Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Perpignan : des BAC attaqués par les habitants du quartier
(Le 12 août 2010)

Perpignan : un mois ferme pour des violences contre les policiers

Le Parisien, 13.08.2010, 09h02

Deux jeunes hommes ont été condamnés jeudi à six et cinq mois de prison, dont un mois ferme chacun, pour leur implication dans des violences contre des policiers, roués de coups cette semaine après avoir été pris à partie par des dizaines d’habitants d’une cité sensible de Perpignan. Une jeune femme de 25 ans, jugée pour outrage et rébellion, a, elle, été condamnée à trois mois de prison avec sursis.

Ses deux co-prévenus de 21 et 25 ans étaient jugés pour outrage et rébellion pour l’un et pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique pour l’autre, après cette intervention policière de routine qui a mal tourné lundi soir dans la cité Diaz.

Mais les trois jeunes gens sont repartis libres du tribunal car aucun mandat de dépôt n’a été délivré contre eux, « dans un esprit apaisé et apaisant » selon les mots du président Jean-Luc Dooms. Le ministère public avait requis davantage d’emprisonnement ferme contre les trois prévenus. S’ils étaient connus de la police, un seul des trois a déjà été condamné, quand il était mineur. Mais le parquet les a décrits, pour au moins deux d’entre eux, comme des gens plutôt insérés socialement.

Ces derniers ont quant à eux contesté avoir frappé les trois policiers quand ceux-ci se sont retrouvés entourés par des dizaines de résidents d’un quartier difficile, dans une ville qui retient l’attention du gouvernement et a reçu samedi la visite du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

Un contrôle qui dégénère

Les trois fonctionnaires de la BAC (brigade anti-criminalité), dont une femme, venaient de procéder aux constatations après un cambriolage dans un local commun de la cité. Avant de repartir, ils contrôlaient l’identité d’individus se trouvant à proximité. Le temps des vérifications, une jeune femme fait irruption au volant de sa voiture et la stationne juste derrière le véhicule banalisé de la BAC, empêchant les policiers de partir. Elle a réfuté s’être garée là délibérément pour venir en aide à son ami. Elle a assuré qu’elle stationnait là tous les soirs, devant le garage d’un membre de sa famille et ignorer avoir affaire à une voiture de police puisque les policiers sont intervenus en véhicule banalisé.

Les policiers, porteurs d’un brassard, se seraient identifiés et lui aurait demandé de bouger sa voiture. Elle aurait refusé, et le ton serait monté. Les policiers auraient alors entrepris de l’interpeller. Elle se serait rebellée, rameutant le voisinage. Rapidement, les policiers se sont retrouvés encerclés par les habitants du quartier. Les insultes ont fusé et les coups sont partis.

La policière a reçu un coup de poing à la face. Les policiers souffrent de lésions aux bras et aux mains. « Ils se sont vus prescrire une ITT de 8 jours chacun et ont déposé plainte », a expliqué le procureur Bruno Albouy au quotidien L’indépendant.

Hortefeux à Perpignan samedi

Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol (UMP) comptait fin juillet au nombre des élus des Pyrénées-Orientales reçus par le ministre de l’Intérieur. Ils lui avaient fait part des inquiétudes des habitants devant une multiplication d’incivilités et d’incidents urbains.

M. Hortefeux était samedi à Perpignan. Il a annoncé à cette occasion la mise en place d’une Unité territoriale de quartier (UTeQ) pour « sécuriser le centre ville ». Elle sera la 35ème de France et la première créée après l’annonce, le 24 juin, du quasi-doublement de ces unités. Une trentaine d’opérations policières « coup de poing » sont prévues en août dans cette ville de 100 000 habitants, à la cité Diaz et ailleurs.

Suivant
Imprimer l'article