusée sur France 2. Remis en liberté ce lundi, ils seront jugés pour dégradations en réunion et rebellion, à une date qui n’a pas été précisée par le parquet de Bordeaux.

Les deux suspects avaient été interpellés dimanche après des jets de pavés sur la vitrine de la librairie traditionaliste, Saint Jacmes, établissement qui fait face à l’Eglise Saint-Eloi de l’abbé Philippe Laguérie. C’est le quotidien Sud Ouest qui a révélé l’affaire. Au cours du week-end, des croix gammées et des sigles SS ont également été inscrits à la peinture noire sur les murs de la maison d’un avocat bordelais, président de l’école hors-contrat Saint-Projet. Le bar associatif du groupuscule d’extrême droite, Dies Irae, dirigé par un ancien militant du Front national, a également fait l’objet de tags.

Chants racistes et antisémites

A Saint-Projet, le journaliste de Capa, auteur de l’émission « les Infiltrés » sur les milieux traditionalistes, a été témoin de chants et discours racistes et antisémites proférés tant par des élèves que par certains parents ou enseignants. Le reportage s’intéresse au groupuscule d’extrême droite Dies Irae, et fait un lien avec le milieu catholique intégriste, représenté à Bordeaux par l’Institut du Bon pasteur, dirigé par l’abbé Philippe Laguérie, ancien curé de l’église traditionaliste parisienne Saint-Nicolas du Chardonnet.

Une enquête ouverte après les révélations de Capa

Le parquet de Bordeaux avait ouvert le 29 avril « une enquête préliminaire » après la diffusion « dans le cadre de l’émission « les Infiltrés » du reportage intitulé « A l’extrême droite du père », révélateur d’agissements susceptibles d’incriminations pénales. Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, avait adressé mercredi un courrier au préfet de la Gironde et au recteur, après la diffusion du reportage pour leur demander des « poursuites judiciaires », « une fois les faits avérés ».

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Bordeaux, 2 mai 2010