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Rome : une semaine de révoltes dans le centre de rétention de Ponte Galeria
(Le 16 juin 2010)

Rome : une semaine de révoltes dans le centre de rétention de Ponte Galeria

[Si quelqu’un a envie de traduire...]

3/6 Cariche e pestaggi delle guardie in seguito a un’evasione esplosa al termine di una delle tante giornate d’oppressione e violenza all’interno del lager di Ponte Galeria.
Nella sezione maschile è rivolta, da questa mattina prendono fuoco lenzuola e materassi, inizia lo sciopero della fame e della sete e in serata tentano la fuga almeno 10 persone.
Quattro persone fermate durante la fuga sono state pestate violentemente ; un recluso in particolare sembra essere in condizioni gravissime. Intanto in 5 hanno conquistato la libertà.

4/6 Il giorno dopo. Ci sono 9 imputati (marocchini, algerini, egiziani e UN rumeno) portati in tribunale per la rivolta del giorno prima. Dopo l’udienza, sono tutti "liberi" e quindi torneranno al CIE in giornata. Il loro processo è stato fissato per il 22 luglio.

6/6 La vendetta delle guardie. La risposta degli sbirri non si fa attendere e nella notte tra il 5 e il 6 pensano bene di pestare diversi reclusi autori delle proteste e della rivolta. Un recluso è in infermeria con la gamba ferita, altri trasferiti non si sa dove. Da dentro fanno sapere che continuano le restrizioni : hanno tolto loro pure la possibilità di usare una specie di sevizio che distribuisce acqua, sigarette, ecc. Per protesta hanno gettato il cibo a terra nell’indifferenza del personale in servizio ; sono rimasti digiuni, viene vietato loro di uscire dalle celle con la loro rabbia compressa in spazi sovraffollati.

7/6 Alta tensione. La situazione nel Cie è molto critica : un uomo ha un piede viola - « sembra che il piede sia stato schiacciato da una macchina ». Una ragazzo ha trasportato un altro recluso sulle spalle sino all’infermeria altrimenti sarebbe stato lasciato a sé. Avvertono che la tensione è molto alta e che non ce la fanno più.

8/6 Nella notte tra il 7 e l’8 due ragazzi algerini hanno tentato di impiccarsi perché hanno saputo di una grossa deportazione prevista per l’8.
Uno dei due algerini è stato trasferito d’urgenza in ospedale con un’ambulanza, l’altro è stato visto con un lenzuolo al collo mentre lo trascinavano in infermeria con la bava alla bocca, insomma in pessime condizioni. Si teme il peggio...
La grande deportazione verso l’Algeria ha in effetti luogo e oltre ai reclusi di Ponte Galeria una decina e più sono stati trasferiti a Roma da altri Cie per questo infame viaggio.
Tutto questo mentre il lager si affolla di sbirri che con ulteriori quattro volanti controllano la situazione. Dal maschile affermano che sembra di stare in una caserma. I reclusi raccontano che la tensione e molto alta e che non ce la fanno più : la vita a Ponte Galeria - affermano - è peggio della schiavitù.

14/6 Ennesimo tentato suicidio, un ragazzo algerino che è salito sopra le sbarre della cella tagliandosi in diverse parti del corpo, tra cui la gola, ha poi tentato d’impiccarsi.
Verso le 22.00 un folto gruppo di reclusi del maschile sale sui tetti per protesta : dicono di essere a un passo dalla libertà, ma il Cie si riempie di polizia e carabinieri con varie camionette e vengono fatti scendere.
Intanto una trentina di solidali si ritrova davanti al Cie : con cori e urla e molto rumore si fa sentire dai reclusi facendo riecheggiare la parola libertà al di sopra delle infami mura dell’oppressione.

Solidarietà con i reclusi del Cie di Ponte Galeria 16 Giugno, 2010 - 21:00 p.zza dell’Immacolata (San Lorenzo)

facciamo sentire la nostra solidarietà !

CONCENTRAMENTO MERCOLEDÌ 16 GIUGNO 2010 ORE 21.00 IN VIA TIBURTINA, DAVANTI ALL’INGRESSO DEL PARCO DEI CADUTI DEL 19 LUGLIO 1943 (San Lorenzo)

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Communiqué des détenus du centre de rétention de Ponte Galeria à Rome

Indy Paris, samedi 12 juin 2010

À toutes les personnes qui vivent dans ce pays, À tous ceux qui croient les journaux et la télévision.

Ici, ils nous donnent de la nourriture avariée à manger, les cellules où nous dormons ont de vieux matelas et nous choisissons donc de dormir par terre. Quelques-uns d’entre nous ont la gale et la douche et les toilettes ne fonctionnent pas. Le papier toilette est distribué seulement deux jours par semaine, et ceux qui font le ménage dans le centre ne font rien et laissent sales les lieux où nous sommes contraints de vivre.

La rivière proche du parking en dehors du centre est pleine de grenouilles et de moustiques qui nous dérangent beaucoup toute la journée ; on nous promet de résoudre le problème, mais il continue chaque jour.

Il y a des détenus qui viennent des autres CIE (centres d’identification et d’expulsion) et aussi des prisons, qui ont été habitués à prendre leur « thérapie », mais ici, ils nous donnent des somnifères et des tranquillisants pour nous faire dormir toute la journée.

Quand nous demandons d’aller à l’infirmerie parce que nous sommes malades, l’Auxilium (gérant du centre qui a pris la place de la Croix Rouge) nous contraint à attendre, et si nous insistons, une bande de 8 ou 9 policiers nous enferment dans une pièce menottés, se mettent les gants et nous tabassent fort.

Pour se raser, tu dois faire une demande et tu dois attendre, un jour par semaine la barbe et un jour les cheveux. Nous ne pouvons pas avoir de lames de rasoir.

Ils nous appellent hôtes, mais nous sommes détenus.

Ce que nous nous demandons est pourquoi après la prison, nous devons aller dans ces centres, et pourquoi, après que nous avons terminé notre peine de prison, nous devons passer 6 mois dans ces lieux sans savoir pourquoi. Ne nous ont-ils pas déjà identifiés en prison ? Pourquoi une autre condamnation de 6 mois ?

Nous tous ne sommes pas d’accord avec cette loi, 6 mois, c’est beaucoup, et nous ne sommes tout de même pas des animaux. C’est pour ça que tous ceux qui sont ici ont fait la grève de la faim, et alors, le soir du 3 juin a commencé comme ça :

Ils nous ont dit : « si tu manges pas, tu ne prends pas de cure », mais ici, il y a des personnes qui ont des maladies graves, comme le diabète, et s’ils ne mangent pas et ne reçoivent pas leur cure, ils meurent.

L’un d’entre nous est allé parler avec eux, et ils l’ont emmené dans une pièce à côté de l’infirmerie où il n’y a pas de caméras, et ils l’ont tabassé. Ainsi les gens ont commencé à hurler de le laisser tranquille. À ce moment-là, environ 50 policiers sont entrés avec leur matériel et un objet électrique qui quand il touche les personnes, les personnes tombent.

Les gardes se sont tous déplacés sur les toits à côté de la caserne des carabiniers qui se trouvent à l’intérieur du centre, à gauche du terrain de foot. 50 autres policiers sont entrés de l’autre côté.

Quand nous avons vu les policiers, les carabiniers, les militaires, les policiers de la Finanza (autre corps de police italienne) et l’équipe d’intervention mobile du bureau des étrangers (les plus infâmes) sur les toits, l’un d’entre nous a essayé de comprendre pourquoi ils étaient en train de tabasser le garçon dans la pièce sans caméras. « Vas-t’en dégueulasse » a répondu un policier. À ce moment-là, nous sommes tous montés sur les grillages et les portails et quelqu’un a incendié un matelas, et donc les policiers ont eu peur et ils sont allés dehors pour rattraper quelqu’un qui s’échappait.

À partir de cet instant-là, ils ne nous ont plus donné ni à manger ni de médicaments pendant deux jours.

Nous avons pris un vieux robinet et nous avons défoncé la porte pour sortir, et quand la police a vu que la porte était ouverte, ils ont pris leurs casques et leurs matraques et ils ont tabassé le plus jeune du centre, un Égyptien. Ils l’ont fait tomber et ils nous ont tous tabassés, même avec des gaz. Ils ont cassé la jambe à un Algérien et ils ont emmené une personne âgée dont la famille et les enfants ont grandi à Rome, et après ils ont lancé des gaz lacrymogènes. Ils ont dit que nous avions voulu faire de la fumée pour ne pas être vus par les caméras. C’est ça que les journaux ont écrit.

Nous étions 25, et certains sortaient de la mosquée loin du bordel, mais samedi, les journaux ont écrit que tout avait été organisé dans la mosquée, et maintenant, ils veulent la fermer. Mais s’ils fermaient la mosquée, il y aurait encore du bordel.

Nous venons de pays pauvres, de pays en guerre, et certains d’entre nous ont vu leur famille se faire tuer devant leurs yeux. Certains ont fui pour voir le monde, et ils ont vu seulement des grilles et des grandes portes fermées.

Nous voulons travailler pour aider nos familles, mais la loi est un peu dure et ils nous mettent dans ces centres. Quand nous arrivons pour la première fois, nous ne savons même pas comment est l’Europe. Certains d’entre nous ont été emmenés ici directement de la mer, et n’ont jamais vu l’Italie.

La pire des choses, c’est de sortir de prison et d’être mis dans les centres pour encore 6 mois.

Nous ne sommes pas venus pour créer des problèmes, seulement pour travailler et avoir une vie différente, pourquoi ne pouvons-nous pas avoir une vie comme tout le monde ?

Sans argent, nous ne pouvons pas vivre et nous n’avons pas étudié parce que le premier grand problème, c’est la pauvreté. Il y a des gens qui ont peur des peines et des problèmes dans leur propre pays.

La loi qu’ils ont faite n’est pas juste, et ce sont ces choses qui te font haïr l’Italie. Si quelqu’un n’est jamais allé en prison dans son pays, il y est déjà allé en Italie. Nous voulons avoir une vie normale et aider nos familles qui nous attendent.

Nous espérons que vous pouvez comprendre ces choses, qui sont vraiment honteuses.

Un groupe de détenus de Ponte Galeria.

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