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Espagne : grève générale et gros affrontements à Barcelone
(Le 30 septembre 2010)

Grève générale en Espagne : les syndicats saluent "un succès démocratique"

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.10 | 21h36

Piquets devant les usines, files d’attente aux arrêts de bus, kiosques vides faute de journaux : l’Espagne a vécu au ralenti, mercredi, la première grève générale de l’ère Zapatero. Les syndicats se sont empressés de saluer l’importance de la mobilisation, contrebalançant les appels au calme du gouvernement.

Pour le secrétaire général de l’UGT (Union générale des travailleurs), Candido Mendez, la grève contre une réforme du marché du travail déjà en vigueur a été "un succès de participation et un succès démocratique", et elle devrait entraîner "une rectification en profondeur de la politique du gouvernement". D’après l’organisation syndicale, la grève était suivie "à plus de 70 %" et par plus de dix millions de salariés dans le pays, voire à 100 % dans des secteurs comme la sidérurgie, l’énergie et les services de propreté.

De son côté, le gouvernement a assuré de "l’absolue normalité" de la journée avec des services minimum respectés, tout en cherchant à jouer la modération avec les syndicats. "Je salue la responsabilité avec laquelle la grève est suivie", a déclaré le ministre du travail, Celestino Corbacho, relevant que les services minimum étaient respectés à 98 %. Les centrales CCOO (Confédération syndicale des commissions ouvrières) et UGT avaient accepté de garantir, pour la première fois, des services minimum dans les transports, avec par exemple au moins 20 % des vols internationaux et 25 % des trains de banlieue.

Dans l’ensemble du pays, plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées lors des heurts entre policiers et grévistes aux abords d’usines, et la police a procédé à une soixantaine d’arrestations. A Barcelone, des affrontements ont eu lieu entre policiers et militants d’extrême gauche "anti-système" en marge de la grève.


Scènes de violence urbaine inédites à Barcelone

La Clau, Mercredi 29.9.2010. 22:30h

De graves dégâts graves provoqués par des militants anti-système ont illustré les revendications sociales de cette journée de mercredi, à l’occasion de la manifestation organisée à Barcelone dans le cadre de la grève générale espagnole. Les émeutes, qui débuté dans l’après-midi, ont consisté en une destruction massive de mobilier urbain, le saccage de plusieurs commerces, le montage de nombreuses barricades constituées de conteneurs enflammés et l’incendie d’un immeuble, dans le centre historique. Le métro de la Place de Catalogne a dû être fermé face aux dangers potentiels, et une cinquantaine de vélos en location "Bicing" ont été vandalisés. Alors que 400.000 personnes, selon les syndicats, 140.000 selon la police municipale, manifestaient contre la réforme du travail voulue par le gouvernement Zapatero, plusieurs groupes organisés ont déclenché une chaîne de violence inédite. Ces émeutes se sont soldées par un total de 57 blessés légers, dont 28 agents de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, et 33 arrestation. A l’issue de cette journée, les syndicats et les partis Gauche Républicaine de Catalogne, ainsi que les post-communistes Initiative pour la Catalogne-Les Verts, ont exigé à M. Zapatero de "revoir" sa politique.

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Barcelone, 29 septembre 2010