Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Lucca (Italie) - Leo condamné à 6 ans pour braquage, mais sans la finalité terroriste
(Le 22 juillet 2010)

Italie - Leonardo Landi condamné à 6 ans de prison

Informa-azione, Gio, 22/07/2010

Hier 20 juillet 2010 s’est déroulée à Lucca la dernière audience du procès contre Leo [anarchiste arrêté le 4 novembre 2009 après un an et demi de clandestinité, il est accusé du braquage d’une Poste en juin 2007... et à finalité terroriste (l’auto-financement). Dans cette même instruction, Francesco Goia et Daniele Casalini ont déjà été condamnés à 4 ans ferme en octobre 2009].

Le parquet avait requis 6 ans pour braquage, avec l’aggravation de terrorisme, la cour n’a pas retenu cette dernière circonstance aggravante, mais a quand même confirmé la condamnation à 6 ans de réclusion.

Un long procès, une sentence déjà écrite, non seulement par les cinq minutes de chambre du conseil qui sont tout acquis aux juges pour décider, mais aussi par le climat répressif qui sévit particulièrement en Toscane depuis plusieurs années et pour la tendance plus générale qui voit le pouvoir s’imposer toujours plus dans la tentative d’éliminer tous les ennemis qui plus ou moins consciemment lui font obstacle.

Cela nous fout inévitablement en colère de savoir que Leo restera encore en taule, il n’est pas étonnant qu’ils aient voulu lui faire payer le fait d’être anarchiste, d’avoir toujours porté ses idées la tête haute, mené les luttes avec détermination, et mis en pratique son amour de la liberté.

Très souvent nous nous sommes trouvés à parler et à nous occuper de répression, même lorsque nous aurions préféré consacrer toutes les énergies aux luttes sans poursuivre les rythmes qui nous étaient imposés.

Ces années nous ont toutefois beaucoup fait réfléchir à quel point était et est fondamentale une solidarité active et concrète aux compagnons et compagnes, d’autant plus lorsqu’ils sont enfermé-es.

C’est à eux, en fait, qu’on fait payer le prix d’une guerre déclarée contre une réalité inacceptable. Nous, à leurs côtés, continuons à préférer l’attaque contre l’ennemi aux lamentations sur ses saloperies. Nous préférons ne pas rester impuissants en face des obstacles que nous rencontrons sur notre parcours, mais chercher le moyen de les franchir.

La liberté ne se mendie pas, elle se conquiert !
Quand ils s’en prennent à l’un d’entre nous, ils s’en prennent à tous !
La colère ne s’apaise pas, les pensées et le coeur avec Leo.

Anarchiche e anarchici di via del cuore

Suivant
Imprimer l'article